‹ La bonne Ste Anne [microforme]Chapitre 107 sur 124 · SEE · texte numérisé non relu

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moment chez M. Cadio de Kerloguen, propriétaire du Docenno, qui n'avait pas sans doute attendu jusqu'alors à s'informer de ce qui se passait. Les paroles pleines de bienveillance qu’il adressa à son bon fermier firent oublier à celui-ci les réflexions pénibles qu’il avait fallu entendre pendant la route. M. de Kerloguen, voulut examiner de près les pièces d'argent, et il en retint deux, s'engageant à donner, si la chapelle se bâtissait, tout l'emplacement nécessaire, C’est ainsi que la Providence consolait le timide Nicolazic au milieu des épreuves de sa mission ; mais il s’en fallait bien qu'il fût sur le point d'en voir le terme.

Les PP, Capucins, lors de cette seconde visite, auraientils été prévenus défavorablement sur son compte, on ne saurait le dire ; ce qu'il y a de certain, c'est qu’en les abordant, il put s’apercevoir qu'on ne s’apprêtait pas à souscrire à toutes ses paroles. La communauté s'étant réunie pour l’interroger, on l’accabla de questions pendant deux heures entières et avec une telle rapidité que, s'étant épuisé à répondre, il se trouva bientôt hors d'état de continuer. On lui fit grâce alors, pour résumer les opinions ; et, après avoir discuté le pour et le contre, on convint, à l’unanimité, que, bien qu'il y eût dans les déclarations précédentes des choses plausibles, le plus sage était de juger le projet en lui-même. Or, on ne voyait déjà que trop de chapelles dans les campagnes, puisque la plupart languissaient délabrées. Il en serait bientôt

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