‹ La bonne Ste Anne [microforme]Chapitre 12 sur 124 · AI · texte numérisé non relu

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avaient quelques pierres précieuses les donnaient aussi pour être mises au trésor de la maison du Seigneu: Et tout le monde témoigna une grande joie, en faisant ces offrandes volontaires, parce qu'ils les offraient de tout leur cœur au Seigneur ; et le roi David était aussi tout transporté de joie. Il bénit Dieu devant toute cette multitude, et il s’écria: ‘‘ Seigneur qui êtes le Dieu d'Israël notre père, vous êtes béni dans tous les siècles. C’est à vous, Seigneur, qu'appartiennent la grandeur et la puissance ; et c’est à vous que sont dues les louanges ; car tout ce qui est dans le ciel et sur la terre est à vous. Maintenant donc, Ô notre Dieu, nous vous rendons nos hommages et nous louons votre saint nom. Mais qui suisje, moi? et qui est mon peuple, pour pouvoir vous offrir ces choses ? Tout est à vous; et nous ne vous avons présenté que ce que nous avons reçu de votre main. Car nous sommes des étrangers et des voyageurs devant vous, ainsi que l'ont été nos pères. Nos jours sur la terre passent comme l'ombre ; et nous n’y demeurons qu’un moment. Je sais, mon Dieu, que vous soudez les cœurs, et que vous aimez la simplicité ; c'est pourquoi je vous ai aussi offert toutes ces choses dans la simplicité de mon cœur et avec joie, et j'ai vu aussi votre peuple rassemblé en ce lieu vous offrir des présents avec une grande joie,

‘Seigneur, Dieu de nos pères, Abraham, Isaac et Israël, conservez éternellement cette volonté dans leur cœur, et faites qu’ils demeurent fermes dans cette résolution de vous rendre honneur.’’

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Par la lecture assidue des Livres Saints, Joachim et sa sainte épouse trouvaient également un aliment toujours nouveau et un céleste stimulant à leurs généreuses y et incessantes aumônes, dans ces paroles que l'Esprit de dre Dieu fit adresser par le père de T'obie à son jeune fils : ‘ Mon fils, ayez Dieu dans votre esprit tous les jours de votre vie.... Faites l’aumûône de votre bien, et ne W détournez votre visage d'aucun pauvre ; car, de cette ; sorte, le Seigneur ne détournera point non plus son ‘ù visage de vous. Soyez charitable autant que vous le | pourrez. Si vous avez beaucoup de bien, donnez beaucoup : si vous en avez peu, même ce peu, ayez soin de le donner de bon cœur. Car vous vous amasserez ainsi un grand trésor pour le jour de la nécessité ; parce que l'aumône délivre de tout péché et de la mort ; et elle ne laissera point tomber l'âme dans les ténèbres éternelles ; mais elle sera pour tous ceux qui l’auront faite le sujet d’une grande confiance devant le Dieu suprême. ” (Tob. He. C. IV.) ; et dans d’autres passages analogues des saintes : Ecritures où l'Esprit Saint insiste sur l'assistance due au pauvre, et exalte le mérite et la récompense de l’aumône.

Et Dieu augmentait leurs biens temporels, parce qu’ils ; ‘ ce la plus généreus ité (:

s’en servaient avec la plus généreuse charité (').

(1) Puissent nos bonnes populations catholiques du Canada | comme elles l’ont fait si admirablement jusqu'ici, puissent-elles l continuer à imiter leur sainte Patronne, en ces deux grandes choses : 1° à se montrer pleines de zèle pour la maison du Seigneur, ahisi que pour le service du Culte et l'entretien de ses Ministres, en donnant toujours, comme de vrais Israélites, la

