LÉON, M. BERNARD, CAMILLE
Camille rest« debout, immobile, et les y»?iix ûxés sur Léon. — M. iiecuard s'approche Tirument de Léon*
M. BBKNARD , à lion. .
L'on iiVeu apprend de belles l . — Quoi I nous aurions perdu ?
LEON
Ce n'est que trop certain;
Je ne puis plus cacher ce retour du destin* * — Je n'ai plus rien, Monsieur.
H. BBiftNARD.
Kh , Monsieur, jhîu m'importe !
— Moi , qu'est-ce que je perds ?
LA BOUUSE.
Il BON.
Une somme très -forte :
Cent mille francs.
Combien 1
LÉON
Cent mille.
M. BERI<IAAD.
Où sommes-nous !
Cent mille franc? I Blerci de moi I Plaisantez-Yous?
Uélas ! non.
M. BERNARD
Jour de Dieu I cent mille francs ! Camille I
Entciuls-tu ce qu'il dit? Cent mille francs ! cent mille! Çà, parlons sagement. Quel sot conte est ceci ? *— Ce n*est pas vrai , voisin ; n'est-ce pas ?
LÉON
Mon Dieu t si.
M . BERNARD, exaspéré.
Mais je n*ai pas ces fonds, Monsieur, chez mon notairel Mais il faut donc, Monsieur, que je vende une terre I Mais vous m'assassinez I — Quand je m'aventurais, Vous ne m'aviez pas dit, Monsieur, que je perdrais!
— Mais à gagner Targcnl nous avons trop de peine, Monsieur, pour le jeter à pleins sacs dans la Seine 1 Mais vous ne savez pas qu'avec cent mille francs J'aurais des prés, des bois, des vignes, des étangs I Le pré de Jean Clavçau n'en coûtait que vingt mille, £tj hésitais devant cette dépense utile 1
— Mais nous comptons chez nous; d'un excès offrayés, Nous regrettons, Monsieur, vingt sous mal employés;