‹ La bonne Ste Anne [microforme]Chapitre 20 sur 124 · QI · texte numérisé non relu

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modéra pas sitôt, parce que le démon les dominait et ne cessait de les animer contre la Sainte : or, quand on s’est une fois livré à ce cruel tyran, son empire s’accroit pour maîtriser avec plus de violence ceux qui s’y sont soumis. Il poussa donc ces furieuses à machiner quelque trahison contre la personne et la vie de sainte Anne ; ce qu’elles firent, sans pouvoir pourtant exécuter leurs mauvais desseins, parce que la vertu divine déjouait toujours leurs complots. Loin donc que ces méchantes femmes réussissent dans leurs attaques contre la Sainte, elle les ramena peu à peu par ses douces remontrances, et les convertit

par ses charitables prières.

Ainsi le dragon fut vaincu, mais non pas désabusé ; car persistant toujours dans sa téméraire obstination, il se servit d'une servante de nos saints époux, et l’irrita de telle sorte contre sainte Anne, qu'elle devint plus méchante que les autres. Un ennemi domestique est nécessairement plus perfide et plus redoutable. Je ne m'arrête point à raconter toutes les tentatives que le démon fit par le moyen de cette servante, puisqu'elles tendaient toujours au même but, quoiqu'’elles fussent bien plus pénibles et plus dangereuses pour notre Sainte ;

avec le secours divin, elle sortit néanmoins victorieuse de

tiennes qui lisent les ‘Annales’ de la Bonne sainte Anne mettaient à leur tour en pratique à son exemple ce Précepte de Jésus, notre adorable Maïître, comme elles seraient heureuses sur la terre, en attendant, au Ciel, leur riche récompense, à côté de sainte Anne, leur incomparable Modèle :

cette tentation, et beaucoup plus sûrement que les autres, parce que le défenseur d'Israël, qui gardait sa sainte Cité, ne dormait pas ; il l'avait environnée, pour la protéger, des plus valeureux de sa milice céleste, qui mirent en fuite Lucifer et ses ministres, afin qu’ils ne troublassent plus le repos de ia glorieuse Mère. Klle se préparait déjà à l’heureuse naissance de la Reine du Ciel, s'y étant disposée depuis longtemps par de généreux actes de vertu et par les mérites qu'elle s'était acquis dans ces combats ; car le moment si désiré approchait toujours davantage.

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