‹ La bonne souffranceChapitre 29 sur 32 · IZ · texte numérisé non relu

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premier appel, il prenait son vieux manteau de voyage, pour aller dans une province lointaine prêcher une mission devant des paysans ou visiter un bagne. La guerre éclatait-elle, répandant les deuils et la misère? C'était lui qui trouvait et distribuait les secours. Et cette prodigieuse besogne de charité ne suffisait pas à son zèle. Il était à la tête de la renaissance religieuse qui illustra le dix-septième siècle. Il fondait, avec M. Ollier, l'œuvre des séminaires, et, seul, celle des Missions, envoyant ses Lazaristes dans toute la France et jusqu'en Barbarie, comme on disait alors, chez les Infidèles, pour leur porter la parole de Dieu.

Tout cela avec une bonne humeur, une modestie, une simplicité délicieuses.

Ce directeur de tant d'œuvres et de tant d'âmes, ce chef accablé de soucis et d'occupations, ce grand personnage, en somme, que consultaient les rois et les premiers ministres, n'oublia jamais que le plus noble devoir du prêtre est de servir les pauvres et de toucher de ses pro-

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