AU ROY FAISANT L'AMOUR
AUX NONNAINS L'an 1580. Sonnet.
Est ce exemple de Roy...
Dans L'Estoille, déc. i=)8o, ce sonnet est précédé de la note suivante : « En cest an 1580, sur ce que le Roi, non obstant la Peste et la Guerre qui travailloit son pauvre Peuple de tous les costés, ne laissoit d'aller voir les Nonnains, et ne bougeoit de leurs couvents et abbayes, à leur faire l'amour, on publia à Paris le Sonnet suivant, qu'on adressoit à sa Majesté, comme si sa mauvaise vie eust esté cause de tout le mal qu'enduroit le Peuple ».
DU BEAU MAUGERON
Qiiand ce beau Maugerou...
<r Le dimanche 27" avril [i^ySj, dit L'Estoille, pour demeslerune querelle née pourfort légère occasion.
le jour précèdent, en la cour du Louvre, entre le seigneur de Quelus, l'un des grans mignons du Roy, et le jeune Entragues, qu'on appeloit Antraguet, favori de la maison de Guise, ledit Quelus, avec Maugiron et Livarrot, et Antraguet avec Riberac et le jeune Chomberg, se trouvèrent des cinq heures du matin, au Marché-aux-Chevaux (anciennement les Tournelles, près la Bastille-Saint- Anthoine), et là combattirent si furieusement, que le beau Maugeron et le jeune Chomberg demeurèrent morts sur la place. Riberac, des coups qu'il y receust, mourust le lendemain à midi. Livarrot, d'un grand coup qu'il eut sur la teste, fut six sepmaines et enfin reschappa. Antraguet s'en alla sain et sauf aveq un petit coup, qui n'estoit qu'une esgratigneure au bras... // Voir la suite à la note suivante.
Le sonnet du beau Maugeron est précédé dans L'Estoille de cette note : -'•' Le Dimanche l'f Avril 1578, ce beau Mignon mourust sur le Champ du Combat, et expira en regniant Dieu. Le Testament de Maugeron, Je regnie Dieu (dit nostre M^ Poncet en sa chaire), est qu'il le faloit traîner lui et ses compagnons à la Voierie ; Non obstant lesquelles remonstrances le Ro}^ l'honnora lui et les autres de superbes Convois, Services et Sepulchres de Princes et voulust que les plus grands de sa Cour assistassent à leur Enterrement et Service, ce c|ue Ja pluspart firent comme par contrainte et à regrets >.
Cf. d'Aubigné [Œuvres <loniplètes, Lemerre 1877, II, 283, Confession de Sancy) : « et si je
redisois les paroles du Prince, adveillé sur Maugeron mort, ayant la bouche collée entre les deux parties honteuses, je ferois desplaisir au comte de Carnavas, qui, leur ayant preste la chambre, les espia par un trou du cabinet ».
AU ROY
Sur la mort de son Quelus. 1578.
Sire, connue Q^iielas...
« Quelus, reprend L'Estoille (suite de la note précédente), aucteur et agresseur de la Noise, de dix-neuf coups qu'il y receust, languist trente-trois jours, et mourust le jeudi vingt-neuvième may, en l'hostel de Boisi, où il fut porté du champ du combat, comme lieu plus ami et plus voisin. Et ne lui proufita la grande faveur du Roy, qui l'alloit tous les jours voir, et ne bougeoit du chevet de son lict, et qui avoit promis aux chirurgiens qui le pensoient cent mille francs au cas qu'il revinst en convalescence, et à ce beau mignon, cent mil escus pour lui faire avoir bon courage de guérir. Nonobstant lesquelles promesses, il passa de ce monde en l'autre, aiant toujours en la bouche ces mots, mesmes entre ses derniers souspirs qu'il jettoit avec grande force et grand regret : « Ah ! mon Roy, mon Roy ! >/> sans parler autrement de Dieu ni de sa mère. A la vérité, le Roy portoit à Maugeron et à lui une merveilleuse amitié, car il les baisa tous deux morts, fist tondre leurs testes et
emporter et serrçr leurs blonds cheveux, esta à Quelus les pendans de ses aureilles, que lui-mesme auparavant lui avoit donnés et attachés de sa propre main.
Telles et semblables façons de faire (indignes à la vérité d'un grand Roy et magnanime comme il estoit) causèrent peu à peu le mespris de ce Prince, et le mal qu'on vouloit à ses mignons qui le possedoient, donnèrent un grand avantage à ceux de Lorraine, pour corrompre le peuple et, dans le Tiers-Estat, créer et former, peu à peu, entièrement leur parti, qui estoit la Ligue, de laquelle ils avoient jette les fondemens des l'an précédent 1557.
