‹ La bonne Ste AnneChapitre 46 sur 71 · Les Frères Mineurs Capucins · texte numérisé non relu

Les Frères Mineurs Capucins

La Famille de l'Observance f e divise en deux grandes Branches :

1. La Branche des Frères Mineurs de la Régulière Observance ou Observants proprement dits : {Regularis Observaniiœ).

2. ha. Branche des Frères Mineurs de l'Etroite Observance : [Stridioris Observa ntiœ) .

Cette deuxième Branche se subdivise, à son tour, en trois autres Branches :

1. La Branche des Observants Déchaussés ou Alcantarins, qui -eut son origine en Espagne.

2. La Branche des Observants Réformés, qui eut son origine en Italie (c'est celle dont il est fait mention ci-dessus).

3. La Branche des Observants Récollets ^ qui eut son origine en IFrance.

212 LA BONNK STE ANNB

de Salerne, un Religieux de sainte vie, appelé frère Vito Gondolfo. Ce grand serviteur de Dieu était spécialement dévoué au Culte de la Bienheureuse Vierge Marie, et de son illustre Mère, la grande Sainte Anne. Il avait reçu par la puissante intercession de l'une et de l'autre de grandes faveurs spirituelles, durant le cours de sa vie.

Or, le saint Frère avait coutume de se rendre, chaque année, en Pèlerinage, avec la Bénédicftion de son Supérieur, à la ville de Trapani, où l'on expose, à la vénération du public, dans l'église du Couvent des Pères Carmes, une miraculeuse et très célèbre image de la Madone.

Se trouvant donc là, un jour, en prière, devant cette sainte Image, et élevant son esprit, par l'ardeur séraphique de ses brûlants désirs, jusque dans les hauteurs mystérieuses d'une sublime Contemplation, il vit se présenter à lui la vénérable Mère de Marie, la Bonne sainte Anne, tout environnée de rayons, d'une splendeur éblouissante. La Sainte l'inonda, par cette visite, de célestes consolations et lui fit don d'un anneau / SLpvhs quoi toute la vision disparut.

Le Serviteur de Dieu, revenu de son extase, trouva, au doigt de la main droite, une riche Bague, agrémentée d'une pierre précieuse, qu'il porta ensuite toute sa vie, avec une grande dévotion. Il ne pensait jamais à ce précieux Don de sa céleste Bienfaitrice, sans verser des^

SBS MIRACLES 213

larmes de tendresse, et il se plaisait à appeler cet anneau, VAn7ieau de la Domine sai?ile A?i?ie !

Ce Prodige est si extraordinaire que quelque pieux I,e(fteur sera tenté peut-être de douter de sa réalité. Nous avons hâte d'ajouter que cet exemple n'est cependant point unique dans la vie des Saints. Ainsi, pour n'en citer qu'un seul, choisi entre beaucoup d'autres, nous lisons dans la Vie de sainte Catherine de Bologne, Vierge de l'Ordre de Sainte Claire, que le Chef de la Sainte Famille, le Patriarche saint Joseph, offrit un jour à la Sainte un Objet d'une inappréciable valeur.

Catherine avait l'emploi de Sœur Portière, au Monastère de Ferrare, chargée de la distribution, qu'après le maigre repas de la communauté, on a coutume de faire aux pauvres.

"Or, parmi les pauvres qui venaient demander l'aumône à la porte du monastère, il s'en présenta un qui fixa davantage son attention, et pour lequel elle se sentit un intérêt particulier. C'était un vieillard d'un aspec?! vénérable dont les discours semblaient indiquer qu'il avait fait le Pèlerinage de la Palestine. Ce bon vieillard revint plusieurs fois, et la pieuse portière éprouvait une indicible joie à l'entendre parler des Lieux consacrés par la vie et la mort de son céleste Epoux. Un jour, après avoir reçu l'aumône, le vieillard lui remit une coupe d'une matière transparente et lui dit que c'était le vase dont se servait la sainte Vierge pour donner à boire à

TOMpr.iawBriBi-ar> i,

l'Enfant Jésus. Catherine apprit par révélation que cet inconnu était l'Epoux virginal de Marie. Ce prodige accrut la dévotion qu'elle avait déjà pour ce grand Patriarche. L' écuelle de saint Joseph se conserve encore aujourd'hui chez les Clarisses de Ferrare, et, le jour de la fête de saint Joseph, ou l'expose à la vénération des Fidèles." (Aur. Sér. Tom. I.)

XXYII

Page 1