Une paix inaltérable régnait entre eux ; ils vivaient dans une grande conformité de mœurs, que ne troublait jamais le moindre dissentiment. La très humble Anne était soumise en toutes choses à la volonté de Joachim ; et, de son côté, l'homme de Dieu allait avec ane sainte émulation au-devant de tout ce qui pouvait plaire à sa sainte épouse ; et ce n'était pas en vain qu'il se confiait entièrement en elle (‘). De manière qu'ils vécurent en une si parfaite harmonie, qu’ils n’eurent pendant toute leur vie qu’une même volonté. Comme ils étaient unis au nom du Seigneur, sa sainte crainte ne les abandonnaït jamais ; saint Joachim ne manquant pas d’obéir au commandement que l’Ange lui avait fait d'honorer son épouse et de l’entourer de tous ses soins.

dime de leurs biens, dans la simplicité de leur cœur, nou-seulenent sans murmure, mais avec un véritable empressement de fidélité et avec une sainte allégresse ; 2° à contribuer généreusement, comme saint Joachim et sainte Anne, en donnant une large part de leurs revenus, pour le soulagement des pauvres, pour l’éducation chrétienne des petits enfants, en multipliant les Couvents et toutes les institutions catholiques, où l’on parle de l’amour du bon Dieu et de la charité fraternelle à ces jeunes cœurs dont les premières impressions, toujours si profondes, leur resteront comme un gage de bonheur et de prospérité ici-bas, en attendant, 1à-Haut, les éternelles joies du Paradis !

(1) Prov. XXKXI, 11.

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SOMMAIRE : 1.— Epreuve ct résignation, 2.—Saint Joachim, retiré dirs la solitude, adresse à Dieu sa prière, 3.—Prière de sainte Anne. 4.—La très-haut: sainteté de Joachim et

d'Anne, 5.—Conseil de la Très-Sa.nte Trinité, 6.—Message de l’Archange Gabriel à saint Joachirn,

1.—Dieu prévint la vénérable sainte Anne de ses plus douces bénédictions, lui communiquant des dons très sublimes de grâce et de science infuse, pour la disposer au bonheur incomparable de mettre au monde celle qui devait être 11 Mère du Seigneur lui-même, Et comme les œuvres du Très-Haut sont parfaites et achevées, il la rendit digne mère de la plus parfaite des créatures, de celle qui, supérieure à toutes les autres, devait être inférieure à Dieu seul en sainteté (1).

Cependant, comme de grandes tribulations sont réservées aux âmes justes, et que, suivant la parole de l’ Ange à Tobie, si quelqu'un est agréable à Dieu, il est nécessaire que la tribulation vienne le visiter: la bonté du Seigneur agissant ainsi vis-à-vis de l'âme juste, afin que

(1) L'Immaculée Vierge Marie :

sa patience puisse être donné en exemple à la postérité, comme celle de Tobie et du saint homme Job, la vénérable sainte Anne, comme preuve des grandes faveurs dont le ‘Tout-Puissant la comblait avec usure, devait, avec son vertueux époux, passer par le même chemin des épreuves et de la dure tribulation !

Ces saints Epoux passèrent vingt années sans avoir aucun enfant, ce qui était réputé en ce temps-là et parmi les Hébreux comme une grande honte. Aussi furent-ils en butte aux sarcasmes de leurs voisins et de leurs propres amis; Car on croyait que ceux qui n'avaient point d'enfants ne profiteraient point de la venue du Messie qu’on attendait. Mais le Très-Haut, qui voulait éprouver ses serviteurs et les disposer par cette humiliation à la grâce qu’il leur destinait, ainsi que nous venons de le dire, leur donna la patience nécessaire pour se conformer aveuglément à ses divines dispositions, et pour savoir semer dans les larmes et dans la prière cet heureux fruit qu'ils devaient ensuite recueillir.

Ils le demandèrent du plus intime de leur cœur, suivant l’ordre exprès qu'ils avaient reçu du Ciel; et ils promirent au Seigneur, par un vœu particulier, que, s’il leur donnait un enfant, ils le lui offriraient dans le Temple, et le consacreraient à son service comme un fruit de bénédiction qu’il leur aurait accordé.

