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de vie: alo:s, en union de dix-huit autres personnes présentes, il tombe à genoux près du berceau et adresse net à Dieu cette courte mais confiante prière : ‘© Dieu, mon ni
Le.
Seigneur, faites donc que par l’intercession de sainte ||:118 ANNE, mon enfant vive encore.” Et il promet ensuite x | un pèlerinage au Sanctuaire de la grande sainte. Cette ir | invocation et cette promesse à peine achevées, il s'opéra dans l'enfant un changement qui saisit tout le monde. Son petit visage blême et cadavéreux prit une couleur
EE: vive et rubiconde, Il ouvrit ensuite les yeux, et regarda Î IN | « . . .
| son père avec un angélique sourire, ce qui donna à ce - Fe dernier tant de joie, qu'il en tomba à terre, privé de ses | È re | sens, pendant une demi-heure. Après cela, le petit Jean Fa P- | resta guéri, mais si bien qu’il ne se ressentit plus jamais à | de sa chute, Tout à la gloire de Jésus et de sa Parente, Fe ds | la grande et bonne sainte ANNE ! 4 1e : 1e lu vi a | de | Tr f563 ne ñ se l'as | ë UN PÈRE DE FAMILLE ET SON FILS ENCORE GE ADOLESCENT MERVEILLEUSEMENT 4 ot Le SAUVÉS DES FLOTS. cc de bre Dans la ville de Trapano, en Sicile, où sainte Anne, nous à nil |
l'avons déjà vu, possède un beau sanctuaire, habitait un pieux et honnête marchand, nommé Paul Marciante, très
dévot à ia grande sainte, Devant aller un jour à Naples, pour les besoins de son négoce, il s'embarqua avec son fils, âgé de quinze ans, sur le bateau du capitaine Jérôme Contalone. Le vent, qui était favorable au départ, changea au milieu de la traversée, et devint si violent, que le navire se trouvant en péril de sombrer, on se détermina à jeter toutes les marchandises à la mer. Ce dur sacrifice n’améliora point la triste position des pauvres passagers. La tempête se déclarant avec une fureur extrême brisa l'antenne ; les voiles se déchirèrent, et le gouvernail fut emporté par la violence des flots. Equipage et passagers désespérant de la vie, tous songèrent au salut de leur âme. Il y avait sur le navire trois religieux du tiers-ordre régulier de saint François d'Assise. Ces charitables missionnaires les exhortèrent à se recommander à Dieu, dans cette extrémité, et à se préparer à la mort qui était imminente, par la confession et le repentir sincère de toutes leurs fautes.
Tandis qu'ils se préparaient ainsi pieusement à la mort, le navire donna contre un rocher et se déchira par le milieu, Alors chacun saisit une épave ; mais personne n’échappa à la mort, excepté Paul et son jeune fils. Celui-ci, invoquant le doux nom de Jésus, fut déposé sur le rivage, par une main invisible. Paul s'étant cramponné à une planche, était ballotté par les flots : puis, ce frêle débris donna contre une grosse pièce de bois, autre
débris du navire, qui le blessa grièvement, le renversa de
son impuissant soutien et le jeta, tout meurtri, à la mer. Le pauvre naufragé, ainsi seul, à la merci des vagues en furie, le corps meurtri, à bout de forces, transi de froid, mais toujours plein d'espérance, eut recours à Celle qu'il avait toujours honorée par une dévotion sincère; il invoqua SAINTE ANNE, en implorant par les cris de son cœur sa puissante protection. O prodige! Au même instant, il se sentit soulever au-dessus des flots, et se vit transporter à terre, par une voie merveilleuse dont il ne comprit jamais le secret. Il se trouvait réellement sur le rivage et il sentait le froid : c'était au mois de février. Il creusa dans le sable et se fit un abri, de son mieux, contre la neige qui tombait et contre le vent qui soufflait froidement de Tramontane (le vent du Nord).
Paul continua, sur le rivage, à se recommander à sa céleste Bienfaitrice. La Bonne sainte Anne avait si admirablement commencé son œuvre, elle était trop compatissante pour laisser mourir son protégé, sur le sable aride, après l'avoir retiré de l’abîme des eaux. Pendant que notre si intéresssant naufragé jetait ses regards de tous côtés, grelottant de froia, et souffrant de ses blessures, la Providence lui fit découvrir, dans le lointain, une lumière. Le Ciel lui « onna des forces: il marcha droit vers elle. Cette lumière partait d'une pauvre cabane, où Paul Marciante trouva un vénérable
vieillard qui lui prodigua, plein de bonté, les soins que
réclamait si impérieusement son douloureux sort. Plein
de reconnaissance, soulagé, réconforté, sauvé du naufrage, Paul raconta au charitable vieillard, dans l'épanchement de son cœur joyeux, la miraculeuse intervention
de sa Protectrice, la Bonne sainte Anne !
SANCTA ANNA, PORTUS SALUTIS NAVIGANTIUM : ORA PRO Nogts !
LE PETIT DIDACE, AGÉ DE 6 ANS, MERVEIL- JEUSEMENT PROTÉGÉ PAR LA BONNE SAINTE ANNE.
Dans une localité nommée Sainte-Marguerite, au diocèse d'Agrigente, vivait Catherine de Leo, dame fort pieuse, qui occupait une position aisée parmi ses concitoyennes, et qui professait uné grande dévotion envers la Bonne sainte Anne, Catherine avait un fils, du nom de Didace, ct qui entrait dans sa sixième année. Or, notre petit Didace s'amusant un jour seul dans le jardin assez vaste qui avoisinait Ja maison, tomba à l'eau, dans un petit étang. Sa mère ne le voyant pas paraître à l'heure qu'elle l'attendait, le fit chercher par ses servantes. Cellesci le trouvèrent, couché sur l'eau, la tête appuyée sur le mince débris d'un simple bâton. Les pauvres filles, tout effrayées coururent en avertir la mère ; la mère accou-
rut de son côté, et pleine de cette intrépidité que la
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nature prête au cœur d’une mère dans de pareilles circonstances, elle entra résolument dans l’eau, tendant néanmoins la main à ses servantes et faisant ainsi la chaîne. “ntre-temps Catherine se souvint de sa grande Patronne, et elle l’invoqua avec une entière confiance. Le prodige était déjà opéré : Catherine amena tranquillement, sain et sauf, son jeune enfant à terre, et dans sa grande joie, mêlée d’une curiosité bien légitime, il lui demanda comment il avait pu se soutenir si longtemps hors de l’eau, appuyé seulement sur un soutien aussi insuffisant que celui de simple fragment d'une perche brisée. L’innocent enfant lui répondit plein de naïveté: ‘Une personne âgée, Maman, et vêtue de blanc, semblable à Ja statue de sainte Anne dans l'église des Franciscains de Sambuco, est venue à mon secours. C’est elle, Maman, qui m'a tenu si longtemps au-dessus de l’eau !’’ Ce
miracle fut confirmé par sa mère sous la foi du serment.