ACT
MADELAINE
J'ai Jnen du chagrin 1
GAMILIfC.
Parle, au lieu de flou{Hrer.
M4DELA1NE
Ahl tant j'ai du chagrin, je voudrais être mortel
CAMILLE
Mais quel est ce chagrin enfin? de quelle sorte?
HAOELAINB , Mstaui tout à &»«
Pierre... Ahl ah! ahl
CAMILLE, lui prônant les mains.
Eh bienl quoi?... Pierre?
MADELAINE
Il sort d*ici.
Pierre qui nVaimait tant! que j'aimais tant aussi!... Mon Pierre I... Ah! ah! mon Dieu!
CAMILLE
Quoi donc?...
MADELAINE
Est-ce possible!...
Je m'y fiais si bien!... Je dormais si paisiblol... Quand un ange du ciel mo serait apparu,
Quand il mo l'aurait dit, je ne l'aurais pas cru.
CAMILLE, doucement.
Explique-toi; voyons 1
MADKL.VINE.
Oui, Pierre m'a laissée; n ne veut plus de moi , de moi , sa fiancée ; Il est devenu riche, un monsieur, un bourgeois; Il n'est pas fait, dit-il, pour vivre en villageois; 11 se fixe à Paris; il lui faut une femme
M LA BOUaSE.
Qui sache le bon genre et soit une madame.
— Ah! j'aurais été riche, et les plus beaux meââiQUr$ De France et de Paris. m'auraient fait les doux yeux; J*aurai8 un grand cbfttean, 4ftB8 une grande terre,
Que je n'aurais pas pris d'autre mari que Pierre.
CAMILLE
OÙ s' est- il enrichi ?
1IA*DELAINB.
Que sais -je? Il m*a parlé D'un endroit tout plein d'or ; c'est comme un tas de blé... 11 a gagné la JEk>ui:se...
CAHILLE.
A la Bôurse, sans doute?
MADELAINE
A la Bourse, c'est ça. — Si le bon Dieu m'écoute, Il prendra son tonnerre, et jusqu'aux fondements Brûlera cet endroit qui fait ces changements. '
Ah! pourquoi Pierre a-t-il cet argent qui le change! Et que n'est- il encor pauvre batteur en grange l
CAMILLE
N*as-tu pas honte, enfant, de tant te lamenter?
Et puisque Pierre est vil, peux-tu le regretter?
— Moi je serais plus Gère; et, comme toi frappée. Le mépris éteindrait rafiëction trompée.
— ^ 'Va me chercher ma lettre, et sèdie-tnoi ces yeu^.
Elle lui euule Im /eux aT«o aoa moaohnit» — ibdelaiaf tort*