Grand nombre d'Epitaphes, Tombeaux, Vaudevilles et de toutes sortes de poésies latines et françoises, pour et contre ces mignons, selon l'humeur des esprits, furent semés et divulgués à Paris et à la Cour, tant sur leur beau combat que sur leur mort... »
A la suite des pièces françaises et latines recueillies par L'Estoille, celui-ci a écrit :
Leurs corps à tous reposent à Saint-Pol, Serrail des mignons.
Le 2 janvier 1589, le peuple, dit encore L'Estoille, € continuant ses furies et insolences, auxquelles lesanimoient leurs curés et prédicateurs, abbatist et demolist les sépultures et ligures de marbre que le Roy avoit faict ériger auprès du grand autel Saint- Pol à Paris, à deffuncts saint Maigrin, Quelus et Maugeron, ses mignons, disant qu'il n'appartenoit pas à ces meschans athées, morts en regniant Dieu,
sangsues du peuple et mignons du tiran, d'avoir si braves monuments et si superbes en l'église de Dieu, et que leurs corps n'estoient dignes d'autre parement que d'un gibet. »
Voyez la note au Sonnet : Q^iiatre Roys ont régné.
Abel. — On a cru que ce prénom désignait Abel de la Ilarteloire. Mais on voit que c'est un domestique, et probablement le portier du collège. Dès 1578, Abel est remplacé par Corydon, qui désigne toujours un page ou un serviteur dans les Œuvres de Ronsard.
Aggravante. — Voir Acravanté.
Aghernok. — 1'' pers. plur. de l'impérat. à'Acherner, ou acharner, c'est-à-dire, au propre, donner la curée aux chiens, ou se repaitre de la curée. Au figuré, remplir, garnir de viande.
Agravanté. — Accablé.
Adenté. — Tombé, couché. Dans la Chronique de Saint-Denys : « Ainsi qu'elle fut ademptée en un banc sur oreillers et sur quarreaux. »
AiNçois. — Mais ; cependant; mais plutôt.
AiNS. — Mais ; avant.
AiNSiN. — Ainsi.
Alsinois (Conte d'). — Nicolas Denisot, dit le Conte d'AIsino/s. Voyez le Glossaire du Livret de Folastries : Le Conte.
Alumelle. — Lame, épée. Sens obscène.
Amiclées (Forests). — « Les filles de Lacedemone et de Lacene avoient coustume de se despoûiller
toutes nues au bord du Oeuve Eurote, et de luitter les unes contre les autres, mesmement contre les garçons ou d'aller à la chasse par les forests Amyclées... en montrant leur grève, chaussées d'un brodequin à la façon de leur pays. » (Muret). Les Forêts Amyclées étaient ainsi nommées d'Amyclae, ville de Luconie, située sur l'Eurotes, et consacrée à Apollon.
Androgyne lien. — Allusion au mythe de l'Androgyne dans le Banquet de Platon.
AxTiNÉE (Ville). — Antinopolis. L'empereur Adrien fit bâtir cette ville en l'honneur d'Antinous, son favori, qui s'était noyé dans le Nil. Des autels s'élevèrent dans un temple magnifique portant cette inscription : A Antinous, Synthrône des dieux d'Egypte — c'est-à-dire, participant aux mêmes honneurs. La divinité d'Antinous finit avec le prince qui l'avait créée.
Anube. — Anubis.
Arcer la vue. — Enflammer la vue de désir. Arcer est le même verbe qu'ardoir, arder, etc. ; mais il s'employait surtout pour ériger, dans le sens erotique.
AsiNOis (Conte d'). — Yo'w Alsinois.
Baguesse. — Bagasse ; Servante ; S3'nonyme de garce et de fille publique.
Bas. — (Musique). Bassus.
Bastera (II). — Il suffira. Italianisme.
Bavieres. — Par Surye et Bavière, on entendait la médication mercurielle et les bains de vapeur que l'on faisait prendre aux vénériens. L'exsudation, l'expectoration et l'augmentation salivaire résultant
de ces traitements justifient l'emploi de ces deux jeux de mots, que l'on rencontre très fréquemment dans les écrits burlesques et satiriques des xvi' et xvir siècles.
Berger. — Bertrand Bergier. Cf. Livret de Folastries, 132-135.
