ACTE IV
Ici 5 c'est une aiïiiire innocente en soi-même :
Si vous gagnez, tant mieux pour celle qui vous aime.
LÉON
Ah! Dieul ai j'avais eu cent mille francs I
ALPRB».
Demain,
Vous les aurez dix fois, chez vous, là, dans la main.
LÉON
Vous croyez?
Je croirais faire un gros sacrifice, De céder à oe prix mon propre bénéfice.
téON.
Vraimenif
ALFRED
Un million.
LÉON
Ahl je n'en veux pas tant!
— Un million !
ALFRED
Eh! oui.
LEON, SO promonaat à grands pas.
C'est possible pourtant.
ALFRED
G*est sûr.
0 mon amil
ALFUED.
Gela ne Êiit pas doute.
LÉON
Vous me sauvez I.
ALFRED
On est sauvé, dès qu'on m*4coute.
LÉON
Uonsieur Bernard aura son pré.
ALFRED
Dans quelques jours Estelle sentira qu'elle m'aime toujours.
LÉON
0 Camille! est-il vrai? me seroz-vou.> rendue,
 moi qui tremblais tant de vous avoir perdue!
Après le désespoir, quelle sérénité 1
Quelle douceur céjeste, après Tanxiété!
Ahl si le ciel voulait in'ôtre un peu favorable ^
Nous quitterions Paris, où je fus si coupable ;
Noiis partirions demain; j'irais dans nos bois frais
Cacher notre bonheur et mes remords secrets,
Et, quand vous croiriez bien à mon amour immense
Je vous avoûrals tout, sûr de votre clémence.
▲ Atfired.
— Promettez de vous taire, Alfred I
ALFRED
Je le promets.
A pari.
Diantre! j'ai bavardél — Plus un mot, désormais.
A Lôon, en tirant sa montre.
Une heure!... Venez -vous à la Bourse?
LÉON
Non, certe; Ce serait me trahir de bcon trop ouverte.
A loi-même.
D'ailleurs, j'attends Camille avec monsieur Bernard.
A Alfred.
Dès que nous monterons, accourez sans retard 1
ALFRBB, datapoirle.
Unndltionl