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cieuse légende faisait éclore d'élégantes chapelles ou de gigantesques cathédrales. Le sentiment religieux appelait à leur construction des peuples d'ouvriers qui élevaient ces basiliques imposantes. Les générations suivantes, étonnées de tant de majesté, croyaient que des êtres surhumains étaient venus pour les dresser vers les cieux. ... Filles du temps et de la foi, les Légendes descendirent le fleuve des siècles, exaltées par les uns, oubliées ou flétries par les autres, mais survivant à tous, Leur source, enveloppée de nuages, se cachaït au pied du Calvaire ; chaque génération leur apportait en passant, le tribut de ses pieuses croyances ; l'Eglise leur prêtait l’ombre de ses arcades et de ses voûtes ; peuples, princes et rois les saluaient avec amour.
Au milieu de cette effervescence de poétiques récits, nous nous sommes arrêté avec délices à ceux qui regardent la Mère de Dieu, comme au printemps l'œil aime à se reposer sur la branche fleurie ‘ qui domine les verts bosquets’. Le culte de la Vierge est l’âme du
monde au moyen Âge ....
C'est de la partie de la Vie de la sainte Vierge tirée des pieuses 7radilions et des saintes Légendes, que nous tirerons à notre tour, les merveilles de la Vie de son admirable Mère, la bonne sainte Anne !
II Source. — Les pieuses révélations. —I1 y a vingt ans, les premiers lecteurs des Annales s’édifiaient au récit