Bergier. — \'oir Berger.
Bers. — Berceau.
Bessonne. — Jumelle.
BiENVEiGNE. — De hienveigner, souhaiter la bienvenue.
Blandist. — De blandir, caresser.
Bragards. — Galants, gaillards.
Bril. — Brindilles de rameau
Bure. — Nom de femme du peuple, fille ou servante.
Gaie. — Caïus Galigula.
Gapel. — Condisciple de Ronsard à Coqueret, il devint docteur en médecine. Cf. Maurice de la Porte : Ép ithetes franco ises, 1 5 7 1 .
Garoles. — Danses.
Gart. — Quatrième.
Gassandre. — Ronsard rencontre Cassandre Salviati, âgée de 14 ans environ, le 21 avril 154^ à la cour de Blois.
Elle descendait d'une famille florentine, et habitait le château de Talc}'. L'année suivante, sans avoir rien accordé au poète, elle épousa un seigneur du Vendômois, nommé de Pré ou du Pray.
Gaute. — Fourbe, artificieux.
Gherouvrier. — Célèbre compositeur de musique, à qui Ronsard dédia le Sotici, en 1569.
Chevel. — Cheveu.
Chienne. — C'est la constellation du Chien, qui amène en été les orages.
Choiseul. — Christofle de Choiseul, abbé de Mureaux. Belleau lui dédia, en 1556, sa traduction d'Anacréon.
CiMETERES. — Cimetières.
Cornés. — Cornets à bouquin.
Coupables de Minos. — C'est-à-dire les Ombres qui comparaissaient devant Minos, juge souverain des Enfers.
Cuisse-né. — Par allusion à la double naissance de Bacchus. Cf. Livret de Folastries, Glossaire.
Cyprine. — Epithète de Vénus, nommée aussi Cyprienne. Elle était particulièrement honorée à Cypre.
Débaus. — Plaisir, ébat.
Denys. — Dionysos.
Des Mireurs. — Condisciple de Ronsard à Coqueret. Vovez la notice du Livret de Folastries. Il s'établit médecin à Dieppe. Cf. Revue d'Hist. Litter. 1890, 356-300; 1904, 445.
Desserre. — Abandonne.
Deut (Ne SE). — Présent du verbe doiiloir, se plaindre, s'attrister, se lamenter, etc.
Die. — <?( Die est une petite isle, où Ariadne (du nom duquel est venu le nom d'Adrienne) fut délaissée par son traistre amoureux Thésée ». (Muret.)
Dîne. — Digne.
Do. — François d'O, surintendant des Finances.
Dores (Toy qui). — C'est Dorât, que Ronsard désigne, en jouant sur son nom.
Egrafixer. — Egrafigner, égratigner.
EjARTER LE Thracien. — C'est-à-dire couper les jarrets. L3xurgue, roi des Edones, ayant maltraité les nourrices de Bacchus, le dieu lui inspira une telle fureur que, croyant'couper les vignes, il coupa les jambes à son fils Dryas, et se mutila lui-même.
E.MBLE (On). — D'cnibler, enlever.
E.MPiRE (Oui LE DEVANT n'). — Cest-à-dire qu'il n'engrosse pas les femmes.
Entourné. — Environné.
Entroi (]'). — J'entends faiblement.
Epingler. — Epinglier, boîte ou pelotte à épingles.
Erote. — L'Eurotas.
Etourbillons. — Estourbillons. Le poète désigne en cet endroit les vertiges et les visions de l'ivresse. On dit encore : être estoiirbi.
EuROTE. — L'Eurotas.
EviEN. — Surnom de Bacchus : Inspiré, prophétique.
Fétia. — Festoya, régala.
Fis d'or. — Fils d'or.
Flus. — Au jeu, suite de cartes de la même couleur.
FoNTELÈTE, OU FoNTENETTE. — Diminutifs de Fontaine.
Friquenelles. — Au propre, femmes galantes, coquettes. Au figuré, les Mignons.
Geans. — \'oir Livret de Folastrics, Glossaire.
Gennes. — VoMV géhennes, gênes, tourments.
GoDMiCY. — Godemiclw, dont godeniiché est la corruption.
GoRRiERS. — Gens glorieux et recherchés dans leur toilette, vêtus à la mode.
Grelissant (En). — En devenant grêles vers le bas; en s'amincissant.
Grenouillans. — De grenouiller. En ce sens, boire avec excès.
Grève. — Jambe.
Guerdonné. — Récompensé.
