‹ La bonne Ste Anne [microforme]Chapitre 117 sur 124 · ALES · texte numérisé non relu

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d'obtenir que la Fête de sainte Anne soit solennellement et dévotement célébrée par les Prélats et par tous les Fidèles qui résident dans le Royaume, Ce pieux désir et l’affectueuse dévotion de la Grande-Bretagne nous sont

très-agréables devant le Seigneur. Désirant donc assurer

à ces fidèles l'amitié de Dieu, en les attachant de plus en plus à la pratique du bien, Nous nous sommes rendu à leurs prières, et par les présentes Lettres Nous ordonnons, N.'T. C. F., de célébrer et de faire célébrer dans vos villes et diocèses, chaque année, à l'avenir, avec dévotion et solennité, la Fête de la Bienheureuse sainte Anne.

Donné à Rome, à Saint-Pierre, le XI des calendes de

juillet, la quatrième année de notre pontificat (1).

Fêle de sainte Anne instituée dans le monde entier par Grégoire X7II.—Deux siècles plus tard (1584), Grégoire XIII, non plus pour ratifier la piété d’une nation, comme Urbain VI pour l'Angleterre, mais afin d'appeler tous les peuples chrétiens à montrer la même dévotion et le même empressement à célébrer la Fête de sainte Anne, l’insti-

tuait de par le monde entier. Voici la Bulle :

‘Notre sainte Mère l'Église nous propose sans se lasser ses salutaires enseignements, Jlle invite chaque année ses enfants À la fête des saints qui, non seulement

ont laissé sur la terre des exemples de vertu, mais qui

(1) Bull. Rom. An, 1378.—Urbanus episcopus servus servoruim Dei, Venerabilibus Fratribus Archiepiscopis et Épiscopis in regno Augliæ constitutis.—Sp/endor Paternæe gloric.

dans le ciel ne cessent de protéger Iles chrétiens et d'appuyer leurs vœux et leurs prières. Cette intercession auprès du Dieu des miséricordes, nous croyons que sainte Anne est fidèle À nous l'accorder : en effet, combien de faveurs, que de bienfaits ne lui doit pas le genre humain ? Elle a donné le jour à la Vierge Marie, à qui Dieu a fait la grâce d'être la Mère du Sauveur Jésus. Si notre faiblesse ne nous permet pas de lui rendre de dignes hommages, sachons du moins l'honorer dans la mesure de nos forces.

I.—Afin d'illustrer ses vertus par un culte public, afin de réjouir l'Eglise universelle par la douce mémoire de cette bienheureuse Sainte, et aussi pour exciter dans tous les cœurs cette antique dévotion qui remonte au berceau

de l'Iglise, et qu'attestent les temples et sanctuaires

élevés en son honneur sur toute la surface du globe, Nous ordonnons que chaque année, à l'avenir, la Fête de sainte Anne soit célébrée au rit double, dans toutes les églises du monde, le septième jour des calendes d'août, L'office £e fera du commun des saintes Femmes, et cette Fête devra désormais être ajoutée aux calendriers romains et à ceux des autres églises. Si en quelque lieu cette Fête se célébrait avec une plus grande solennité, eu égard à la dévotion des fidèles, à une ancienne coutume, en vertu d’un décret ou d'un indult du Saint Siège, qu'il n’y soit apporté aucun changement.

II.— Nous ordonnons aux patriarches, archevêques, évêques et autres prélats établis dans le monde entier, de:

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publier solennellement ces Lettres dans leurs églises, provinces, cités et diocèses, et de les faire observer fidèlement par les séculiers et réguliers de tous ordres, quand même cette Fête aurait été omise dans les bréviaires nouveaux et dans les missels corrigés.

ITI.—Nous v' 1lons ‘“e les copies imprimées de ces Lettres, mun e la 8.0: otion d’un notaire public et du sceau d'in, ecclésiastique constitué en dignité, fassent partout autorité comm2 -2s présentes elles-mêmes.

Donné à Rome, à Saint-Pierre, l'an de l’'Incarnation 1584, aux calendes de mai, la douzième année de notre pontificat (1).

l'éle de sainte Anne rendue obligatoire dans toute l'église par Grégoire XV.—Xn 1622, un autre pape, Grégoire XV, tombait gravement malade ; abandonné des médecins, réduit à la dernière extrémité, il se souvient de la confiance que ses prédécesseurs, Urbain VI et Grégoire XIII, avaient témoignée en sainte Anne ; héritier de leur dévotion envers la bienheureuse Mère de la très sainte Vierge, il implora son secours, et recouvra la santé par l'intercession de cette puissante Protectrice (2). En signe de reconnaissance, il adressait au monde catholique une bulle conçue en ces termes :

(1) Bull. Rom.—Gregorius episcopus, servus servorum Dei, ad perpetuam rei memoriam-—Sarcla mater ecclesia. . ...

(2) Le Lecteur se souvient du Vén. Frère Innocent de Chiusa et des circonstances de cette mémorable guérison.—Voir plus haut, Ile Partie de cet Ouvrage.

‘ L'honneur, la louange, le culte et la vénération dont l'Eglise environne sainte Anne, la mère de la Vierge Marie, se sont accrus à des époques diverses, sous l’aétion de l'Esprit divin qui régit et gouverne toutes choses : et ce n'est pas sans raison, comme le témoignent assez l'incomparable dignité et l'élévation sans pareille de sa fille Marie. Comme la gloire des enfants est la couronne des parents, l'heureuse mère à qui Dieu avait accordé une fille si illustre, et qu'il comblait d'honneurs aussi bien que de grâces, fut toujours l’objet d'un culte spécial et d’une dévotion particulière dans l'Eglise universelle, tant en Orient qu'en Occident. Et c'est pour le bien des fidèles et pour le progrès de la religion, nous aimons à l’espérer, que ces honneurs se sont augmentés et multipliés ; car si la dévotion des chrétiens pour sainte Anne va se développant de plus en plus dans le monde, le patronage qu'elle exerce auprès de Dieu, par elle-même et par sa Fille, la Reine des cieux, grandit, nous en avons la confiance, dans les mêmes proportions. En offrant à la Mère le tribut de notre vénération, nous croyons honorer la Fille : nous sommes persuadés que nous nous assurons l'appui e* l’intercession de Marie auprès de son Fils unique Notre Seigneur, d'autant mieux que nous témoignons par de plus grands honneurs notre dévotion pour sa Mère.

I.—Dans cet esprit, et pénétré d’aiileurs d’une affection toute particulière pour sainte Anne, Nous avons pris à

cœur d'égaler la piété avec laquelle nos prédécesseurs ont

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CONCLUSION étendu son culte: Nous avons voulu, en vertu de notre ministère, procurer le plus grand bien du troupeau que Dieu nous a confié, c'est pourquoi Nous avons résolu d'entourer & ‘un nouvel éclat, dans l'Eglise universelle, la

Fête de la bienheureuse sainte Anne.

Nous statuons donc, nous ordonnons et nous décrétons par cette Constitution qui ne saurait être abrogée, que la Fête de sainte Anne sera célébrée et observée par tous les Fidèles, comme les autres fêtes de précepte, qu'on devra ce jour-là s'abstenir de toute œuvre servile, et qu'il

sera compris dans le commandement des fêtes à sanctifier.

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