B U X U S SKM PE R VI R EN S
Famille des Euphorbiacées. Arbrisseau ligneux à feuilles persistantes et exhalant une odeur forte. Feuilles opposées, ovales, entières, glabres, luisantes, d’un beau vert. Fleurs monoïques, verdâtres, sessiles, en paquets axillaires ; périanthe formé de quatre segments inégaux accompagnés d’une bractée dans les mâles et de trois dans les femelles ; quatre étamines à filet libre; ovaire supérieur à trois styles. Fruit : une capsule charnue, rouge, sessile, à trois loges, contenant six graines.
Esaïe associe le Buis au Sapin et à l’Orme dans des descriptions de montagnes sauvages et solitaires. (Chap. xli, 19 et lx, 13.)
Il est impossible de prouver absolument que le mot teashur que nos traductions rendent par Buis, indique réellement cette plante. On l’admet généralement cependant, car le Buis convient parfaitement à tous les passages où ce mot est employé.
Le Buis abonde aujourd’hui dans les régions monta-
gueuses de l’Orient. Il a été chanté par les poètes. Virgile, dans ses Géorgiques , voulant établir un contraste entre les terres cultivées et les rochers incultes, nous transporte sur les hauteurs qui dominent la mer Noire :
Et juvat undantem buxo spectare Gytorum.
Le Buis est cultivé comme plante d’ornement et pour son bois qui est très-propre aux ouvrages de tour ; c’est le plus dur et le plus inaltérable des bois d’Europe.
LE CAPRIER