DE LA FLEUR DE LA VIGNE
A7 la fleur...
Ménage, dans ses Observations sur les Poésies de Malherbe, dit, à propos de cette Ode, que Ronsard, au lieu d'acquérir la réputation de docte, acquit celle de pédant. M. Paul Laumonier, dans son Ronsard Poète Lyrique, p. 427, écrit qu'elle est « un des meilleurs exemples que l'on puisse donner des excès où Ronsard est tombé en voulant réagir contre le style prosaïque de ses prédécesseurs... » Richelet s'est chargé de la commenter en partie.
\>rs 1-2 : Le nom d'un mois = La violette de Mars.
Vers 2-3 : Ni la Rose qui de sus la cuisse d'Adon — L'anémone (adonium florem, dit- Pline. Ov. Métam. X).
Vers 8 : Du nom d'Hyacinthe. = " Icy, dit Richelet, nostre Poëte distingue la fleur d'hyacinthe d'avec celle d'Ajax, combien que ce ne sont qu'une //. (Ov. Métani. X.)
Vers Q : Qii'Ajax en/an fa : l'hyacinthe (Ov. Métam. XIII.)
Strophe IV : Celle qui jaunist — le tourneçol. C'est la fable de Clytie, changée en tournesol. Elle enviait Leucothoé, aimée du Soleil, ou Apollon, qui la changea elle-même en arbre odoriférant. (Ov. Meta m. IV.)
Strophe 5 : le narcisse. (Ov. Métam. III.) Strophe 6 : l'arum. « Cela se lit, dit Richelet, dans les x\lexipharmaques de Nicandre 140s, sq.)... Ce fleuron... voulut un jour contester la beauté de Venus, qui, par despit, et en vengeance, enferma au milieu la vergongne d'un asne >/.
Strophe 7, vers 1-2 : l'helenium ou aulnée. (Pline L. XXI, ch. ^■^.) — Vers 3-4 : ^^ On croit, dit Richelet, que ce soit le Lis, qui auparavant estoit toujours rouge ».
(*) Ny l'astre des jardins, l'Œillet, Ny l'une et l'autre Gyroflée, Ny l'Hyacinthe au teint d'œillet, Le GIa3'eul, n}' la Gantelée ;
{Œuvres, 15S7.) ('^) En son cœur la Troyenne espée;
[Œuvres, isSy.) ("*) Ny la blanche fleur qui se fist
[Œuvres, 13S7.) (*) Des larmes de la belle Ileleine ;
[Œuvres, 1584.)
(^) Du laict de sa mammelle pleine,
{Œuvres, 1584.)
C') Du bout de sa fraize esgoutée,
[Œuvres, 1584.)
[') D'elle n'a chanté la louange.
[Œuvres, 1578.)