PASSAGE CHOISEUL
éMon pieux et savant ami,
éMOD^SIEVR^ VcA'B'BÊ 'BOUQUET
(Aumônier du Lycée Saint-Louis, .
Trofesseur honoraire de la Faculté de Théologie,
In Christo Patri, Filius.
Préface
Préface
ANS le cours de Vannée dernière, après une série de graves accidents de santé qui me mirent, à deux reprises, en danger de mort, je suis revenu aux pratiques de la religion catholique que j'avais abandonnées depuis ma lointaine adolescence.
Je publiais alors dans une feuille parisienne un article hebdomadaire, où. je parlais selon ma fantaisie des sujets les plus divers. Tendant ma longue
maladie et malgré de cruelles souffrances, je n'inrer. rompis cependant pas ma collaboration au Journal, et la plupart de mes chroniques datées de iSç/ furent écrites par moi d'une main fiévreuse, un coude dans l'oreiller, et en gardant la pose inconfortable d'un grabataire garrotté de bandages comme une momie de l'antique Egypte,
Or, la bienveillance du public pour ces articles était due bien moins à leur mérite — en admettant qu'ils en eussent le moins du monde — qu'à leur sincérité. J'y disais, depuis cinq années, tout ce que je pensais, tout ce que je sentais, avec une franchise absolue et que mes amis trouvaient même parfois téméraire. L'influence des nouveaux sentiments qui atteignirent mon cœur au moment le plus critique de ma maladie, et qui, depuis lors, l'ont tout à fait pénétré, ne pouvait donc manquer de se faire sentir dans ces libres écrits.
Quelques personnes, dont l'avis m'est très précieux, me conseillent aujourd'hui de réunir les pages où j'ai confié à mes lecteurs mon retour vers Dieu. De là, ce petit livre, oîi l'on voudra bien ne chercher
ni plan ni composition, car il n'est qu'un recueil d'articles de journal^ mais qui éveillera, je l'espère, un peu de sympathie dans les âmes chrétiennes et ne sera peut-être pas inutile à ceux-là — ils sont nombreux — qui, ayant laissé se dissiper les croyances de leurs jeunes années, les regrettent vers la fin de la vie, sans avoir pourtant le courage de demander à Vieu de leur rendre cette force intérieure.
C'est spécialement à l'intention de ces esprits troublés, pour qui le doute n'est pas le mol oreiller dont parle cMontaigne, et qui s'arrêtent, pour ainsi dire, au bord de la foi, que je place, au début de ce livre, le simple récit de la révolution morale qui vient de s'accomplir en moi-même. Longtemps j'ai été comme eux et j'ai souffert du même malaise. Je leur offre le remède qui m'a guéri.
Je fus élevé chrétiennement et, après ma première communion, j'ai accompli mes devoirs religieux, pendant plusieurs années, avec une naïve ferveur. Ce jurent, je le dis franchement, la crise de l'adolescence et la honte de certains aveux qui me firent renoncer
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à mes habitudes de piété. 'Bien des hommes qui sont dans ce cas conviendraient, s'ils étaient sincères, que ce qui les éloigna d'abord de la religion, ce fut la règle sévère quelle impose à tous au point de vue des sens, et qu'ils n'ont demandé que plus tard, à la raison et à la science, des arguments métaphysiques qui leur permettent de ne plus se gêner. Tour moi, du moins, les choses se passèrent ainsi. Je cessai de pratiquer par mauvaise vergogne, et tout le mal vint de cette première faute contre l'humilité qui m'apparatt décidément comme la plus nécessaire de toutes les vertus.
Ce pas franchi, je ne devais pas manquer de lire en chemin bien des livres, d'entendre bien des paroles, et de voir bien des exemples destinés à me convaincre que rien n'est plus légitime chei l'homme que d'obéir à son orgueil et à sa sensualité ; et je devins très vite à peu près indifférent àtoute préoccupation religieuse, ^on cas, on le voit, est très banal. Ce fin la vulgaire désertion du soldat las de la discipline. Je ne haïssais certes pas le drapeau sous lequel j'avais servi; je l'avais fui et je l'oubliais, voilà tout.
PRéFACB
c4ujour£hui que fai retrouvé la foi, je me demanie même si je V ai jamais absolument perdue. On peut rencontrer dans mes écrits quelques rares pages — que je renie et déteste — oii j'ai parlé des choses religieuses avec une sotte légèreté, parfois même avec la plus coupable audace; on y chercherait en vain un blasphème.
Quand, par hasard, j'entrais dans une église, le respect m'attendait sur le seuil et m'accompagnait devant VauteL Toujours les cérémonies du culte m'émurent par leur vénérable caractère d'antiquité, leur pompe harmonieuse, leur solennelle et pénétrante poésie. Jamais je nai trempé mon doigt dans Veau froide des bénitiers sans tressaillir d'un singulier frisson qui était peut-être celui du remords.
