DECLARATION
Pour nous conformer aux Décrets du Pape Urbain VIII, nous déclarons qu'en citant les miracles, les révélations, les titres de saint ou de bienheureux, attribués à des serviteurs de Dieu qui, selon la teneur de ces mêmes Décrets, n'ont droit à aucun cult«, nous n'entendons point présenter ces titres et ces faits comme approuvés par l'Eglise, mais comme ayant une valeur purement historique. Enfin nous soumettons tout ce qui est écrit dans ce présent ouvrage au jugement du Vicaire de Jésus-Christ dont nous voulons rester l'enfant humblement soumis et à la vie et à la mort.
INTRODUCTION
Nous devons des actions de grâces particulières à la bonne sainte Anne pour de grandes faveurs obtenues de Dieu, par sa douce, condescendante, maternelle intercession. A titre de filiale gratitude, nous aurions voulu écrire sa merveilleuse vie et la publier dans ses Annales ; mais nous avons reculé devant la difficulté de l'entreprise, par le sentiment intime de notre entière insuffisance. Toutefois, ce que notre incapacité ne saurait réaliser, d'autres peut-être, à qui le Ciel a départi plus de talent, se sentiront un jour inspirés de le faiie. C'est pourquoi nous avons résolu de fournir des matériaux qui pourront servir à la composition de la vie si désirée de Celle que déjà l'on aime tant au Canada, mais que l'on aimerait encore bien davantage si l'on connaissait aussi davantage combien le bon Dieu l'aime et la glorifie dans son beau paradis, à cause de sa surémînente sainteté et des sublimes vertus qu'elle pratiqua lorsqu'elle était encore sur la terre ! (')
(i) Ceci était publié dans les Annales, en mars 1893. Aujourd'hui, ces matériaux sont devenus assez nombreux pour former un volume : et c'est ce volume que nous ofîfrons, avec une humble confiance, à la piété de nos Lecteurs.
INTRODUCTION
Matériaux : ihe Source, — Traditions et Légendes. — Tout le monde sait que nos lyivres Saints ne disent absolument rien de la vie de l'illustre Aïeule de Jésus, notre très doux Sauveur, et qu'ils ne citent pas même son nom. Comment donc a-t-on pu connaître la bonne sainte Anne et comment prétendre à écrire sa vie ?
Nous connaissons notre grande thaumaturge en premier lieu par la pieuse Tradition et les saintes Légendes. Ecoutons à ce sujet une voix mieux autorisée que la nôtre. L'auteur savant et si regretté de l'histoire générale de l'Eglise, l'abbè J. E. Darras, dans son beau livre intitulé : La Légende de Notre-Dame, s'exprime ainsi au début de son Introduction : " Avez- vous quelquefois ouvert un des vieux manuscrits dépositaires de la pensée de nos aïeux, témoins fidèles de leurs innocentes affections ou de leurs naïves croyances ? Sous la poussière du temps qui recouvre l'antique parchemin, quelle végétation jeune et brillante ! Riches broderies d'or et de cinabre, fraîches enluminures, gracieux paysages, fleurs et fruits, enroulements de feuillages, tapis de verdure : c'est un monde que ce livre. Le ciel et la terre, l'art et la foi s'y donnent la main. Toute la vie du moyen âge est semée dans ces pages, dont une lettre renferme des trésors de patience, encadrée dans les guirlandes fleuries, agenouillée au pied de l'image des saints, écoutant de pieuses légendes, en extase devant la Vierge et son doux Fils. Avant d'être déposé sur le prie-Dieu des nobles châtelaines ou enchaîné sur le pupitre de quelque riche
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collégiale, ce légendaire illustré, cette Bible des pauvres aurait eu à nous citer bien des noms d'artistes, bien des souvenirs de pieux moines, bien des œuvres inconnues de dévouement et de charité. Des générations de religieux se sont relevées pour parfaire cet ouvrage : vous n'apercevez pas de jointures ; tout semble d'un seul jet, et les calligraphes n'ont signé nulle part. Cependant, à ce point peut-être, à cette lettre commencée, la mort a pris dans ses bras le modeste copiste pour l'emporter au ciel. Peutêtre à la moitié de cette majuscule azurée, quittant V écritoire et le repos de l'abbaye, le moine est- il parti racheter des chaînes du Sarrasin quelque chevalier captif. Un autre frère, reprenant sa plume encore humide, a continué son travail.
