LA BOXNE STE ANNE
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anges du ciel ne le devinaient point encore : cette révélation ou illumination ne fut faite aussitôt par le Seigneur qu'à l’archange Gabriel, qui ne manifesta pas non plus alors ce grand mystère à sainte Anne. Il lui dit seulement, après lui avoir demandé son attention : ‘‘ Servante du Seigneur, que le Très-Haut vous bénisse et soit votre salut, La Majesté divine a entendu vos prières, et veut que vous persévériez à demander la venue du Sauveur, et vous ordonne de prendre Joachim pour votre époux. C’est un homme juste et agréable aux yeux du Seigneur, et vous pourrez persévérer avec lui en l'observance de sa divine loi et en son service, Continuez vos prières et vos supplications, sans trêve ni relâche, car le Seigneur lui-même se chargera de les exaucer suivant vos désirs. Marchez par le droit chemin de la justice, élevez votre cœur et votre esprit aux choses du ciel, priez toujours pour la venue du Messie et réjouissez-vous dans le Seigneur, qui est votre salut.” L'ange disparut ensuite, laissant la sainte, capable de pénétrer plusieurs mystères des Ecritures, et ayant rempli son âme de consolations et renouvelé la ferveur de son esprit.
L'archange n'apparut et ne parla pas à saint Joachim sous une forme corporelle comme à sainte Anne; mais l’homme de Dieu l'entendit lui dire dans un songe : ‘{Joachim, soyez béni de la divine droite du Très-Haut ; persévérez en vos désirs, et pratiquez la justice et la perfection. Le Seigneur veut que vous preniez Anne pour votre épouse, car il a rempli son Âme de bénédictions.
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Ayez soin d'elle et estimez-la comme un précieux don que sa main libérale vous fait, et rendez grâces au Tout- Puissant de vous l'avoir confié.’ En vertu de ces messages Joachim demanda la très-chaste Anne pour épouse, et, obéissant tous deux à la volonté de Dieu, le mariage se fit, sans pourtant que l'un découvrit son secret à l’autre, sinon quelques années après, comme je le dirai en son lieu (:).
Dans le temple de Jérusalem, près de l'autel des holocaustes, le grand-prêtre Issachgr (2) bénit cette alliance fortunée. La fille de Stolan et d'Emérentiane, rayonnante de joie et d’innocence, s’avance vers le Pontife. Son costume, dans les verrières du moyen-âge est d'une splendeur royale. Son front pur, ses yeux modestes, la ravissante expression de ses traits, semblent réaliser l'idéal de la beauté. Le groupe brillant de ses compagnes fait ressortir d'avantage les grâces de l’heureuse fiancée. En face, Joachim est entouré des jeunes gens de sa tribu ; il reçoit la main de son épouse. La figure du saint vieillard qui préside cette cérémonie ressemble à celle des Patriarches de l’Ancienne Loi: tels devaient être Abraham unissant Isaac à la douce Rébecca, ou Raguel accordant sa fille au jeune Tobie (5).
(1) Cité Mystique.
(2) Vinc. Belv., Specul. Historial,
(3) J. E. Darras Légende de Notre-Dame, —Encore de nos jours, au pays de saint Joachim et de sainte Anne, les jeunes époux observent la mème modestie dans la célé-
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Les deux saints époux fixèrent leur demeure à Nazareth, et y suivirent les lois du Seigneur, Ils se rendirent agréables et irrépréhensibles aux yeux du Très-Haut, donnant la plénitude des vertus à toutes leurs œuvres par leur justice et par leur sincérité.
4.—Ils faisaient tous les ans trois portions de leurs revenus, Ils offraient première au Temple de Jérusalem, pour le culte du Seigneur; ils distribuaient la seconde aux pauvres, et destinaient la troisième pour l'honnête entretien de leur famille.
Les deux saints époux, en offrant ainsi au Temple pour le culte du Seigneur, non la die ou la dixième partie, mais le /ers de tous leurs revenus, se souvenaient des offrandes de David, leur royal Ancêtre, et des principaux d'Israël, pour la construction de ce même Temple et pour le culte de Jéhovah. Lisant assidûment les saintes Ecritures, ils avaient toujours présent à leur mémoire et gravé dans leur cœur ce sublime discours de leur illustre Aïeul, à toute la multitude assemblée : ‘“ Dieu a choisi mon fils Salomon entre tous les autres, quoiqu'il soit encore jeune et délicat, et que l'œuvre soit grande, puisque ce n’est pas pour un homme, mais pour
bration de leurs noces, et nous donnent l'édifiant exemple de la même simplicité de mœurs. Comme les compagnes de sainte Anne, les jeunes filles, notamment à Bethléem se groupent autour de la fiancée ; tandis que les jeunes gens accompagnent le nouvel époux, sans mélange des deux sexes, Heureuses mœurs, puissentelles se conserver toujours !
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Nassura est l'ancienne Nazareth, nom qui signifie fleur,
selon saint Jérôme. Avant J.-C., cette ville n’est men-
tionnée nulle part. Saint Luc est le premier qui em parle
dans son Evangile.
ETAT ACTUEL. — La ville de Nazareth est située à 1,112 pieds au-dessus du niveau de In Méditerranée, Elle est
bâtie en amphithéêtre et entourée de colline, de tous côtés.
Le sol en est inégal. Les rues sont étroites, mais assez | bien pavées (Voir à la Gravure IT. le Plan de là Ville). | | | Nazareth, possède environ 6,000 habitants, partagés | comme il suit: Latins (1) 1,300 ; Grecs catholiques 700; ‘ Maronites 400; Grecs non-unis, 2,000 ; Protestants, 100;
Musulmans 1,500 (2).
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(1) On appelle ainsi en Orient les catholiques, qui célèbrent, | | » * comme nous, les offices dans la Langue Latine.
(2) Cette statistique est de l'année 1887.
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Dieu même que nous voulons préparer une maison. Pour moi, je me suis employé de toutes mes forces à amasser ce qui était nécessaire pour la maison de mon Dieu; de l’or, pour les vases d'or, et de l'argent, pour ceux d'argent, du cuivre pour les ouvrages de cuivre, du fer pour ceux de fer, et du bois pour ceux de bois. J'ai aussi préparé des pierres d’onyx, des pierres blanches comme l'a'bâtre, du jaspe de diverses couleurs, toutes sortes G: pierres précieuses, et du marbre de Paros en quantité. Outre toutes ces choses que j'ai offertes pour la maison de mon Dieu, j'ai encore ménagé de mon propre bien de l’or et de l'argent que je donne pour le temple de mon Dieu, sans compter ce que j'ai préparé pour bâtir son sanctuaire, trois mille talents d’or d’'Ophir, et sept mille talents d'argent très pur pour dorer les murailles du Temple.’ (En tout plus de deux cent quarante-deux millions de francs !).
‘Et si quelqu'un veut encore offrir quelque chose de lui-même au Seigneur, qu’il remplisse aujourd’hui ses mains, et qu'il offre au Seigneur ce qu’il plaira de lui offrir. —Les chefs des maisons les plus considérables de chaque tribu promirent donc d'offrir leurs présents, aussi bien que les tribuns, les centeniers et les intendants du domaine du roi. Et ils donnèrent pour les ouvrages de la maison de Dieu cinq mille talents d’or et dix mille solides, dix miile talents d'argent, dix-huit mille talents de cuivre, et cent mille talents de fer. Tous ceux qui
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