Oui, plus j'y songe, plus je crois qu'un peu de foi chrétienne sommeilla toujours au fond de mon cœur. Il y en avait sans doute quelque trace dans la résignation avec laquelle j'ai toujours accepté les disgrâces de la vie. Depuis longtemps, il est vrai, on me range parmi ceux qu'on est convenu d'appeler les heureux; mais ma jeunesse fut très dure. J'ai connu
LA BONNE SOUFFRANCB
la pauvreté, presque la misère, sans parler de pires chagrins. Jamais je n'ai jeté un cri de révolte.
Beat! mites, a dit tN^tre Seigneur sur la montagne. J'ai eu ce bonheur, en effet, que sur le soir de mes jours, quand reparut la souffrance, et bien que f eusse très mal usé, aux heures prospères, des faveurs dont /avais été comblé. Dieu a laissé tomber sur moi un rayon de sa miséricorde et m'a rendu les consolations de la prière et de la foi.
Cette conversion — pour l'appeler comme il convient — fut rapide, sans doute, mais non pas tout à fait soudaine ni accompagnée de circonstances extraordinaires. Cependant je dois l'attribuer à la grâce divine; car, lorsque je compare mon état moral à celui dans lequel je me trouvais il y a seulement quelques mois, je demeure stupéfait devant un pareil changement et il me semble miraculeux. Le bienfait que j' en recueille est à la portée de tous. Tour l'obtenir, il suffit de le demander avec un cœur humble et soumis.
'Bien que je ne sois qu'un poète, un écrivain, et que ma vie intellectuelle ait été remplie presque tout entière par le travail littéraire et le souci de mon art,
jUtais parfois tourmenté, comme tout homme qui pense, par Veffrayant mystère qui nous environne et je me demandais : « Tourquoi la vie ? Tourquoi la ^ mort ? ï> ^r surtout : € "Pourquoi la douleur ? Tourquoi les larmes ? y> En présence de ces redoutables 1 problèmes, Vesprit humain, on le sait, n'a trouvé que l des solutions incertaines et d*a illeurs contradictoires . cAucune ne me satisfaisait. Celles qui écartent la croyance en un Dieu qui nous voit et nous juge et en notre responsabilité au delà de cette vie, me répugnaient tout particulièrement, Devant le spectacle de tant d'injustices, la supposition que le bien et le mal accompli par l'homme n'auraient de conséquences qu'en ce monde, me paraissait tout à fait absurde.
En d'autres termes. J'ai toujours eu le besoin de Dieu,
Croire en Vieu et en une âme responsable, ce n'est évidemment, comme vie intérieure, qu'un minimum. Si froid et si médiocre que soit, à ce degré, le sen^ timent religieux, il suffit cependant pour maintenir beaucoup d'hommes dans leurs devoirs évidents. éMais vivre selon t honneur, le beau mérite, quand on est
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fils d'honnêtes gens et quon n*a eu, sous ses yeux d'enfant, que de bons exemples. cMa conscience — surtout depuis quelques années — devenait plus exigeante. Chaque fois quil rn arrivait de songer à mes fins dernières et d'essayer de me juger comme, un jour, 'Dieu me jugerait, je n'étais pas content de moi. Quand je récapitulais mon passé, j'avais souvent à rougir, et je sentais peser sur moi le lourd fardeau de mes fautes. Tar faiblesse, par lâcheté, je ne réformais pas ma conduite; mais il faut croire, je le répète, qu'il y avait en moi un fond de chrétien, car je faisais souvent^ par la pensée, une sorte d'acte de contrition, et qu'il y avait aussi un fond de catholique, car toute mort m' apparaissait épouvantable, qui n'était pas précédée d'un aveu et d'un pardon.
Le Dieu d'indulgence et de bonté me réservait mieux qu'un hâtif et tremblant repentir in extremis.
c/iu mois de janvier i8çy, pendant un séjour à Tau, où, souffrant depuis plusieurs mois déjà, j'avais fui l'hiver, je dus brusquement faire venir de Taris mon chirurgien et subir une redoutable opération. Je me rendis alors parfaitement compte du danger qui
me menaçait, je priai même V excellente sœur domini-^ caine qui veillait près de mon lit — et à qui j'ai donné un souvenir dans ce livre — de m'aller chercher un confesseur, au cas où mon état s'aggraverait, zMais mon ami le docteur Vuchastelet me sauva la vie une première fois, et je ne pensai plus qua la prompte et complète guérison qui m'était promise.