De temps en temps, des artistes voyageurs venaient décorer le manuscrit de charmantes miniatures. Il y avait en Europe d'aimables pèlerins qui portaient à chaque ville, à chaque palais, à chaque monastère, le tribut de leurs pinceaux et de leurs talents. Accueillis avec une égale joie, par le seigneur dans son manoir, l'évêque dans sa cathédrale, ou le prieur dans son couvent, ils payaient leur hospitalité par des chefs-d'œuvre. I^es religieux étaient leurs frères : ordinairement ils avaient été élevés dans l'enceinte des cloîtres ; aussi, plus tard, reconnaissants eïivers leurs premiers maîtres, ils revenaient étaler à leurs yeux les trésors d'inspiration recueillis dans leurs lointains voyages, vSous le ciel de l'Italie, au milieu de la chevaleresque Espagne, ou même
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à la suite des Croisés, jusqu'au tombeau du Sauveur. Que de traditions touchantes, de récits merveilleux n'avaient pas appris ces gais messagers du savoir en cheminant, le bâton à la main, par tous les sentiers du monde catholique ? Au retour, ils peignaient ce qu'ils avaient entendu et vu
lyes Légendes .... elles sont partout au moyen âge, au fond de toutes les chroniques, de toutes les épopées, 4iu frontispice de tous les monuments.
A elles le jour et le soleil aux portails des cathédrales ou dans les verrières illuminées ; à elles les longues galeries des cloîtres qui retentissaient de leurs récits ; à elles les merveilleuses créations de l'imagerie sacrée. Tous les auteurs du temps les rapportent ; ils ne les ont point créées, ils les rencontraient à chaque pas sur leur route ; ils ne les discutent point, ils les citent.
Il ne faut donc pas considérer les Légendes comme des fictions plus ou moins ingénieuses, mais bien comme l'expression intime des sentiments, des affections et des croyances. Elles étaient gravées dans le cœur des multitudes avant d'être entaillées sur les murs des temples . . . Dès le berceau même du christianisme, à côté des quatre Evangiles, d'autres monuments qui complétaient leur récit s'étaient multipliés entre les mains des fidèles. Tels sont le Protévangile de saint Jacques le Majeur, l'Evangile de l'enfance du Sauveur, l'Evangile de saint Joseph,
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attribué à saint Thomas. Parmi eux, il en est que l'Eglise d'Orient a conservé dans sa liturgie. Quelle que soit leur authenticité, leur antiquité du moins n'est pas contestable : que les hérétiques y aient interpolé certains passages favorables à leurs erreurs, ces altérations partielles, faciles à reconnaître, prouvent en faveur du fond. En ne les inscrivant point au nombre des livres canoniques, l'Eglise leur a refusé l'inspiration divine, mais ne s'est point prononcée sur leur valeur historique, ce qui est une question toute différente.
.... Ces Lêgeiides, renfermées d'abord dans les catacombes, parcoururent successivement le monde. Constantinople écoutait la bouche d'or de son grand évêque les citer dans ses homélies. Saint Jean Damascène les consacrait de l'autorité de son talent et de sa vertu. Méliton de Sardes les développait aux peuples avides de sa parole. Le Pape Innocent I^^ ne faisait pas difficulté de les employer dans ses discours. Cependant, les premiers historiens ecclésiastiques les fondaient dans leur récit avec les faits les plus avérés. Eutrope, Suidas, Eusèbe, Nicéphore, Orose, Sozomène les racontent avec la simplicité de leur croyance. Grégoire de Tours leur prêtait le charme de sa plume intéressante et naïve. I^a Grèce, r Italie, les Gaules, les forêts de la Germanie entendirent tour à toxir l'écho de leur voix. ... De toutes parts, au milieu des villes populeuses, au sommet des monts solitaires, dans le sein des paisibles vallées, sur le bord des fontaines, dans les profondeurs des bois, quelque gra-
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cieuse légende faisait éclore d'élégantes chapelles ou de gigantesques cathédrales. I^e sentiment religieux appelait à leur construction des peuples d'ouvriers qui élevaient ces basiliques imposantes. Les générations suivantes, étonnées de tant de majesté, croyaient que des êtres surhumains étaient venus pour les dresser vers les cieux. . . . Filles du temps et de la foi, les Légendes descendirent le fleuve des siècles, exaltées par les uns, oubliées ou flétries par les autres, mais survivant à tous. Leur source, enveloppée de nuages, se cachait au pied du Calvaire ; chaque génération leur apportait en passant, le tribut de ses pieuses croyances ; l'Eglise leur prêtait l'ombre de ses arcades et de ses voûtes ; peuples, princes et rois les saluaient avec amour.
Au milieu de cette effervescence de poétiques récits, nous nous sommes arrêté avec délices à ceux qui regardent la Mère de Dieu, comme au printemps l'œil aime à se reposer sur la branche fleurie * qui domine les verts bosquets *. Le culte de la Vierge est l'âme du monde au moyen âge . . . . "
C'est de la partie de la Vie de la sainte Vierge tirée des pieuses Traditions et des saintes Légendes^ que nous tirerons à notre tour, les merveilles de la Vie de son admirable Mère, la bonne saints Anne !