Le vœu de cette offrande fut fait par une inspiration particulière du Saint-Esprit, qui exigeait que celle qui

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devait servir de demeure au Fils unique du Père fût offerte et comme consignée par ses propres parents au Seigneur avant qu'elle reçût l'être. Car s'ils ne se fussent obligés par un vœu spécial de l’offrir au Temple avant de la connaître et de la posséder au milieu d'eux, ils eussent eu ensuite, la voyant si belle, si douce, et si agréable, toutes les peines imaginables pour s’en séparer, et ne l’eussent offerte qu'à contre-cœur, à cause du grand amour qu'ils auraient eu pour elle. Par cette offrande anticipée, le Seigneur ne satisfaisait pas seulement le sentiment jaloux, pour ainsi dire, qui le portait à vouloir que nul autre que lui n’eût aucun droit sur sa très-sainte Mère ; mais il calmait aussi l’impatience que son amour lui inspirait de venir sur la terre,

Lorsque, depuis un an entier, ils persévéraient dans ces ferventes supplications, selon l’ordre qu’ils en avaient reçu du Seigneur, il advint que saint Joachim alla au Temple de Jérusalem par une inspiration divine et par un commandement exprès, afin d’y offrir des prières et des sacrifices pour la venue du Messie, et d'obtenir la grâce qu'il désirait. Il y était entré avec d’autres habitants de Nazareth pour y offrir, en présence du Grand- Prêtre, les dons accoutumés, quand un prêtre appelé Issachar lui adressa une forte réprimande de ce qu’il faisait son offrande, lui dont la femme était stérile. Au milieu des reproches qu’il lui faisait, il lui dit : ‘Joachim, pourquoi apportes-tu ton offrande, toi qui es un homme inutile ? Sépare-toi des autres et va-t-en ; n’irrite point le

Seigneur par tes offrandes et par tes sacrifices, car ils ne sont pas agréables à ses yeux.’ Le saint homme, tout honteux et confus, s'adressa avec une humble et amoureuse affection au Seigneur, en ces termes : ‘‘ Mon souverain Seigneur, Dieu éternel, ce sont vos ordres et votre volonté qui m'ont fait venir Au Temple ; celui qui y tient votre place me méprise ; sans doute mes péchés ont mérité cet affront ; je l’accepte donc pour l’amour de vous ; pourtant ne repoussez pas, Seigneur, l'ouvrage de vos mains.’

2.—Après quoi Joachim. sortant du Temple, affligé mais tranquille, se retira dans une maison qu'il avait à la campagne ; et, durant les quelques jours qu'il passa dans cette solitude, il exhala ses soupirs devant le Seigneur, et lui fit cette prière: ‘Dieu d’'éternelle majesté, de qui dépendent la vie et l’entière réparation du genre humain, prosterné en votre sainte présence, je supplie votre bonté infinie de regarder d'un œil favorable l’affliction de mon âme, et d'exaucer mes prières et celles d'Anne votre servante ; car vos yeux pénètrent tous nos désirs. Que si je ne mérite pas d’être exaucé, ne rejetez pas mon humble épouse, Seigneur Dieu d'Abraham, d’Isaac et de Jacob, nos ancêtres ; ne détournez point de nous votre clémence, et, puisque vous êtes notre Père, ne permettez pas que je sois du nombre de ceux dont les offrandes sont rejetées, seulement parce que je suis inutile, et que vous ne me donnez point de postérité. Souvenez-vous, Seigneur, des sacrifices et des oblations Ale vos

