‹ La bourse comedie en cinq actes en versChapitre 15 sur 90 · ACTE I. k · texte numérisé non relu

ACTE I. k

Les autres y inventant et semant de faux bruits, De la frayeur publique ont récolté les fruits; D'autres, par les appâts d'un dividende énorme,

Haussent les actions d'une entreprise informe, Puis les laissent, aux yeux d'acquéreurs stupéfaits, Retomber à zéro, dès qu'ils s'en sont défaits; Et dis si les maisons, par les grecs fréquentées, Ont employé jamais cartes plus bizeautées.

— Va -t'en; va -t'en; va -t'en. *

LEON, Mlmni.

Mais on gagne pourtant; On gagne; j'en connais un exemple éclatant.

Encor ne suivait -on qu'un intérêt vulgaire; Moi, le dieu des amants me conduit et m'éclaire.

DBLATOVH.

Je le veux, tu seras un des rares élus;

Si tu gagnes beaucoup, tu voudras gagner plus ;

Le gain accroît la soif; Tor grise la prudence;

Le bien-être conquis appelle l'abondance;

L'abondance dévoile à nos yeux éblouis

Les splendeurs, le pouvoir, |es rêves inouïs.

On a fait peu de rien, et de peu quelque chose;

Pour arriver à tout, il suffit que Ton ose;

Le plus rude est franchi; le chemin est frayé;

Du gouffre qu*on côtoie on n'est pas effrayé ;

On monte; — et quand on touche au faîte inabordable,

Vient la chute rapide, immense, formidable.

Cette histoire, commune à bien des gens à bas.

Serait la tienne encor, mon cher, en pareil cas.

LÉON

Oh! je suis sûr de moi; j'aurai celle que j'aime, * Et je m'arrêterai.

LA fiOUAS£

DELATOUR

Bahl tous disaieQi de même. » Ety di(i«>iiioi> Bi Itt i^enlst

LÉON

Si je perds 1 DBLAt09B>

Car dBfiti

La chose est arrivée; «Ile «rriif« au pliii fim

LÉON

Ohl si je perds!...

DELATOUR

£h iMea? quel sera le remède?

Ne crois pas appte ton ooura^ à ton dde ; Les travaux patients soulèvent les dédains ^

Et l'appât de profits énormes et soudains,

— C'en est peut-être là l'effet le plus funeste, — Nous dégoûte à jamais d*un gain lent et modeste.

— Que deviendras- tu donc?

LÉON

AkgirdedeDîeiil Aycnt perdu Ouniile) il aalmporteie peu»

Vingt mille écus de plue eu de moins, bagatellel

Autant mourir de faim, que de \ ivre sans ellel

BibAtovn»

Mais...

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