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COMMENT LA BONNE SAINTE ANNE CONSOLA LES RELIGIEUX DE CITEAUX

Grande et insigne fut l'apparition suivante de la Bonne sainte Anne aux Moines de l'Ordre de Cîteaux ( ^).

(i) Cîteaux est un simple hameau dans le Département de la Côle d'Or (France), à 12 ou 13 milles de la ville de Dijon. C'est là que prit naissance, à la fin du onzième siècle, l'Otdre de Cîteaux ou des Cisterciens, devenu, plus tard, célèbre dans le monde entier.

SES MIRACIvKS 209

Ces bons Religieux étaient à moissonner le grain pour les besoins du monastère de Clairvaux. I,a température était d'une chaleur extrême. Ils en souffraient outre mesure. La sueur ruisselante sur leur front découlait jusqu'à terre. Leur visage était enflammé par la véhémence de leur labeur : ils travaillaient ainsi, avec un soin diligent, pour se maintenir dans la perfection de l'obéissance. Mais que Dieu est bon ; et quelles merveilles n' accorde- t-il pas à ceux qui par amour pour lui, vivent sous la loi, à la fois si douce et si sûre, de l'obéissance ! Sa miséricordieuse bonté accorda à un de ces Religieux, plus spécialement fervent dans son service, une admirable vision, pour sa propre consolation et celle de tous ses Frères. Il arriva donc que ce bon Religieux, qui était en même temps grand serviteur de Marie, levant les yeux vers la montagne, aux pieds de laquelle les Moines faisaient la moisson, en vit descendre majestueusement Marie, notre Souveraine, sainte Anne, sa très douce Mère, et sainte Marie- Madeleine, l'illustre amante de son divin Fils, toutes trois, environnées d'une lueur resplendissante et toute céleste. Biles s'approchèrent, tranquilles, des Fils de saint Bernard, et avec l' expression d'une ineffable douceur, elles essuyèrent de leurs propres mains, l'abondante sueur des moissonneurs dont la surprise mêlée à une subite allégresse les mettait hors d'euxmêmes. Après quoi, les trois Ambassadrices du Ciel, faisant comme un parfait éventail avec leurs vêtements d'azur, agitaient l'air autour des Serviteurs de Dieu et

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leur faisaient ainsi respirer une brise d' une inexprimable fraîcheur. Et lorsque les bons Religieux eurent longuement joui de cette céleste faveur, toute la vision disparut.

" Pour moi, ami Lecteur, ajoute ici le pieux Rapporteur de cette ravissante apparition, je n'entre point dans la considération de la bénignité de la Vierge Marie, de la prévoyante et maternelle piété dont Elle use envers ses vrais dévots, je tiens seulement à noter qu'Elle voulut amener avec Elle, dans cette solennelle ambassade, sa gracieuse Mère, la Bonne sainte Anne et que cette admirable Sainte le fit avec joie et un empressement tout céleste, parce que les Cisterciens sont les Enfants de Prédilection de sa Fille mille fois Bénie ! ' '

Laissez-moi, pieux Lecteurs, ajouter à mon tour, en terminant: *' Voulez-vous tous, vous aussi, mériter les faveurs de choix de la grande et Bonne sainte Anne, notre incomparable Bienfaitrice du Canada ? Imitez les bons Religieux de Cîteaux : ayez une dévotion sincère, une dévotion toute filiale envers sa Fille Bénie la Vierge Marie, notre auguste Mère ! "

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