‹ La bouquinade et autres gaillardisesChapitre 40 sur 48 · IMITATION DE MARTIAL · texte numérisé non relu

IMITATION DE MARTIAL

Tu veux qu'à tous coups...

Épigramme retranchée en 1S78. C'est une imitation de V Epigrainiuc 4(1 du Livre III de Martial : Ad Caudiduiu. On est étonné de trouver une épigramme tellement obscène sous la plume de Ronsard. Elle a été reproduite dans le tome III du Martial de Simon et Auguis. Paris, F. Guitel, s. d. p. 428, Supplément.

BAISER

Ouand, de ta lèvre...

Aulu-Gelle, Nuits, Liv. XIX, 11. Mis en musique à 5 parties, par Philippe de Monte (Souet:^ de Ronsard, 1575). Complet à la Bibl. Nat.

(*) Quand, lors de tes lèvres decloses,

(Œuvres, 1570.) Quand, hors de tes lèvres decloses,

(Œuvres, 1584.) (-) Je sens ton haleine de roses,

(Œuvres, 1571-) (^) Les miennes, les avant-portiers

( Œuvres, 1584.J

SONNET VIII ^4 Jiioii retour...

Vers Q-ii : Ha! tu devrois imiter les pigeons... Dans les-Amou/-s de Marie, Ronsard dit de même (Chanson : Quand ce beau printemps je voy) :

Au moins levé un peu tes yeux

Gracieux, Et voy ces deux colombelles Qui font naturellement,

Doucement, L'amour, du bec et des ailes.

SONNET XLV

D'autant que l'arrogance...

Ce sonnet est irrégulier par ses deux tercets.

(') D'autantj'aime ma vierge, humble, et jeune Maistresse.

(Œuvres, 1587.)

SONNET LUI

Amour, je ne rue plains...

Vers 2 : ...de ma jeune Lucresse. -r Lucrèce de Bacqueville, dit Richelet, jeune, belle, sçavante, des plus parfaites de la cour, estoit une des meilleures amies d' Hélène. » Ronsard lui a consacré un sonnet-épitaphe dans le IT Livre des Sonnets pour Hélène. C'est le LX^ (Cf. éd. Lemerre, iqig, t. I, 325). Richelet tenait son renseignement de Binet : il n'y a donc pas lieu de penser que Ronsard fasse allusion à la Lucrèce antique, comme dans ce sonnet du Carquois, oh. le S' Louvigné du Dézert fait parler la '''' Boiste du Godemichy // :

Allez, œil de Vautour et belliques moustaches. Matamore aviné, fleurant l'escafignon,,

Qui faictes belle jambe, un poing sur le roignon, Qui traictez les tétins en fausseur de rondaches!

Allez, fin Prestolet, parfumé de pistaches, Bavlleur de petite-oye, et... petit compaignon; Vous, crâne de Pédant, chauve comme un oignon; Vous, Rymeurs en lambeaux, tout gastez par les taches!

Allez offrir ailleurs vos appas rebuttez, Vostre amour malhonneste et vos civilitez : De vos prétentions s'offusque ma Maistresse.

Je le sçay, car, soubvent, après vostre despart.

De moy, discrette Boiste, elle tire un poignart, |

Et s'en fiert un grand coup, telle une autre Lucrèce!

Voyez, dans notre édition des Œuvres Satyriques Complètes du S' de Sigogne, l'Édition, iq20, la pièce sur le Godemichy des filles de la Reine, et la note qui l'accompagne, empruntée à Brantôme.

(i) C'est un gros instrument par le bout etrecy,

(Œuvres, 1609.)

(2) Une glaire espessie, entre les draps gluante,

(Œuvres, i6oq.)

(3) Que se feindre Lucesse avec un tel remède!

(Œuvres, i6oq.) Que se feindre Lucresse avec un tel remède!

(Œuvres, 1617.)

SUR LA NEPIIELOCOCUGIE

de Pierre Le Loyer

Loyer, ta docte Muse...

Cette épigramme fut publiée en tête de la Nephelococugie on la Nuée des Cocus, non moins docte que facétiense, dans les Œuvres et Meslanges poétiques de Pierre le Loyer Angevin, 1579- Gay ne l'a pas reproduite dans la réimpression de 1869 de cette spirituelle imitation des Nuées et des Oiseaux d'Aristophane.

Dans sa Vie de P. Le Loyer, Colletet raconte que Ronsard, étant à Angers dans la boutique d'un libraire, entendit parler de la Nuée des Cocus, qui allait paraître. « Il composa sur le champ quatre vers qu'il envoya dès l'heure mesme h. l'autheur de la pièce... »

M. Paul Laumonier a reproduit l'épigramme de Ronsard au t. VI des Œuvres Complètes, Lemerre, 1919, p. 442.

SONNET

QjLe je serois marry...

