V. BERTTARD
Ta, t<i, ta! Vous m'avez rendu de he;iu\ serviees!
— Mais ces cent mille francs, je ne les paîrai point; Je n'ai pas commandé d'aller jusqu'à ce point* Vous avez méconnu, puis dépassé mes ordres;
C'est à vous, s'il vous plaît, de payer vos désordres.
LÉON
Ce serait de grand coeur, et, si je Tavais* eu, J'aurais donné le tout. Monsieur, à votre insu.
M. BERNARD, à Camille, qui est rcstëo toujours ilobout et immoliUo.
Viens, Camille 1— Il nous faut féliciter peut-être D*une perte dVgent qui le fait mieux connaître, Et te préserve au moins du sort infortuné Que promet à sa femme un joueur effréné.
LÉON, taokHmnlh
Le succès, qui fait seul le mérite ou le crime,
Chani^^e l'estime en blànie, et le blàme eu estime. Vous m'auriez admiré, si j'avais réussi; Le sort m'a condamné; vous condamnez aussi.
Pourtant Tacte est le même, et, si Ton peut Tabsoudre. C'est chez le malheureux que frappe un coup de^foudrel
M. BikRNARD, à CamUle.
Viens I Heynold nous attend. — Viens 1
CAMILLE, J'un ton ferme.
Encore un momenl.
s*attiç«iil mn hkn, el t*«dMiHiit à tel arae antovltil«
ITavez-voiis pas joué depuis votre serment ?
LÉON
Âhl voulez- TOUS fouler aux pieds un misérable I Allez-vous m^accabler, quand déjà tout m*accablet
CAMILLE
Répondez-moi, Léon. — Sur vous il a couru Des bruits injurieux auxquels je n*ai pas cru.
LÉON
J*en devine la source, et Julie..,
CAIIILLB.
Il n'importe ;
C'est vous que j'interroge; à vous je m'en rapporte; Car la fièvre du jeu n'a pu vous pervertir Jusqu'à cette in&mie abjecte de mentir.
Léon 8«Tde H •flenee.
Répondez, répondez; j'attends votre réponse Pour le mot décisif qu'il &ut que je prononce.
LÉON
Dans le trouble où jo suis...
CAMILLE
Parlez!