CHAPITRE NEUVIÈME
SOMMAIRE : 1.—IL;a Bienheureuse Vierge fait le vœu de chasteté. 2.—$es Epousailles dans le Ciel. 3.—Admirables sentiments d'humilité de la Bienheureuse Vierge : le T*:-Haut la comble de nouvelles faveurs. 4.—L'humbie Enfant prie encore pour ses vertueux Parents. : 5.—Conseils inappréciables de Marie sur la garde de l'angélique vertu de pureté,
1.—La Bienheureuse Vierge fit alors le vœu de chasteté en la présence du Seigneur, et, sans s’astreindre aux autres, elle renonça à l'amour des choses terrestres et se promit d'obéir à toutes les créatures, en vue de Dieu. Elle fut d’ailleurs plus ponctuelle, plus fervente et plus fidèle à accomplir les résolutions qu'elle prit à cet égard, qu'aucun de ceux qui s’y sont obligés ou qui s’y obligerout par un vœu spécial. Après quoi la claire vision de la Divinité cessa, Mis Marie ne fut pas transportée :nmédiatement sur la terre; car, elle reçut d'abord, dans un autre état moins sublime, une vision imaginaire du Seigneur et sans sortir de l’empyrée, elle eut plusieurs autres visions du même genre.
2.—Quelques-uns des Séraphins qui sont le plus près de Dieu s'approchèrent de la sainte Vierge dans cette
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seconde vision imaginaire, et l’ornèrent par l’ordre du Très-Haut, ainsi que je vais le dire. Premièrement tous ses sens furent comme illuminés par une clarté qui les remplissait de grâce :t de beauté. Ensuite on la revêtit d'une robe d’un éclat éblouissant, on lui mit une ceinture de diverses pierres précieuses et transparentes. aux mille nuances variées et brillantes, qui relevait sa beauté d’une manière extraordinaire ; cette ceinture symbolisait la rare candeur de son Âme très sainte et le prix de ses éminentes vertus. On la para aussi d’un collier de la plus haute valeur, duquel perdaient sur sa poitrine trois grandes pierres, emblème des trois plus excellentes vertus, la foi, l'espérance et la charité, comme pour désigner le lieu où de si riches joyaux devaient se trouver. Elle reçut ensuite sept anneaux magnifiques que le Saint-Esprit lui mit aux doigts, pour marquer qu'il l’ornait de ses dons les plus éminents. Indépendamment de cette parure, la très-sainte Trinité lui posa sur la tête une couronne impériale d'une matière très précieuse et enrichie de pierreries plus brillantes que le soleil, pour l’établir tout à la fois et son Epouse et l'Impératrice des cicax, en confirmation de ces titres. Le manteau blanc et lumineux dont on l'avait revêtue était rehaussé de chiffres d'un or très-fin et très-éclatant, qui signifiaient : Marie, Fille du Père éternel, Epouse du Saint-Esprit et Mère de la véritable Lumière. Ce dernier titre pourtant ne fut point compris par la bienheureuse Vierge, tandis que les anges, témoins d'une solennité si
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