V avertissement était clair; mais il ne fut pas entendu; et je frémis aujourd'hui en me rappelant ma coupable indifférence et ma folle légèreté. J'ai voulu du reste montrer combien l'oubli de toute idée religieuse était encore profond dans mon âme à cette époque, en plaçant dans ce volume les pages intitulées Cloches et Lilas. Quand je les écrivis, fêtais revenu à Taris depuis plusieurs semaines, mais j'éprouvais encore la langueur de la convalescence. On verra, en les lisant, que, le jour de Tâques de l'année dernière, je pouvais passer près d'une église sans avoir même le désir d'y entrer, moi qui devais, l'année suivante, à la même époque, communier humblement, comme c'est le devoir de tout chrétien.
L'amélioration de mon état physique fut de courte
durée, oiu commencement du mois de juin, une nouvelle intervention du bistouri, plus rigoureuse que la première, m*arrêta encore une fois au seuil de la mort. Cette rechute me condamnait à garder une douloureuse immobilité, et pour de longs jours. Il y en eut de terribles, oilors seulement mon esprit se tourna vers les pensées graves. cM' étant jugé avec une sévérité scrupuleuse, je me dégoûtai^ je me fis horreur, — et, cette fois, le prêtre vint, — celui à qui ce petit livre est dédié.
Je le connaissais depuis longtemps, mais peu. En le rencontrant chei des amis, j'avais seulement été charmé par son exquise douceur et sa rare distinction d'esprit. Il est à présent l'un des hommes que faime le plus au monde, mon cher conseiller, V intime visiteur de mon âme et mon père en Jésus-Christ. Je me confessai dans les larmes du repentir le plus sincère, je reçus l'absolution avec un soulagement ineffable. t^Mais quand l'abbé parla de m' apporter l'Eucharistie, j'hésitai, plein de trouble, ne me sentant pas digne du sacrement. Le danger de mort n était pas imminent. L'homme de Dieu n'insista pas:
« Triei seulement, me dit-il, et lise\ l'Évangile, » Tendant des semaines et des mois passes au lit et à la chambre, j'ai donc vécu avec l'Évangile; et, peu à peu, chaque ligne du livre saint est devenue vivante pour moi et m'a affirmé quelle disait la vérité. Oui, dans tous les mots de l'Évangile, j'ai vu briller la vérité comme une étoile, je l'ai sentie palpiter comme un cœur. Comment ne croirais-je pas désormais aux miracles et aux mystères, quand vient de s'accomplir en moi une transformation si profonde et si mysté^ rieuse ? Car mon âme était aveugle à la lumière de la foi, et elle la voit maintenant dans toute sa splendeur; elle était sourde au Verbe de Dieu, et elle l'entend aujourd'hui dans sa persuasive suavité; elle était paralysée par l'indifférence, et elle s'élève à présent vers le ciel de tout son essor; et les démons impurs qui la troublaient et la possédaient en sont à jamais chassés!
Vous hausseï les épaules, orgueilleux bouffis de vaine science. Que m'importe ? Je ne vous demanderai même pas de m'expliquer comment la parole d'un humble artisan de Galilée, confiée par lui à quelques
pauvres gens avec Tordre de Venseigner à toutes les nations, retentit victorieusement encore, après dixneuf siècles, partout oîi V homme n est plus un barbare. Tout ce que je sais, cest que cette même parole, écoutée et comprise par moi en des heures cruelles, eut cette prodigieuse vertu de me faire aimer ma souffrance. Je sors de mon épreuve physiquement diminué et destiné à subir, probablement jusquà la fin, l'esclavage d'une infirmité fort pénible. Cependant, parce que j'ai lu et médité V Évangile, mon cœur est non seulement résigné, mais rempli de calme et de courage. Il n^y a pas deux ans, ayant encore quelque santé, mais éprouvant déjà les premières atteintes de l'âge, je voyais arriver avec épouvante la vieillesse, la solitaire vieillesse, avec son cortège de tristesses, de dégoûts et de regrets, oiujourd'hui quelle m'accable prématurément, je l'accueille avec fermeté, que dis-je, presque avec joie, car si je n'appelle pas les douleurs et la mort, du moins je ne les crains plus, ayant appris dans l'Évangile l'art de souff'rir et de mourir.
