ALFRED, LÉON
A LFREl).
Je ne vois plus Estelle; elle a pris une espèce, Un laquais enrichi, qui jouait à la baisse.
Moi, j*ëtais à la hausse. — Âht cette fille-là
No se respecte pas assez.
LÉON
Oubliez-la.
ALFRED
Je voulais, après moi, lui donner le vicoiiUe; Elle s'en va choisir un laquais. Quelle honte 1
— Ahl baste!
Regafdani vsitm âù lui.
— Vous voilà très-proprement logé;
Mais, ouL
LÉON
Pas pour longtemps ; j'ai donné mon congé.
ALFRED
Votre congé!
LBOK.
Paris me semble insupportable.
ALFRED
Qu'est-ce que c'est, bon Dieu I que cet air lamentable?
— Allons donc) secouez ce Iftehe désespoir;
. Songez que nous aurons un million, ce soir.
LÉON
Pourquoi vous ai -je crui
ALFRED
Grondez; je vous conseille.
Mais a-t-on vu jamais une école pareille!
Quoil pcécipitamment, tout vendre, au plus bas cours , Juste quand le beau temps succède aux mauvais jours, Au moment d*un succès dont le bruit nous relève, Quand Tastre de la hausse à 1* horizon se lèvel
LÉON
Sébastopol est pris, n*est-ce pas? c*est bien sûr?
ALFKED.
Surpris, pris et très-pris; l'affiche est sur le mur*
LÉON
Je ne pouvais vraiment pas vendre;
ALFRED
C'est-à-dire
Qu'il n'en follait pas plus pour vous lairc interdire.
— Çà, vous étiez donc fou?
LÉON, d*aa «fer coiÉbre.
J'avais fait un serment.-
ALFRBD.
Nous y voilà I c'était votre retranchement; Mais je Fai foudroyé. — Voyons : à votre belle
Vous auriez, sur l'honneur, juré d'ôtrc fidèle, Et puis, l'occasion et le diable y poussant, Vous tondriez ailleurs un peu d'herbe, en passant ; Vous croiriez-yous perdu d'honneur, par aventure?
— Non? — Ce serait pourtant un bel et bon parjure,- Même avec circonstance aggravante, à sa\ uir :
Le fait, dont elle aurait sujet do s émouvoir.