11^ Source, — Les pieuses révélations. — Il y a vingt an?, les premiers lecteurs des Annales s'édifiaient au récit
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simple et naïf de la vie de la bonne sainte Anne révélée à une religieuse qui mourut saintement dans sa communauté, au commencement de ce siècle (^). Deux siècles auparavant, les mêmes révélations avaient été faites également à une religieuse, fille de sainte Claire. Ces révélations forment un ouvrage volumineux. Le docte et pieux reviseur de la traduction de cet ouvrage, écrit primitivement en langue espagnole, et intitulé : La Cité Mystique . . . parle ainsi de cette sainte religieuse et des grandes révélations dont elle a été favorisée: ''Dieu, qui est admirable dans toutes ses œuvres, l'est surtout dans ses saints, vselon l'expression de l'Ecriture ... Le Très- Haut s'est plu à manifester la vérité de cette parole dans la vie de la Vénérable Marie d'Agréda . . . Elle naît de parents chrétiens, estimables bourgeois de la petite ville d'Agréda, sur les confins de T Aragon et de la Nouvelle- Castille. Son corps est frêle, sa santé délicate, son enfance maladive est minée par des fièvres ardentes ; la mort semble l'avoir marquée de son sceau, comme un être chétif qui n'est pas né viable, et qui se consume dans une invincible langueur. Elle n'a rien de ce premier âge si vif, si impétueux, si gai, si insoucieux de la vie qui déborde en lui de toutes parts ; elle est timide à l'excès ; la mélancolie, la tristesse, trop souvent funestes compagnes d'un autre âge, semblent l'étreindre et cou-
(i) La pieuse et douce Anne Catherine Bmmerich, dont les révélations font tant de bien aux âmes qui les lisent avec une foi simple et confiante I
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vrir d'un nuage épais son intelligence engourdie ; c'est une existence à part, étrange, qui n'a rien emprunté à la ▼ie ordinaire, et qui présage ou une fin précoce, ou une destinée surnaturelle et merveilleuse.
Une mort prématurée ne devait point l'atteindre ; elle devait vivre longtemps, au contraire ; et, sous l'enveloppe fragile d'un corps sans vigueur. Dieu tenait en réserve une âme énergique, un cœur d'héroïne capable de tous les sacrifices, une intelligence de premier ordre, une femme forte dans la pratique de toutes les vertus, qui devait manifester en elle les prodiges de la puissance divine, et condamner, par l'innocence et la pureté angélique de sa vie, les passions désordonnées et les vices d'un siècle et d'un peuple corrompus.
Bien jeune encore, elle donne l'exemple d'une piété sans égale et tellement sympathique, qu'à l'âge de quinze ans, dévorée du désir de se consacrer à la vie religieuse, elle entraîne à sa suite sa mère et sa sœur qui se vouent avec elle aux austérités du cloître, dans la maison paternelle, qu'on voit devenir l'autel mystérieux où ces trois courageuses victimes viendront s'immoler à la fois ; et, comme si ce n'était pas assez de cette triple immolation, son père et son frère suivent sur-le-champ le même exemple, et, renonçant à jamais à tous les biens temporels et à leur patrie, ils vont s'enfermer ensemble dans un humble couvent franciscain de la province de Burgos . . . Dès l'âge de dix-huit ans. Sœur Marie
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d'Agréda a des rcvclations et des visions extatiques tellement fréquentes, que cet état surnaturel devient pour elle presque une habitude, et qu'il lui est impossible de le dissimuler aux yeux de ses compagnes. Le Seigneur, dit le Père Samaniego, son historien, la ravissait, attirant à soi toute son âme, et laissant son corps sans aucun sentiment. Elle était naturellement belle, l'extase la rendait plus belle encore ; son visage, qui avait cette teinte brune des femmes du Midi, devenait d'une blancheur lumineuse ; son corps se soulevait un peu au-dessus du sol, dans une pose si modeste et si dévote qu'on eût dit un séraphin sous une forme humaine, et, dans cet état, il devenait aussi léger que s'il n'eût eu aucun poids naturel, de telle sorte qu'un souffle le remuait, même d'assez loin, comme une légère plume.