GuiLOis (Thenet). — Cet inconnu était sans doute un condisciple de Ronsard à Coqueret.
Guiterre. — Guitare.
Hain. — Hameçon.
Hante. — Bâton, fût d'une hallebarde. Hampe en est la corruption. Sens obscène.
Harteloire. — Jean de la Harteloire ou Hurteloire, personnage inconnu, condisciple de Ronsard à Coqueret. Ronsard lui dédia l'Ode XI du 11' Livre des Odes. De 1555 à 1573 elle est dédiée cà son frère Abel. Cf. Annales Fléchoises, igob, iSg.
Hercueil. — Arcueil.
Ideans (Cornés). — Les cornets à bouquin des Cor V hautes.
Invasibles. — Offensifs, propres à l'attaque.
Indine. — Indigne.
Iris. — Messagère de Junon et des dieux. Ronsard fait allusion à l'arc-en-ciel. Il feint de croire qu'il est formé de l'eau aspirée des fleuves, que l'orage a fait déborder.
Jamin. — Amadys Jamin.
Janet. — Voir page 200.
Jeanne. — Voir page 203.
26b GAILLARDISES DE RONSARD
Jonchée. — La paille ou les joncs qui recouvraient autrefois les carreaux ou les dalles.
Landie. — Parties sexuelles de la femme (landicd) .
Latan. — Personnage inconnu, condisciple de Ronsard à Coqueret.
Le Loyer (Pierre). — Poète et démonograplie, né à Huillé, près Durtal, en Anjou, (i 550-1634). Fit son droit à Toulouse, où il remporta l'églantine des Jeux Floraux, et, de retour en sa province, fut pourvu d'une charge de conseiller au présidial d'Angers. Œuvres et Mélanges Poef., Paris, 1579; Quatre Livres des spectres ou apparitions, 1586, 1606, 1608, etc.. La Néphélococugie a été réimprimée par Gay, en 1869, avec une notice de Gustave Brunet.
Lenean. — Surnom de Bacchus. Cf. Livret de Folastries, Glossaire.
LiGNERi. — Claude d'Humières. S"" de Lignery de Lassigny. Cf. Rev. d'Lîist. Mod., 191 1, 203. Il était condisciple de Ronsard à'Coqueret.
LiMONNiER. — Cheval limonier. Le poète veut désigner, non Pégase, qui n'est pas attelé, mais l'un des chevaux de Phébus-Apollon, qui traîne le char du Soleil, et qu'il assimile à Pégase.
Los. — De Laus, louange. A aussi le sens de Gloire, comme dans l'ode à la Fontaine Bellerie : Non indine de ton lôs.
LucRESSE. — Yoh' page 223.
LuiTTE. — Lutte. Sens erotique : l'accouplement.
Lyéan. — Surnom de Bacchus : qui délivre.
Marie. — Voir page 215.
Maslle (Ils troussent en). — Comme s'ils chargeaient leurs adversaires en porte-manteaux derrière la selle. Terme de dérision.
Memphienne. — Cléopâtre.
MiRABOLANS. — Mirobolants. Fruits confits ou desséchés, importés des Indes et de l'Amérique, dont quelques-uns, comme ceux du gingembre, étaient aphrodisiaques.
Mousse. — • Emoussé.
MuGUETTE. — Courtise.
MuGUETTÉ. — Parfumé comme une coquette.
Naquets. — Jeunes gens de basse naissance, qui suivaient à pied les gentilshommes qui les louaient. Une de leurs fonctions particulières était de marquer les coups du jeu de paume. On les nommait aussi hoidiers et hordeliers.
Naxe (Roi de). — De Naxos, où l'on rendait un culte à Bacchus.
Nyséan. — De Nyse, ville et montagne où l'on célébrait un culte à Bacchus.
Noue. — (...une rose qui noue — De sur du laict). Qui flotte...
OciEUX (Chaos). — Qui ne produit rien.
Ogygienne (Thebes). — D'Ogygius, surnom de Bacchus. Le dieu avait donné la liberté aux Thébains, qui l'honorèrent d'un culte particulier. Cf. Livret de Folastries, Glossaire : Lyssien.
Pantiere. — Filets d'oiseleur.
Paphienne. — De Paphos, c'est-à-dire Vénus.
Paranelle (Fuite). — Pérennelle, pérenne : perpétuelle. '''' Ruisseaux perennes ». Montaigne III,
Parien (Marbre). — Marbre de Paros.
