‹ La bonne surChapitre 18 sur 26 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

ROSELLA, SPALANZI, peu après SÉPULCRONE.

( Spalanzi sort de la forteresse ; il traverse la scène pour aller chez Sépulcrône. )

V/ u vas tu donc , Spalanzi ?

Spalanzi, continuant son chemin.

Avertir Sépulcrône. Le prisonnier n'a besoin maintenant quft tle lui. ( // entre che\ Sépulcrône. )

Divine Providence ! achève ton ouvrage ; c'est Pinnocent, c'e«t mon frcrc (pie je veux sauver ! ( Elle se retire à l'écart ) Spalanzi pousse Sépulcrône hors du cimetière. Allons, êvcillc-toi donc ?

S î; p iT L c R o N r.

Que me vcnx-tu ? Voyons , qu'est-ce qu'il j"- a ? . • . Qu'esl-ce que c'est?

Spalanzi.

Mais . . . , ma part ?

vS î; P V i. c R o N F.

Tiens , In voilà. Il a fait une chaleur. . . J'ai la têle d'un lourd. . . Pourquoi m'cmpêcher de dormir V . . . Wus-lu pas peur que W ne la luiuigu , ta pari ?

COMÉDIE-LYRIQUE. 3i

Spalanzi. Non. . . Mais que tu ne la boives.

SépulcronEj riant et à parc.

On dirait qu'il est sorcier.

RosELLA (à part ).

II ne s'en ira pas !

Spalanzi examine l'argent que Sèpulcrône lui a donnée Mais , ce n*est guère ?

Skpulcrone.

Combien en veux-tu ?

Nh ! ah ! c'est bon ! . . . Tu ne sais pas , le prisonnier condamné

Qu'a-t-il fait ?

Spalanzi.

Il s'est tué de peur de mourir.

En vérité ?

RosELLA (à part. )

Comment engager adroitement Sépulcrône à rester ?

[^ Sépulcrône tourne les yeux vers Rosella , qui lui fait un signe qu'il entend. )

Spalanzi.

En vérité. Viens ; nous aurons encore le temps de jouer une bouteille.

Sépulcrône.

Deux, si tu veux ; mais va devant , j'ai à parler au frère Angélini.

Spalanzi, en riant, à Rosella.

Si vous allez le confesser, il en a diablement à vous dire. Je suis bien sûr que le coquin ne vous avouera pas toutes ses iniquités.

Sépulcrône.

A la bonne heure , si j'étais chargé des tiennes.

Spalanzi.

Dépéche-toi, je vais tout préparer.

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