LES DONS DE JAQUET A ISABEAU
Si tôt, ma doucette...
Pour l'inspiration et les sources de cette pièce, imitée de Navagero, cf. Paul Laumonier, Ronsard
NOTES ET VARIANTES iqq
Poète Lyrique, 12Q-130, 441-443. Elle ne reparut pas dans les éditions collectives postérieures à 1573. Fut-ce à cause du remaniement de 1567, qui en détruisit l'ordonnance strophique (voir ci-dessous la dernière variante) ? Ou bien, Ronsard, dédaignant de reproduire le texte primitif, en lit-il le sacrifice à Du Bellay, pour la même raison qui lui fit écarter la pièce précédente et plusieurs autres de même style? C'est en tous cas un petit poème d'une rusticité charmante, un de ceux qui justifient le Sonnet de Mellin de Saint-Gelais A Pierre de Ronsard, sur son livre intitulé les Bocages :
Quand il te plaist tu esclaires et tonnes ; Quand il te plaist doucement tu resonnes, Superbe au ciel, humble entre les bergiers. (') Que l'Aube, qui t'est ressamblable,
[Œuvres, 1560.) Que l'Aube, à tes yeux ressemblable,
[Œuvres, 15 07.) (^) (Si l'amour de Jaquet tu sens T'echaufer les veines tendrettes) Vien seule, auprès de ces coudrettes.
Je te donray mes beaux presens.
[Œuvres, 1560.) Tu viennes quérir tes presens Dessoubz la coudre, où je t'atens:
Tu sçais où elle est, mignonnette :
Mais vien, mon cœur, toute seulette.
[Œuvres, 1567.)