‹ La bonne Ste Anne [microforme]Chapitre 61 sur 124 · UN GRACIEUX MIRACLE DE LA BONNE SAINTE ANNE · texte numérisé non relu

UN GRACIEUX MIRACLE DE LA BONNE SAINTE ANNE

Dans mon pays, dit le Père Domenico, et dans ma localité, dite vulgairement : 7erra del PBurgio, la petite Lucie, âgée de cinq ans, fillette du notaire Ferrantelli, eut tant d'humeurs aux yeux, qu'à la grande douleur de ses bons parents, elle en devint aveugle. Les médecins

se trouvant incapables de la guérir, sa mère vint à notre couvent, à genoux devant l’autel de sainte Anne, priant

avec effusion la bonne sainte de rendre la vue à sa

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petite Lucie. Un de nos Religieux se trouve là acciden- AR tellement : il voit cette mère affligée, et voulant la FRE t consoler, il prend un bouquet de fleurs qu'on avait placé TA aux pieds de la statue de la bonne sainte Anne, le donne UE à cette dame en pleurs et lui dit: ‘‘Prenez, prenez ces A fleurs, et portez-les à votre petite fille: j'ai la confiance TN 1: que la grande Sainte lui obtiendra la grazia (sa guérison). l 1! PL La dame du Notaire Ferrantelli les accepte, aussi avec

Fin grande confiancz, retourne à la maison, appelle autour 1 | d'elle tous ses petits enfants, et leur dit: ‘Mes petits

| 1h enfants, un beau cadeau; j'apporte de belles fleurs : le 1}

1: ï Père les a prises à l'autel de la Sanfa (la Sainte), et me | FH les a données: qui de vous, mes petits enfants, veut de il ces belles fleurs-là ?”” Cette bonne mère de famille penil fi sait que ses petits enfants, battant de leurs petites mains,

; et dansant de joie, à la pensée d'avoir des fleurs de l’autel l 2l même de la Saufa, crieraient à qui mieux mieux : ‘ Moi,

Ai: moi, Maman !’’ A sa grande surprise et stupéfaction, ils FAR gardent tous un silence de mort ! Alors la pauvre petite | aveugle élève la voix toute seule, et dit à sa mère: ‘C'est moi, Maman, qui veux les fleurs de la Saznte.’’

} DIR Et les ayant reçues respectueusement dans ses petites mains, elle les baise avec une joie enfantine, et les appli- (Ur) que sur ses yeux éteints. Oh ! la bonté, la tendresse du LM cœur d’une mère! A la vue de cette petite fille, la bonne sainte Anne se souvient qu'elle aussi a été mère, mère

d’une petite Fille, que toutes les générations proclament

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