‹ La bonne Ste Anne [microforme]Chapitre 25 sur 124 · FER · texte numérisé non relu

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salutaire ! qui pendant tous les siècles passés avez été la

plus grande complaisance de l’auguste Tr.nité, la réjouis-

(NN justes et l’unique consolation des saints qui vous atten-

fil: sance des anges, le soulagement des pécheurs, la joie des HUF daient dans les Limbes.

“M O précieuse et riche perle ! qui parûtes au soleil enfermée dans la grossière nacre de ce monde. O sublime Enfant ! si les yeux terrestres peuvent à peine apercevoir

votre petitesse à la faveur de la lumière matérielle, vous ne laissez pas de surpasser en cet état, aux yeux du souverain Roi et de toute la Cour céleste, en dignité et en grandeur, tout ce qui n’est pas Dieu lui-même. Que toutes les générations vous bénissent ; que toutes les nations reconnaissent et louent vos grâces, vos charmes et vos beautés! Que la terre soit embeilie par cette naissance et que les mortels se réjouis: nt, parce que leur Réparatrice est née, qui doit remplir le vide que le premier péché a causé, et dans lequel il les avait laissés !”

L'humble religieuse, après ce cri d’admiration et d'amour, ajoute pour elle-même : ‘‘ Que la bonté excessive dont vous avez fait preuve envers moi, qui ne suis qu'un pauvre vermisseau, que cendre et poussière, soit à

jamais bénie et exaltée ! . . .”’ Et la Fille à jamais Bénie de la Bienheureuse Anne, lui répondant sur l'excellence de son très saint Nom, dit: ‘‘.,.... Ma très chère fille,

ayez une grande dévotion pour mon très doux Nom, et sachez que les prérogatives et les grâces dont le Tout- Puissant l’enrichit furent si nombreuses, que l'intelligence que j'en eus dans ma vision de la Divinité m'engagea et m'obligea à une continuelle reconnaissance. Aussi toutes les fois que le Nom de MARIE se présentait à ma mémoire,

ou que je m'entendais nommer, mon cœur se sentait-il excité à la gratitude et à entreprendre de grandes choses pour le service du Seigneur qui me l’avait donné.”

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