‹ La bourse comedie en cinq actes en versChapitre 63 sur 90 · LÉON, M. BERNARD, CAMILLE · texte numérisé non relu

LÉON, M. BERNARD, CAMILLE

Camille rest« debout, immobile, et les y»?iix ûxés sur Léon. — M. iiecuard s'approche Tirument de Léon*

M. BBKNARD , à lion. .

L'on iiVeu apprend de belles l . — Quoi I nous aurions perdu ?

LEON

Ce n'est que trop certain;

Je ne puis plus cacher ce retour du destin* * — Je n'ai plus rien, Monsieur.

H. BBiftNARD.

Kh , Monsieur, jhîu m'importe !

— Moi , qu'est-ce que je perds ?

LA BOUUSE.

Il BON.

Une somme très -forte :

Cent mille francs.

Combien 1

LÉON

Cent mille.

M. BERI<IAAD.

Où sommes-nous !

Cent mille franc? I Blerci de moi I Plaisantez-Yous?

Uélas ! non.

M. BERNARD

Jour de Dieu I cent mille francs ! Camille I

Entciuls-tu ce qu'il dit? Cent mille francs ! cent mille! Çà, parlons sagement. Quel sot conte est ceci ? *— Ce n*est pas vrai , voisin ; n'est-ce pas ?

LÉON

Mon Dieu t si.

M . BERNARD, exaspéré.

Mais je n*ai pas ces fonds, Monsieur, chez mon notairel Mais il faut donc, Monsieur, que je vende une terre I Mais vous m'assassinez I — Quand je m'aventurais, Vous ne m'aviez pas dit, Monsieur, que je perdrais!

— Mais à gagner Targcnl nous avons trop de peine, Monsieur, pour le jeter à pleins sacs dans la Seine 1 Mais vous ne savez pas qu'avec cent mille francs J'aurais des prés, des bois, des vignes, des étangs I Le pré de Jean Clavçau n'en coûtait que vingt mille, £tj hésitais devant cette dépense utile 1

— Mais nous comptons chez nous; d'un excès offrayés, Nous regrettons, Monsieur, vingt sous mal employés;

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