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serviteurs et de vos prophètes mes ancêtres, et regardez les œuvres que votre œil divin a trouvées en eux dignes de vous plaire, Et puisque vous exigez, Seigneur, que je vous parle avec confiance, comme au Tout-Puissant infiniment riche en miséricorde, accordez-moi ce que je désire et vous demande par votre ordre ; car en vous le demandant, j'obéis à votre sainte volonté, et par 1à vous me promettez d'exaucer ma prière. Que si mes péchés arrêtent vos miséricordes, éloignez de moi ce qui vous déplaît et cause cet obstacle, Vous êtes tout-puissant, Seigneur Dieu d'Israël, et vous pouvez opérer sans aucune difficulté tout ce qu’il vous plaira. Ecoutez mes prières ; bien que ce soit un pauvre et misérable mortel qui vous les adresse, votre miséricorde n’en est pas moins infinie, et vous êtes toujours porté à en user envers les humbles, Où trouverai-je mon refuge, sinon en vous, qui êtes le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs et le Tout-Puissant? Vous avez comblé vos enfants et vos serviteurs de bénédictions et de faveurs en leurs générations, et vous m'avez appris à attendre et à espérer de votre libéralité ce que déjà vous avez opéré au profit de mes frères. Si c’est votre bon plaisir de m’accorder ma demande, j’offrirai et je consacrerai à votre saint Temple et à votre service le gage de postérité que je recevrai de votre main libérale, J'abandonne mon cœur et mon âme à votre divine volonté, et vous savez que j'ai toujours cherché à détourner mes yeux de la vanité. Faites de moi tout ce qu’il vous plaira, Seigneur, mais consolez

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nos Âmes par la réalisation de nos espérances, Regardez du trône de votre Majesté cette vile poussière, afin qu'elle vous glorifie et vous adore, et que votre sainte volonté soit accomplie en to choses, et non pas la mienne.’

3.— Tandis que Joachim faisait cette prière dans sa solitude, le saint ambassadeur (') déclarait à sainte Anne qu'il serait agréable au Très-Haut qu’elle lui demandât une postérité avec les mêmes intentions pieuses et avec le vif désir qu’elle avait de l'obtenir. Aussitôt la sainte femme sachant que telle était la volonté de Dieu et celle de son époux Joachim, se prosterna devant

le Seigneur avec une humble scumission et confiance, et

lui adresca cette prière: ‘ uste Majesté, Seigneur, créateur et conservateur di 2s choses, que mon âme

honore et adore comme le Dieu véritable, infini, saint et éternel, je parlerai en votre royale présence et je vous exposerai mes besoins et mon affliction, quoique je ne sois que cendre et poussière. Seigneur Dieu incréé, rendez-nous dignes de votre bénédiction, en nous donnant un fruit saint que nous vous puissions offrir dans votre Temple. Souvenez-vous, Seigneur, que votre servante, Anne, mère de Samuel, était stérile et qu'elle obtint de votre libérale miséricorde l'accomplissement de ses désirs. Je ressens dans mon cœur une impulsion qui

me force de vous demander d’'user à mon égard de la

(1) L’archange saint Gabriel.

ardez 4 même miséricorde, Jxaucez donc, mon très-doux Sei- , afin ne gneur, mon humble prière, et souvenez-vous des services, sainte | des offrandes et des sacrifices de mes aïeux, et des

pas la Re prodiges que 1e bras de votre toute puissance a opérés en ‘4 leur faveur, Je voudrais bien, Seigneur, vous présenter A une oblation qui vous fût agréable et que vous puissiez ins Sa g accepter ; mais la plus grande que je puisse vous offrir sainte LA est mon Âme, mes facultés, mes sens, et tout l'être que le lui vous m'avez donné, Lit si, daignant me regarder de Jieuses votre trône divin, vous me donnez un enfant, je le ussitôt Ÿ consacre et je l'offre dès à présent au Temple, pour vous nté de = scrvir, Jelez, Seiyieii, Dieu d'Israël, les yeux de votre devant : bénignité sur cette vile et pauvre créature, consolez votre nce, et A serviteur Joachim, accordez-nous notre demande ; et que igneur, 5 votre sainte et éternelle volonté s’accomplisse en toutes on âme si chose ?’ saint et à je vous à 4.—"1 Îles sont les prières que firent saint Joachim et > je ne à sainte Anne. Jin en comprenant le sens, j'ai découvert une incréé, à si haute sainteté en ces heureux époux, qu'il me serait