Tous mes désirs estoient de m'en veoir guerdonné.

(Œuvres, 1592.)

non encore imprimée.

Tu te inocqiies...

Cette pièce et la suivante n'ont pas été recueillies dans les Œuvres de Ronsard, sauf par M. Paul Laumonier, Lemerre iqiq, t. VI, 4S0 et 451. L'attribution des Fleurs d'es Plus excellents Poètes, et surtout celle du ms. 488, permettraient de les croire authentiques, bien qu'elles aient été rejetées par les exécuteurs testamentaires. On ne saurait, cependant, se prononcer d'une façon définitive. Cf. Frédéric Lachèvre, Rec. Collect. de Poés. Libres et Satyr., Paris, Champion, 1914, 337 ; Bibl. des Rec. Collect. de poésie, I, 21, 200-300 ; Paul Laumonier, Tableau Chronologique des Œuvres de Ronsard, Paris, Hachette, igii, 73 ; Intermédiaire des Chercheurs, 10 nov. i8b0, p. 646; 10 janv. 1867, p. 13.

(*) Non plus qu'à ton ventre ne fault

(Ms. 488.) (-) De pelissons, tant il est chaut.

{Cah. Sat., 1618.) (^) Tous les tisons ardans Attisent la dedans

(Ms. 488.) (^) Que l'air de la fournaise.

(Ms. 488.) (^) Ainsi le fou frappeur,

(Cab. Sat., 1700.)

C^) Esbranlé de la main,

(Ms. 488.) (') C'est bien afin que ma cervelle

(Cab. Sût., roiS.) {^) Et que mon double tafetas

( Li\s Fleurs, 1601.) (^) La face ravaler en bas.

(Ms. 488.) ('") La viande, et induit

Que plus chaud il demeure :

(Cab. Sût., 1018.) La viande, et mieux il duit

( Cab. Sat., 1700.) ('*) Cuite en perfection, Fait la sancté meilleure.

(*'^) Qui plus grosse aux couillons s'arreste

(Ms. 488.) (*-^) Prend l'un et l'autre point :

(Cab. Sat., 1700.) (*^) Et te souviens, champloy,

(Cab. Sat., 1700.)

AUTRE, DU MESME A la mesme Dame.

Contente toy...

(*) Tu es, je ne mens point,

(Cab. Sat., 1619.) (-) Qui au montoir se plaît,

(Cab. Sat., 1700.)

230 (jAILLARDISES de RONSARD

(^) Mon y. n'est pas mon doy,

fCûb. Sût., ibi8.) Mon y. n'est pas mon doigt,

(Cab. Sût., 1700.) (*) Et sont tours de jeunesse.

(M^ 488.) {■') Mon cheveul blanchissant,

(Les Fleurs, lOoi.) Mon cheval blanchissant,

(Les Muses Gai'U., 1609.) Mon cheveu blanchissant, De mon V. va chassant

(Cab. Sût., 1(318.) Mes cheveux, blanchissant, De mon \'. vont chassant

[Cab. Saf., 1700.) C*) L'hiver n'est pas esté :

(Ms. 488.) (") Je le confesse et jure,

[Cab. Sût., 1700.) (^) M'échauffoit bien le flanc

(Cab. Sat., 1700.) (•') Il resemble au goulu,

(Les Muses Gaill., iooq.) {^^) Tout à la fois consume :

(Cab. Sat., 1700.) (") Son argent dans un lieu, Trouve à la fm l'écume.

(Cab. Sat., 1700.) (*-) De l'homme; n'est repeu

(Cab. Saf., 1618.)

De l'homme; il n'est repeu

(Cab. Sat., 1700.) (*3) Souvent, de petits mets

(Ms. 488.) (*'*) Ne fronce ce sourcy :

Si tu les veux ainsi,

{Les M lises Gai IL, 1009.)

SONNET LVII

Maistresse, embrasse nioy...

Cf. Pierre de l'E&toille, Méiuoires-joiiniaiix, éd Lemerre, t. VIII, iq Fév. iboy, p. 276 : « M. Despinelle m'a donné, ce jour, diverses poésies non imprimées, entre lesquelles y a Lîiiict sonnets de Ronsard en faveur d'une des filles de la feue Roiiieinere, qu'on a tirées des mains de M. Gallandius. > Ces huit sonnets furent recueillis en 1609. Sur le nombre 9 de ces sonnets dans l'éd. Blanchemain (l, 416), cf. Paul Laumonier, Tableau Chronologique des Œuvres de Ronsard, Paris, Hachette, iQii, p. 74.

(*) Je ressusciteray alors ainsi là bas,

(Paru. SaL, 1022.)

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