‹ La bonne Ste AnneChapitre 13 sur 71 · Oratoire de saint Jérôme · texte numérisé non relu

Oratoire de saint Jérôme

14. Escalier donnant des chapelles souterraines à l'église du Couvent (église paroissiale^ des Pères Franciscains de Terre-Sainte.

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et en baiser le pavé, pour y adorer le Seigneur avec plus de marques d'humilité. Mais, ne pouvant satisfaire son désir par des ac5les extérieurs, elle y suppléa par ses afFe<5lions intérieures, en adorant et en bénissant Dieu avec l'amour la plus sublime et le respeét le plus profond qu'ait jamais pu éprouver une simple créature : et s'adressant au Seigneur du fond de son cœur, elle lui fit cette prière :

" Dieu infini et incompréhensible, mon Roi et mon Seigneur, digne de toute gloire, de toute louange et de tout honnein:, je vous adore dans ce saint lieu, qui est votre temple, moi qui ne suis que cendre et poussière, mais pourtant l'ouvrage de vos mains, j'exalte et je glorifie votre être avec toutes ses hautes perfeélions ; je rends grâces, autant que ma faiblesse me le peut permettre, à votre libérale bonté de m' avoir accordé le bonheur de voir ce saint temple et cette maison de prière où vos prophètes et mes ancêtres vous ont loué et béni, et où votre miséricordieuse puissance a opéré envers eux de si grandes merveilles et des mystères si profonds. Daignez, Seigneiu-, m'y recevoir, afin que je puisse vous y servir au temps que votre sainte volonté a marqué."

6. — Celle qui était la Reine de tout l'univers fit cette très humble offrande en qualité de servante du Seigneur ; 'Ct, en témoignage de l'acceptation que le Très-Haut en faisait, une brillante lumière descendit du ciel et enve-

loppa l'enfant et sa mère, les remplissant de nouvelles clartés de grâce. Alors il fut redit à sainte Anne qu'elle devait offrir sa Fille en sa troisième année dans le temple ; parce que la grande satisfaélion que cet adle allait causer au Très- Haut ne permettait pas un plus long délai, non plus que l'ardente piété de la divine Enfant et le désir extrême qu'elle avait de se consacrer entièrement au Seigneiu*. Les saints anges de sa garde et une multitude innombrable d'autres qui l'assistèrent à cette cérémonie, chantèrent de célestes louanges à l'Auteur de tant de merveilles ; mais de toutes les personnes qui s'y trouvaient, il n'y eut que notre auguste Reine et sa sainte mère Anne qui entendissent cette douce musique et qui en découvrissent soit intérieurement soit extérieurement le sens spirituel et le charme mélodique : le vénérable Siméon s'aperçut pourtant un peu de ce concert en ce qu'il avait de matériel. Sainte Anne s'en retourna ensuite chez elle, riche non seulement de son. trésor, mais encore des nouveaux dons du Très-Haut !

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