LES AROMATES
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Mous trouvons parmi les parfums le bois d 'Aloès. (Voir : Ps. xlv, 8; Jean, xix, 39.)
Il y a des doutes quant à l’arbre qui fournissait ce bois. Tout ce que nous en savons, c’est que c’était un bois fortement aromatique, qu’on l’employait dans la parfumerie, et qu’il entrait dans la composition de l’encens sacré. Peut-être était-ce un nom générique appliqué à plusieurs espèces de bois qui émettaient un parfum en brûlant.
On a proposé, comme le bois cl’Aloès ou Agallochum des anciens Y Aloëscylon agallochum , arbre de la famille des légumineuses, appartenant à la Cocliinchine, le bois d’ Aigle (Aquilaria secondciria J, origi naire des Indes, YExcœcaria agaUocha , euphorbiacée d’Orient, et, enfin, plusieurs Lauracées.
Quoiqu’il en soit, il ne faut pas confondre le bois d'Àloès avec Y Agave americana , liliacée du nouveau continent, aujourd’hui acclimatée dans le midi de l’Europe et appelée abusivement Aloès, ni avec le genre iinnéen Aloe qui renferme des liliacées à feuilles charnues du sud de l’Afrique et de l’Archipel indien.
Le suc amer de Y Aloe per foliota a été employé de tout temps en médecine comme une drogue fortement purgative. Il était probablement connu des anciens Juifs et employé par eux, grâce à leur commerce avec les habitants de Dedan en Arabie.
Le bois cl’Aloès étant désigné dans l’ Ancien-Testament par les mots ahalim et a ha lot h , c’est à cause d’une confusion produite par la similarité du son qu’on les a traduits par Aloès.