Si j'ai fait un peu de bien au cours de ma vie, —
PRÉFACE If
car, en somme, je ne fus pas un méchant, — Vleu m'en a récompensé avec une générosité magnifique en épargnant en moi ce germe d'innocence et de naïveté que fy sens aujourd'hui refleurir. C'est ce qui m'a permis de lire et de relire l' Évangile comme il doit être lu, c'est-à-dire avec l'intelligence du cœur, mente cordis sui, selon l'expression de saint Luc. oAyant à recommencer toute mon éducation religieuse, certes, j'ai fait, chaque jour, depuis près d'un an, bien d'autres belles et substantielles lectures, et les saints et les docteurs ont soulevé devant moi le voile des mystères et en ont éclairé les profondeurs avec le double flambeau de la science et de la raison. c4 coup sûr, ces études m'ont été très utiles, très précieuses, non moins qut les enseignements du bon et savant prêtre qui voulait bien me rappeler les vérités éternelles. Cependant, je dois en convenir, je n'ai pas la tête théologique. Modeste ignorant, je n'ai pas même essayé de percer les obscurités du dogme, et j'ai surtout relu l'Évangile, en priant Dieu avec ardeur de me donner la soumission des pauvres en esprit. Je me suis rendu pareil à ces petits enfants que C^otre Seigneur voulait qu'on
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laissât venir à lui, et devant lesquels il a dit que le royaume des deux est pour ceux qui leur ressemblent, fai écouté le Verbe divin avec autant de simplicité que les pêcheurs du lac de Tibériade, à qui Jésus parlait sur les flots, assis à la proue d'une barque. Un impérieux désir me poussait vers Dieu. Je n'ai pas résisté, je me suis laissé guider; en un mot, j'ai obéi, et je goûte aujourd'hui les délices de l'obéissance.
Ce fut vers la fin d'octobre, aux approches de la si touchante fête de la Commémoration des zMorts, que fut définitivement scellée ma réconciliation avec Dieu. Tlein de foi et de soumission, je reçus alors la sainte Eucharistie, en associant à ce grand acte le souvenir des ckers disparus qui m'attendent dans la vie éternelle,
« zMais, depuis votre conversion, rien en vous ne semble changé, » me disent quelques-uns avec un sourire incrédule.
Ils ne font que prouver ainsi, une fois de plus, combien l'homme est impénétrable à l'homme; car je sais bien, moi, que je suis devenu tout autre. Il est clair que le fait de dire mes prières matin et soir.
d'aller à V église les dimanches et les jours défère et d'accomplir mes devoirs religieux n'a pas sensiblement modifié ma vie apparente. Évidemment on ne lit sur mon front ni les réformes que j'ai pu accomplir dans mes actions et dans mes pensées, ni la résistance que J'oppose maintenant à des tentations auxquelles /'aurais cédé Jadis. C'est pourtant l'exacte vérité.
Quon ne me trouve pas changé, je ne m'en étonne point, après tout; car mes progrès dans la vie chrétienne, c'est-à-dire vers la perfection morale, sont encore bien faibles. Cependant Je suis devenu pour moimême aussi sévère que possible; ceux que j'aimais, je les aime mieux et autrement que naguère, et Je fais de constants efforts pour devenir plus charitable et meilleur. Oui, malgré de trop nombreuses défaillances dans ma conduite et — ce dont je m'accuse avec encore plus de douleur — malgré quelques derniers accès de doute et de sécheresse de cœur, Je me déplais moins qu'autrefois et, très souvent, quand je songe aux jours attristés qui me restent à vivre et à la mort qui s'approche. J'éprouve un sentiment de douceur qui me surprend moi-même.
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Cette paix de rame ne s'obtient que par F admirable discipline de la religion, par l'examen de conscience, par la prière, oiussi nai-je plus de meilleurs instants que ceux où je m'adresse à Dieu, en lui offrant le repentir de mes fautes passées et toute ma bonne volonté pour l'avenir, et où je lui demande cette paix qu'il nous a promise dans Vautre vie et dont sa grâce nous donne, en ce monde, le délicieux pressentiment. Oui, il n'y a de vraiment belle que l'heure où l'on prie, où l'on se met en présence de Dieu. Cent fois bénie soit donc la souffrance qui m'a ramené vers lui. Car je le connais à présent, l'Inconnaissable! L'Évangile me Va révélé. Il est le Tère, il est mon père! Je puis lui parler avec abandon et il m' écoute avec tendresse I
Les feuilles éparses que je réunis aujourd'hui et qui, encore une fois, ne méritent pas le nom de livre, ont été écrites par moi vendant la crise d'âme que je viens de raconter sommairement. c4u cours de leur publication dans la presse, leur accent de sincérité a déjà, je le sais, touché plus d'un cœur et ramené vers la Croix quelques âmes qui s'en étaient depuis long-
temps éloignées, fen ai été très doucement fier , mais non pas surpris; car beaucoup d'esprits, extrêmement dégoûtés par le matérialisme triomphant et déçus par tant d'autres doctrines philosophiques, qui peuvent contenir une part de sagesse et de vérité, mais dont la meilleure n'est bonne que pour une imperceptible élite, sont attirés, à l'heure présente, vers les bras ouverts du Crucifix. La plupart, cependant, retenus par un reste de mauvais orgueil, s'arrêtent encore sur le seuil de l'Église, Tuissent-ils voir dans ces pages combien je suis heureux de l'avoir franchi, et puissent quelques-uns de ces hésitants être entraînés par mon exemple et par mon acte de foi.