Quincaillerie. — Vient de Pest et de Vienne
23. Bijouterie. — Les montres viennent de Suisse. Les horloges et réveils, de Nuremberg et de Vienne. Les anneaux et bracelets, d'Autriche et d'Allemagne. Le doublé, de Westphalie. Les parures en grenat, de Bohême. Quelques instruments d'optique, de Bavière, de Prusse et de Vienne. Importation totale : 315.000 francs
24. Jouets. — Importés de Nuremberg et surtout d'Autriche-Hongrie. Par an : 21.000 francs.
25. Ciment. — Annuellement, 40 wagons de ciment, qualités Portland et Roman.
26. Acier. — D'Angleterre, par Malte, mais en quantités insignifiantes.
27. Divers. — Les voitures, machines, instruments de musique, armes, munitions. Ensemble : 630.000 francs annuellement. Viennent de Pest et Vienne,
28. MfUallnrgie. — Les nombreuses con.slruclions élevé(!s depuis moins de vingt ans ont provoqué rinlroduction de bois, fer, cuivre ouvres, venant d'Autriche, d'Allemagne et d'Angleterre.
L'agriculture, très arrii'rée, consomme peu. Importation totale : i à .*>0<) wagons pour 5.670.000 fr. Les macliines des usines viennent de Pest, Vienne, Galntz et Berlin.
29. Articles d'aineiililcmvnt. — Sont à peu près inconnus des musulmans, dont le luxe consiste en tnpis, divans, glaces, et quelques chaises en paille. Les consommateurs sont donc repré.senlés par le» chrétiens et surtout quelques Européens ou fonctionnaires. Les articles importés viennent d'Aulriche- Ilongrie.
Récemment, deux Italiens ont établi une fabrique de meubles en bois tourné, et font, paralt-il, de bonnes alTairos.
30. Articles de modes, confections, nouveautés, tissus. — Les modes, qui représentent un as.sez gros trafic, proviennent indiroclcment d'Allemagne en passant par les grands magasins.
L'Autrichc-Hongrie introduit de Vienne et de Prague des tissus de laine, de qualité inférieure et d'un prix élevé. La France envoie des draps de luxe. Vienne envoie les tarbouchs rouges; la Perse, les turbans blancs; les Indes, les turbans jaunes.
La Roumélie importe les tissus destinés à l'habillement des indigènes; les plus connus : Ynha et le chaïnk, sont des draps-de laine grossière d'une résistance extrême.
Les seigneurs musulmans eniidoicnt les tissus jaunes et bleus, de fil fin. Les articles de luxe viennent do Constantinople, ainsi que les écharpes de soie multicolores, mouchoirs brodés, foulards de soie, henné, huile de rose, encre de Chine, livres de prière et de commerce des musulmans, qui sont expédiés de Turquie, où des marchands de Mostar vont s'approvisionner deux fois par an.
Il y il maintenant une l'iihrique de passementerie iï Sarajevo. La Bohème et la Moravie im|K»rlent des toiles de lin pour 21.000 francs environ.
Les foulards de coton viennent de Suisse, malgré les droits prohibitifs.
Les soieries de Lyon ne .se vendent plus, étant trop chères; les indigènes tiennent au bon m.irché. La soie de Lyon, par ses couleurs vives, est très estimée pour la broderie. L'.\nglelerre fournissait autrefois les cotons filés, les cotonnades imprimées et les draps, dont une Iwnne partie venait de France et d'Italie. Depuis 1878, et en raison du tarif douanier en vigueur, r.Vulriche-Hongrie a l'éiissi à écarter ses concurrents.
Cependant, si nos commerçants voulaient en prendre la peine, nos draps pourraient certainement lutter avec succès contre ceux actuellement introduits, d'autant plus que cet article est de grande consommation. Cette observation s'applique également pour les soieries, rubans, soies filées et fils d'or.
On peut ajouter, h l'appui de cette observation, que bien des articles introduits dans le pays, les fils d'or par exemple, viennent de France pour la majeure partie. Les fabriques allemandes ne pouvant suffire i\ toutes les demandes sont obligées de s'approvisionner chez nous; nos produits sont donc introduits dénationalisés.