ACTE III. 71 Je vous ai longuemoit laissés en tète à tèie
Muiiani lâ Inoderle de Cawlll».
,Un merveilleux dessin! il esl de très -bon goût. — Qu'avez -vous dit?
RBTNOLD.
Mais, rien.
JULIE
Cela veut dire tout.
BUd T4 dépocar m>o nantolei et wn ohApMa lur un in«able. CAMILLE.
J^annonçais à Reynold, comme étant de mes proches. Mon futur mariage avec monsieur Desrocbes.
JULIB y ê'êu&pa* «uprèi àê CnàHOiêf q«l a laptii m Iwodtvle.
Boni Tu m'en as parlé; mais, moi, je n'y crois pas.
CAMILLE
n est très-arrèté pourtant.
JUtIB.
Tu le rompras.
CAMILLE
Moil le rompre! jamais.
JULIE
Tu le rompras, te dis-je. ,
CAMILLE
Mon Dieu, noni
lULIB.
Mon Dieul si! Je Fentends; je Texige ;
Eh! j'ai des droits : j'étais ton intime au couvent. Je ne soutfrirai pas qu'on aille plus avant.
CAMII(LB, Mlevan*.
Julie!
JULIE, M ïmiù% aoMt.
Oh! gronde; boude; il n'est pas de « Julie! »
Je t*6inpècberai bien de feire une folie.
Btlmoi un peu U toIx,
— Quoi! quand un grand esprit, un homme plein d'honneur. Loyal, ferme, vaillant, t'aime de tout son cœurl...
▲ BsTMldy «pi loi lui ÛÊÊ itgDM po«r l'iaAivioaipM.
Je ne me tairai pas, et c'est trop de scrupule.
II faut crier au feu , lorsque la maison brûle ; £t je sers mes amis, mai, malgré leur refus.
Quand il t'aime, entends bien, comme Ton n'aime plut, Ttt vas lui préférer monsieur Léon Desroches I
CAMILLE
Que lui reproches-tu ?
JVLIE.
Je lui fais cent reproches, En un seul mot : il joue à la Bourse.
CAMILLE, towlasl.
Je sai,
Et sais pourquoi; hil-mème il s'en est confessé.
Elle rerieat s'useair.
JULIE
U n*est pas sur ce point confession qui tienne, Et ma science est là , pour suppléer la tienne.
— Tu sais comme je fus mariée : on vous prend A l'école, on vous livre aux mains du plus offrant; Brefl j'ai donc un mari, grand seigneur de la Bourse, Si bien que mes avis viennent de bonne source.
Ah! chère, il faut ouïr ces conversations Que la Flore du change émaillô d'actions I Dieu t'en garde I j'en suis encor tout engourdie. Et je bâillerais moins à quelque tragédie.