Pelisson. — Peau fourrée.
Penthée. — Cf. Glossaire, Livret de Folastries.
Peneux. — Honteux.
Père. — Surnom de Bacchus. Cf. Livret de Folastries, Glossaire.
Phryxe. — Phryné.
PoRTiE. — Portia.
PouPELLÉ. — Poupelet, enfantin.
Poutre. — Jeune jument, non encore saillie.
Ramentoy (Te). — Te souviens.
Ratapenade. ou Ratepenade. — Ce mot, pris trop souvent dans son sens propre par les lexicographes, et qui signifie chauve-souris, désigne les faux cheveux ou le genre de coiffure en forme d'ailes de chauve-souris, que l'on porta au XVP. Dans le Glossaire du Sigogne, nous avons commis la même erreur que nos confrères.
R'iBARBOTANT. — Gromellaut, parlant entre ses dents.
Reboucher. — Emousser.
Reflos. — Ondoiement de cheveux au vent.
Rejergoxxant. — Rejargonnant. Du Jargon ou langage des oiseaux : leur chant.
Reviraxt. — Retournant.
Rhexois. — Les soudarts des bords du Rhin.
Roland. — Celui de Boïardo : Roland V Amoureux.
Romain (Le Mol). — Antoine.
Rouant (Se). — ^r ... Maint verre Mi plein, erre.
Sus les vagues se rouant. »
C'est-à-dire flotte en tournant sur soi-même.
Semble. — Sémélé, mère de Bacchus.
Serene. — Sirène.
SiDERE. — Maîtresse de Jean Brinon, conseiller au Parlement de Paris. C'est à lui que Ronsard dédia ses Meslaiiges, et plusieurs poésies.
SiNOPE. — Voir page 214.
Sottie. — En ce sens, stupide dépendance.
Spelonque. — Caverne.
SuRCRAisT. — Surcroit.
Surnouant. — Surnageant. De sur, et de nouer, nager.
Surye. — Suède. Voir Bavicres.
Tables. — Latinisme. Ce sont les planches du navire, et, en ce cas, les épaves.
Telephe. — Cf. Livret de Folastries, Glossaire : Mysie ( Sol d art de).
Temples. — Tempes.
Test. — Crâne.
Thebain. — {Sous la terre. — Avec l'âme du Thebain). Orphée; Ronsard l'assimile à x\mphion.
Thebain père. — Cf. Livret de Folastries, Glossaire ; Lyssien. Surnom de Bacchus.
Thevet (André). — Voyageur et cosmographe, né à Angoulême, en 1502, mort à Paris en 15Q0. Il prit l'habit de cordelier, et obtint de ses supérieurs la permission de voyager. Il parcourut l'Asie, puis le Brésil, et fut enfin nommé aumônier de Catherine de Médicis, avec les titres d'historiograghe et cosmographe du roi. Il mentait comme un voyageur... Cosmographie du Levant, 1554; Singularite:^ delà France antarctique, 1558; Cosmogra-
phie universelle, 1571 ; Vrais portraits et vies des Jioninies illustres, 1584, etc. Les Singularité;^ ont été réimprimées, en 1878, par Gaffarel. Cf. La Croix du Maine et Du Verdier; Niceron ; Lelong, Bibl. hist. de la France ; P. Laumonier, Rev. de la Renaiss.y 1083, 65-69. Voir page 233.
Thiases. — On appelait thyases les danses des Bacchantes en l'honneur de Bacchus. Ne pas confondre avec les danseurs eux-mêmes, qui portaient des peaux de boucs et de béliers. Thyase est un mot phénicien qui désigne ces animaux.
Thomas. — Voir page 209.
TiNE. — Tétine; bout du sein.
TocQuoiT. — Frappait. Se disait surtout du tambour. Sens obscène.
Touillant (Se). — Se souillant.
Trac. — Trace, piste.
Trahis (Nez). — Bien fait, joli.
Tréluisantement. — Adverbe formé sur Trcluire, briller d'un éclat intermittent.
Trietere. — Surnom de Bacchus, à cause des fêtes triétériques, qui se célébraient tous les trois ans.
Urvoi. — René d'Urvoi, sieur de la Rougellière et de Fouillé. Ami et compatriote de Du Bellay, il le suivit au Collège Coqueret. Ronsard lui dédia l'Ode XVII du IV= Livre des Odes.
Van. — Voir au mot Panier ^ dans le Glossaire du Livret de Folastries.
