XX VIII
COMMENT LA BONNE SAINTE ANNE RESSUSCITA UN ENFANT ET SAUVA LA VIE À SA MÈRE!
Nous lisons dans la vie du serviteur de Dieu, le Frère Innocent de Chiusa, religieux de notre Ordre (1), que se
trouvant un jour à Rome, il s’y rencontra avec le seigneur
(1) Frère Innocent, religieux Franciscain, connaissent déjà, par sa spéciale dévotion À la B
que nos Jecteurs onne sainte Anne !
Domenico, Procureur de notre Couvent de San Ærancesco à Ripa. Ce grand dévot de notre Mère sainte Anne se mit à lui raconter les grandes et nombreuses faveurs qu'il avait déjà obtenues et qu’il obtenait encore sans cesse par l'intercession de sa glorieuse et miséricorcordieuse Bienfaitrice, et il l’exhortait à la prendre, lui aussi, pour sa Patronne et son Avocate auprès de Dieu. Le Procureur, un peu surpris, lui demanda quelle faveur il pourrait bien obtenir de la Sainte.—De très rombreuses, répondit le Frère Innocent — Racontez-moi donc, ajouta alors le Procureur, quelque faveur spéciale que vous avez obtenue par l'invocation de cette Sainte. — Pour toute réponse, le fervent Religieux le prit par la main, le mena dans sa petite cellule cv en ferma soigneusement la porte. Là, seul avec Domenico il lui raconta un grand nombre de faits merveilleux et entr'autres le prodige suivant : ‘‘ Un jour, lui dit-il, je fus appelé auprès d'une moribonde qui devait donner le jour à un enfant mort déjà depuis trois jours, d'après la constatation des médecins. Aucun remède humain n’était plus capable de venir en aide à la pauvre mère qui endurait d'atroces douleurs et qui allait elle-même évidemment perdre la vie. Je me mis alors à invoquer ma Protectrice la grande Sainte Anne, et immédiatement l'enfant vint au monde, mais il était mort et dans un tel état de décomposition qu'il faisait horreur à voir. A ce triste spectacle, toutes les personnes présentes tombèrent à genoux avec moi, et nous priâmes ensemble, avec confiance, l'aimable Sainte,
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de daigner, après avoir sauvé la vie à la mère, rendre
aussi la vie à l'enfant. C'était demander un grand, un insigne miracle,
Notre prière était à peine terminée, que nous vimes cette petite masse de chair déjà en putréfaction se remuer doucement et donner ainsi signe de vie. Les mouvements du petit être s’accentuèrent graduellement : ils prirent la forme d’un bel enfant et nous nous trouvâmes tous devant un vrai et grand miracle, C'était une résurrection véritable, où mieux encore, C'était comme une création nouvelle, Le petit enfant se mit à pleurer ! et nous, à la vue d'un tel prodige, profondément émus nous-mêmes, nous mêlâmes nos larmes de joie aux pleurs du petit enfant, et chacun devine les sentiments d’allégresse qui remplissaient tous les cœurs: comment nous rendîimes grâces à Dieu pour un tel événement et comment tous les assistants s’attachèrent à 1a Grande, à la Puissante, à la Miséricordieuse et Bonne Sainte Anne, et la prirent tout le reste de leur vie pour leur spéciale Protectrice et Mère !’” Ainsi parla Frère Innocent au Procureur Domenico, et la sainte vie de ce grand serviteur de Dieu
est toute remplie des merveilles opérées par l'illustre
Thaumaturge, notre insigne Bienfaitrice, la Bonne sainte Anne |!