‹ La bonne Ste Anne [microforme]Chapitre 81 sur 124 · COMMENT LA BONNE SAINTE ANNE CONSOLA LES RELIGIEUX DE CITEAUX · texte numérisé non relu

COMMENT LA BONNE SAINTE ANNE CONSOLA LES RELIGIEUX DE CITEAUX

Grande et insigne fut l'apparition suivante de la Bonne

sainte Anne aux Moines de l'Ordie de Citeaux (').

(1) Citeaux est un simple hameau dans le Département de la Côte d'Or (France), à 12 ou 13 milles de la ville de Dijon. C’est là que prit naissance, à la fin du onzième siècle, l'Ordre de Cîteaux ou des Cisterciens, devenu, plus tard, célèbre dans le monde entier.

ne

Ces bons Religieux étaient à moissonner le grain pour les besoins du monastère de Clairvaux. La température était d'une chaleur extrême. Ils en souffraient outre mesure, La sueur ruisselante sur leur front découlait jusqu’à terre. Leur visage était enflammé par la véhémence de leur labeur : ils travaillaient ainsi, avec un soin diligent, pour se maintenir dans la perfection de l’obéissance, Maïs que Dieu est bon; et quelles merveilles n'accorde-t-il pas à ceux qui par amour pour lui, vivent sous la loi, à la fois si douce et si sûre, de l’obéissance ! Sa miséricordieuse bonté accorda à un de ces Religieux, plus spécialement fervent dans son service, une admirable vision, pour sa propre consolation et celle de tous ses Frères. Il arriva donc que ce bon Religieux, qui était en même temps grand serviteur de Marie, levant les yeux vers la montagne, aux pieds de laquelle les Moines faisaient la moisson, en vit descendre majestueusement MARIE, notre Souveraine, sainte ANNE, sa très douce Mère, et sainte Marie-Madeleine, l'illustre amante de son divin Fils, toutes trois, environnées d’une lueur resplendissante et toute céleste. Elles s’approchèrent, tranquilles, des Fils de saint Bernard, et avec l'expression d’une ineffable douceur, elles essuyèrent de leurs propres mains, l’abondante sueur des moissonneurs dont la surprise mêlée à une subite allégresse les mettait hors d’euxmêmes. Après quoi, les trois Ambassadrices du Ciel, faisant conime un parfait éventail avec leurs vêtements

d'azur, agitaient l'air autour des Serviteurs de Dieu et

210 LA BONNE STE ANNE leur faisaient ainsi respirer une brise d’une inexprimable fraicheur. Et lorsque les bons Religieux eurent longue-

ment joui de cette céleste faveur, toute la vision disparut.

‘* Pour moi, ami Lecteur, ajoute ici le pieux Rapporteur de cette ravis:ante apparition, je n'entre point dans la considération de la bénignité ce la Vierge Marie, de la prévoyante et maternelle piété dont Elle use envers ses vrais dévots, je tiens seulement à roter qu'Eile voulut amener avec Elle, dans cette solennelle ambassade, sa gracieuse Mère, Ja Bonne sainte Anne et que cetteadmirable Sainte le fit aviu joie et un empressement tout céleste, parce que les Cisterciens sont les Enfants de Prédi-

lection de sa Fille mille fois Bénie ! "’

Laissez-moi, pieux Lecteurs, ajouter à mon tour, en

terminant : ‘ Voulez-vous tous, vous aussi, mériter les faveurs de choix de la grande et Bonne sainte ANNE, notre incomparable Bienfaitrice du Canada ? Imitez les bons Religieux de Cîleaux : ayez une dévotion sincère, D» e une dévotion toute filiale envers sa Fille Bénie la Vierge

Marie, notre auguste Mère !

AXVI

IA BONNE SAINTE ANNE APPARAIT À UN DE SES DÉVOTS ET LUI OFFRE UN ANNEAU PRÉCIEUX.

À la seconde partie des Chroniques de la Réforme GE) en Sicile, du séraphique Père saint François, le Père

Tagnoletto rapporte qu’il existait autrefois, dans la ville

(1} Saint François d'Assise fonda Trois Ordres, dans l'Eglise :

1. T'Ordre des Frères Mineurs, ou rer Ordre : les Franciscains, en 120),

2. L'Ordre de Sainte Claire, ou 2e Ordre : les Clarisses, en 1212.

3. L'Ordre de la Pénitence, ou 3€ Ordre : le Tiers-Ordre, en 12217.

Le Premier Ordre se divise en trois grandes Familles :

Page 1