Vilant. — De viller, au villier, crier d'impatience. Cf. Lacurne de Sainte-Palaye.
VoiTRE (Se). — Se vautre.
VouTis (Sourcil). — En forme de voûte, arqué.
{Les vers en italique indiquent les pièces de l'Appendice.)
A ce malheur qui jour et nuict me poingt 95
A Dieu, Cons rondelets, Corralines Fossettes, 99
Amis, avant que l'Aurore 32
A mon retour, (hé, je m'en désespère!) 85
Amour, je ne me plains de l'orgueil endurcy 87
Bidet, que l'orgueil ne vous piqtie 114
Brissac aime tant l'Artifice, 117
Ce grand Perigourdin qui, d'un pas dédaigneux, ... 112
Ce petit Diable Dieu, ce Dieu fils de putain 11
Ces flots jumeaus de lait bien époissi 3i
Ceux qui vont revirant l'Evangile avéré, 117
Contemplant l'autre jour un amas de Médailles loi
Contente toy d'un poinct : 91
D'autant que l'arrogance est pire que l'humblesse, .... 86
Douce beauté, meurdriere de ma vie 209
Douce lancette à la couleur vermeille, 105
En quelle nuict, de ma lance d'yvoire 104
E ! que je porte et de hayne et d'envie 76
Est ce exemple de Roy que défaire l'amour 118
Foutes Bouches, Culs, Cons, et d'une main lubrique ... 98
Ganiiued' s effrontés, impudique canaille, iio
Ha ! Seigneur dieu ! que de grâces ecloses 56
Heureuse fut l'étoile fortunée 30
Il me desplaist beaucoup qu'une nouvelle Mesche .... 98
Ils yront, non feront, ces Courtisans gorriers, m
Jaii'.", on te baisant, tu me dis. 69
Je croi qu'il veut sçavoir que c'est de l'Evangile 117
Je me ri, quand je voi de ces jeunes guerriers 112
Je ne suis seulement amoureus de Marie, 75
Je vous mourir pour tes beautés, Maistresse ; 58
Je veus, Muses aus beaus yeus 19
Je voudrois estre Ixion et Tantale 57
Las ! pour vous trop aimer je ne puis vous aimer 77
La volupté, la gourmandise 74
Les Rhenois sans pitié, grenouillans à la table 108
Lover, ta docte Muse n'erre 87
Maistresse, embrasse moy, baise moy, serre mov 94
Marie, à tous les coups \olis me venez reprendre 74
Ne peindés ung Lévrier par les Lièvres chassé, 109
Ne festonne, Bignet, si maintenant tu vois 106
Ni la fleur qui porte le nom 81
Nuit, des amours ministre, et sergente fidèle 26
Ores l'effroi et ores l'espérance 28
Or, que l'hyver roidist la glace espesse, 83
Pein moi, Janet, pein moi, je te supplie, 62
Petit nombril, que mon penser adore 29
Pleut-il à Dieu n'avoir jamais tàté 56
Pourquoi, comme une jeune Poutre, 73
Pourquoi dors tu, mon Roi, si long tenis eju/ianté . . . iio
Pourtant, si j'ay le chef plus blanc 73
Pourtant, si ta maîtresse est un petit putain 77
Ouand au temple nous serons 71
Quand ce beau Maugeron print naissance it v bas, ... 119
Quand, de ta lèvre à demy-close, 85
Quand en songeant ma foUàtre j'acolie 30
Quand je veux en amours prendre mes passetems 70
Quatre Rois ont régné dépuis ma congnoissance : . . . 116
Que je serois marry si tu m'avois donne 88
Quelus n'entend pas la manière 114
Sainct Luc, petit qu'il est, comniande bravement .... 113
Si c'est Amour, de vivre comme beste 118
Si d'un mort qui pourri repose 60
Si j'ayme, depuis naguère, 79
Si je puis ma jeunesse folio . 59
Sinope, que je sers en trop cruel destin 78
Sire, comme Queliis, nagneres, a esté 120
Si tôt, ma doucette Isabeau, 59
Ta Génisse n'est assés drue, 18
Thevet avoit bien fréquenté, 100
Touche de main luignonne, fretiUcirde 105
Tu me fuis d'une course viste 27
Tu te mocques, jeune ribaude : 89
Tu veux qu'à tous coups, d'un valet 84
Voions de nostre Estât Vinconstante iimniere, 108
Vous estes déjà vieillie, et je le suis aussi : 88
Vous joués comme aux dés vostre couronne, Sire , .... 107