‹ La bourse comedie en cinq actes en versChapitre 40 sur 90 · ACTE II î · texte numérisé non relu

ACTE II î

Mais c'est le moindre mai. Un visa|;e assombri , Un financier toujours, et jamais un mari ;

Une humeur dont il faut supporter la rudesse, Kt dont le thermomètre est la h lusse ou la baisse; Un homme qui, s'il perd, revèche et refrognë» Se plaint, même on ^gnant, d'avoir trop peu gagné; Sans compter-que les i^^iins, dans ce genre de vie. Chez quelques Danaés vont se résoudre en pluie; Tels seraient les plaisirs dont tu t'enivrerais. Et que je puis vanter, connaissant leurs attraits*

C'est un arrôt, en bonne et gracieuse forme.

Aux femmes appartient Thonneur d'une réforme, £t si contre la Bourse elles voulaient s'unir, Son règne assurément serait près de finir.

JULII-

Est-ce que nous avons aujourd'hui quelque empire? C'était i>on autrefois : — Je me suis laissé dire Qu*on s'occupait alors.des femmes , qu'on tâcliait De leur paraître aimable, et qu'on les reclierchaft.

En ces temps îi^culés, qui semblent des chimères, On parle de salons où trônaient nos grand'mères; Leur vœu fut jin arrêt; leur parole, une loi; Leur sourire, le prix de ce galant tournoi; On dit que le respect professe pour les femmes Avait poli les mœurs, sans amollir les àraes, Et que c'était le temps des grandes passions Qui feiçjaient accomplir les grandes actions." Alors régnaient aussi les arts , que Ton dédaigne , Los arts, associés toujours à notre règne; On mettait à causer d'un livre, d'un tableau,^ D'jur marbre^ à diaculec les princigos du beaU|,.,

La mémo ardeur qu'on met, en dix-hoil cent <}ia<}uaDte, A discuter les cours et causer de la rente.

REYNOLD

C'est assez vrai.

CAMILLE

Pourtant, il est des ocBurs bien nés, Qui, par le flot du jour un moment ^trainés, Mais ayant conservé leur noblesse première ,

Se sauvent par l'amour, et suivent sa luaûère.

ivi.in.

Non, non; il n*en est point.

BagiHimi B«piol4»

Du moins, il en est peu.

Pleurons rainour! Tamour est tué par le jeu.

Je n'entends plus parler des choses qui me plaisent ;

Pour ceux qui parient Bourse, autant vaut qu'ils se taisent.

On m*ennuie; on m^endort. J'enrage. — J*ai promis

Que je nVimmolerais cent de mes ennemis.

Cest ton monsieur Léon qui sous la main me toml>e;

Tant pisl c'est le premier que j'ofire en hécatombe.

Sn attendant le reste, il me palra Fennui

Dont Torago amassé crève d'abord sur lui.

CAlflliLE.

Mais il ne joûra phis.

iULIl.

Erreur; il joue encore.

QAllILLB.

Vingt mille francs restés en suspens, pour tovt dore. ' Mon père Ta voulu.

BBYNOLD.

Camille. song(z-y :

Cest le pire début que d'avoir réussi.

. ACTE IIL 7Ô

CAMILLE) 86 loT&nt, ot s'«pprocltM)t d« Re^old*

Savez -VOUS quelque chose?

/ . RSTNOLO.

Informez - vous, vous - môme.

/ULIB| M l«T«ni impaitontée*

Ski je reconnais là sa retenue extrême.

RËYNOLD.

Oui , ces délations contre un rivai heiu«ux Répugneht» jo Tavoue, à des cœurs généreux; Et ^ vous n*aviez pas touché cette matière, /achraîs gardé, Madame, une réserve entière.

, CAMILLE) i^de plsaxw.

Âhl c'est à qui de vous sera le plus blessant,

Et vous vous unissez, tous deux, contre un absent.

RETNOLD.

Âh! Madame I

CamUle^ leur tonmaiii le dot, va t'aocoader itar la diemln^ la téta daa» U nain» al plawiaiifc.

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