ACTE I. k
Les autres y inventant et semant de faux bruits, De la frayeur publique ont récolté les fruits; D'autres, par les appâts d'un dividende énorme,
Haussent les actions d'une entreprise informe, Puis les laissent, aux yeux d'acquéreurs stupéfaits, Retomber à zéro, dès qu'ils s'en sont défaits; Et dis si les maisons, par les grecs fréquentées, Ont employé jamais cartes plus bizeautées.
— Va -t'en; va -t'en; va -t'en. *
LEON, Mlmni.
Mais on gagne pourtant; On gagne; j'en connais un exemple éclatant.
Encor ne suivait -on qu'un intérêt vulgaire; Moi, le dieu des amants me conduit et m'éclaire.
DBLATOVH.
Je le veux, tu seras un des rares élus;
Si tu gagnes beaucoup, tu voudras gagner plus ;
Le gain accroît la soif; Tor grise la prudence;
Le bien-être conquis appelle l'abondance;
L'abondance dévoile à nos yeux éblouis
Les splendeurs, le pouvoir, |es rêves inouïs.
On a fait peu de rien, et de peu quelque chose;
Pour arriver à tout, il suffit que Ton ose;
Le plus rude est franchi; le chemin est frayé;
Du gouffre qu*on côtoie on n'est pas effrayé ;
On monte; — et quand on touche au faîte inabordable,
Vient la chute rapide, immense, formidable.
Cette histoire, commune à bien des gens à bas.
Serait la tienne encor, mon cher, en pareil cas.
LÉON
Oh! je suis sûr de moi; j'aurai celle que j'aime, * Et je m'arrêterai.
LA fiOUAS£
DELATOUR
Bahl tous disaieQi de même. » Ety di(i«>iiioi> Bi Itt i^enlst
LÉON
Si je perds 1 DBLAt09B>
Car dBfiti
La chose est arrivée; «Ile «rriif« au pliii fim
LÉON
Ohl si je perds!...
DELATOUR
£h iMea? quel sera le remède?
Ne crois pas appte ton ooura^ à ton dde ; Les travaux patients soulèvent les dédains ^
Et l'appât de profits énormes et soudains,
— C'en est peut-être là l'effet le plus funeste, — Nous dégoûte à jamais d*un gain lent et modeste.
— Que deviendras- tu donc?
LÉON
AkgirdedeDîeiil Aycnt perdu Ouniile) il aalmporteie peu»
Vingt mille écus de plue eu de moins, bagatellel
Autant mourir de faim, que de \ ivre sans ellel
BibAtovn»
Mais...