Dans une de ses visions les plus extraordinaires, elle fut transportée dans le Nouveau Mexique dont elle n'avait jamais pu connaître même le nom. On ne sait si elle y fut transportée en esprit ou en corps. Elle vit clairement les Indiens de cette contrée, leurs costumes, leurs usages, leurs mœurs ; elle y distinguait la température et ses variations, la culture et les produits du sol ; la topographie de ce pays lointain ne lui était pas plus étrangère que la topographie de son pays natal. Plus tard, des missionnaires franciscains allèrent évangéliser ces peuples ; ils les trouvèrent catéchisés d'avance ; et, lorsque les missionnaires leur demandèrent par qui ile
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avaient été instruits, ils répondirent que c'était par une femme. Puis, le portrait de Marie d'Agréda leur ayant été montré, ils la reconnurent aussitôt, et affirmèrent que cette humble religieuse avait été leur apôtre. Ainsi se justifient le zèle et la tendre affection qu'elle conserva toute sa vie pour les peuples de ce nouveau monde.
Nous n'entrerons pas dans le détail des visions extatiques de la vénérable Mère ; on les retrouvera dans l'histoire de sa vie, dont les dernières années surtout ne furent qu'une continuelle extase. Nous ne reproduirons pas les preuves nombreuses et irrécusables sur lesquelles s'appuie l'existence de ces mystérieuses visions (^). La vie de Marie d'Agréda n'a point été écrite pour le sceptique qui doute de tout, pour l'incrédule qui nie tout, pour l'impie qui blasphème tout, ni même pour le chrétien indifférent que rien ne touche, bien que les uns et les autres puissent y trouver le remède nécessaire à leurs maux ; mais pour les âmes fidèles et pieuses qui savent et qui croient avec certitude que rien n'est impossible à Dieu ; qu'il peut, quand il lui plaît, élever les humbles, éclairer les ignorants, et verser dans leur intelligence les splendeurs de son inaccessible lumière pour leur manifester et leur faire contempler des mystères qu'il n'est
(i) Voir au Prologue de l'éditeur de la Cité Mystique, les approbations, les décrets d'Inn. XI. ; de la S. C. du S. O ; de Ben. XIII ; le décret de Clément XIV, pour la béatification ... de la vénérable servante de Dieu, etc., etc.
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donné à aucun esprit crée de comprendre, à aucun langage humain d'exprimer.
C'est à cette divine source que Marie d'Agréda puisa la science profonde dont elle fut remplie et qu'elle n'avait pu recueillir dans aucune école de la terre. A l'âge de trente-cinq ans, dans une de ses visions extatiques, elle reçoit du ciel l'ordre d'écrire V histoire de la M'ère de Dieic ; son humilité décline longtemps cet honneur, dont elle se jugeait indigne : elle cherche à se soustraire à cette mission, qu'elle se croyait impropre à remplir, par un sentiment profond de son ignorance ; mais la volonté du Seigneur se manifestant de manière à ne lui laisser aucun doute, elle obéit comme une fille soumise, et elle écrit cet admirable livre de la Cité Mystique, où la main du Dieu de toute science semble avoir elle-même dirigé la plume de l'écrivain. I^' inspiration divine s'y fait sentir à chaque page ; en le lisant, on demeure persuadé que ce n'est que dans les régions célestes, oii elle était ravie dans ses extases, qu'elle a pu recueillir la connaissance des plus sublimes mystères, la révélation des adorables et ineffables desseins du Très- Haut sur l'auguste Marie. C'est sous la dictée de la Mère de Jésus-Christ qu'elle retrace l'histoire de sa vie mortelle et des incompréhensibles faveurs dont elle fut privilégiée ; en sorte que cet ouvrage, tombé de la plume d'une pauvre fille sans science acquise, et vivant dans l'obscurité d'un cloître, est peut-être le livre le plus extraordinaire et le plus étonnant qui soit sorti de la
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main d'une créature humaine. L'auteur y aborde sans hésitation les mystères les plus élevés de la religion chrétienne et les expose avec une rare clarté ; elle y développe sans embarras et avec une prodigieuse facilité le dogme catholique et les passages les plus ardus des livres saints ; la chronologie sacrée lui est aussi familière qu'aux plus éminents docteurs ; elle y révèle les voies les plus secrètes de la divine Providence ; théologie savante, sublime philosophie, connaissance étendue des sciences naturelles, éloquence persuasive, tout s'y trouve réuni, jusqu'à la netteté, la correction, l'élévation, la vigueur et l'élégance du style ; tout concourt à en faire un livre admirable et digne de Celui qui l'a inspiré."
Kt maintenant, après avoir exposé un peu longuement peut-être l'origine et la valeur des lyégendes et des Révélations, il ne nous reste plus qu'à extraire de ces sources vénérables, sûrement, et d'une main reconnaissante et filiale, les merveilles de la Vie de notre Mère et Bienfaitrice, la bonne sainte Anne !
Daigne cette charitable Patronne accorder à toutes les âmes pieuses qui liront ces merveilles, une protection spéciale et de nouvelles faveurs !