nn nous impossib'e, à cause de ma grande ignorance, d'exprimer

rir dans toutes les pensées et tous les sentiments qui me viennent ;

e votre 4 cela, du reste, n’est pas nécessaire, et ce que j'en ai dit qu’elle 4 suffit à mon sujet. Que si l'on veut se former une juste nent de ë idée de cette sainteté, on n'a qu’à la mesurer et la sion qui # proportionner d’après la très-haute fin et le sublime Lrd de 1a 2 ministère pour lesquels Dieu avait choisi Joachim et

Anne : or c'était d'être les aïeux immédiats de Notre-

Dr.

Seigneur Jésus-Christ, et les parents de sa bienheureuse Mère !

5.—Les prières de saint Jozxchim et dè sainte Anne montèrent jusqu’au trône de l’auguste Trinité où elles furent agréées et exaucées. Alors la volonté divine fut manifestée aux anges bienheureux, comme si, à notre

fac on de concevoir les choses, les trois personnes divines.

leur eussent parlé en ces termes : ‘ Nous avons déterminé dans notre bonté que ia personne du Verbe prenne chair humaine, pour réparer ainsi tout le genre humain : nous l’avons annoncé et promis aux prophètes nos serviteurs, afin qu'ils le prédissent au monde, La malice et les péchés des hommes sont arrivés à un tel excès, qu'ils nous obligeraient d'exercer notre justice dans toute sa rigueur; mais notre clémence et notre miséricorde surpassent toutes leurs ‘niquités, qui ne sauraient éteindre notre charité. Considérons qu'ils sont es ouvrages de nos mains, et que nous les avon- créés à notre image et ressemblance, afin qu'ils fassent héritiers et participants de notre gloire éternelle. Considérons encore les agréables services que nos serviteurs et amis nous ont rendus, et le grand nombre de ceux qui se distingueront par les louanges qu'ils nous adresseront et par la pratique des vertus qui nous plaisent, Arrêtons surtout nos regards sur CELLE qui doit être élue entre toutes les créatures, sur CELLE qui sera le plus cher objet de nos délices et de nos complaisances, et qui doit recevoir en son sein la personne du Verbe, pour le revêtir

Anne elles e fut notre vines.

déterrenne nain :

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de la mortalité de la chair humaine. Or, priisque l'œuvre dans laquelle nous devons manifester au monde les trésors de notre Divinité va commencer, prenons les moyens d'exécuter ce mystère. JOoACHIM et ANNE ont trouvé grâce devant nous, c’est pourquoi nous les regardons avec bonté et les prérenons par la vertu de nos dons et de nos grâces. Ils sont restés fidèles en toutes sortes d'épreuves ; ils ont rendu témoignage de la vérité, et leurs Âmes se sont rendues agréables en notre présence par leur simplicité et leur candeur. Que Gabriel, notre ambassadeur, leur aille porter des nouvelles de consolation et de joie, pour eux et pour tout le genre humain; qu'il leur annonce que nous les avons regardés dans notre bonté et que nous les avons choisis pour l'accomplissement de nos desseins.

6.—Quand les esprits célestes eurent connu cette volonté et ce décret du Très-Haut, je saint archange Gabriel adora la Majesté divine, à la manière de ces trèspures et spirituelles substances, et s’humilia devant le trône de l’auguste Trinité. Puis, il en sortit une voix intelligible qui lui dit: ‘ Gabriel, illuminez, vivifiez et consolez JOACHIM et ANNE, nos serviteurs, et dites-leur que leurs prières sont arrivées jusqu’à nous, et que notre clémence les a exaucées. Promettez-leur qu'un /rwi{ de Bénédiction leur sera donné par la faveur de notre droite : car ANNE concevra et enfantera une fille à laquelle nous donnons le nom de MARIE.”

STE ETS

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