SCÈNE vni
Lës Mêmes, LÉON.
CAM ILLË.
Léon!
LEON
Gamillel ô Dieu!
RBYNOLD, k Camille.
* - Voici votre époux.
LéON.
Quoi !
CAMILLE
Que dites- vous, Reynold !
RËYNOJLD, à auBiUe.
Je vous rends votre foi.
— Donnez-lui votre main, Camille; il en est digne.
LëON.
31oil son maril
CAMILLE
Mais, vous!
RBYNOLD.
Oh! moi... je me résigne.
CAMILLE
0 niagnanimo cœuri
LBON.
0 généreux ami !
REYNOLD
A vos romcrctments je n'ai droit qu'à demi.
Je ne me pique pas d'un dévoûment sloïiiu^;
Ma conduite est forcée» et n'a rien d'héroïque. Et j'eusse préféré, moins noble et plus heureux.
Le rôle aimé, cousiiu', au rôle généreux.
Rien ne m'eût arraché les droits que je possède, Monsieur, si j*avais pu garder ce que je cède, Et je me prévaudrais de toute leur rigueur, Si j'espérais encor vous bannir de son cœur.
Je n'ai rien épargné pour ma propre victoire : J'ai cru, pendant un an, que j*en aurais la gloire, Et, tantôt, plein encor de ces rêves si doux,
Je regardais Camille avec l'œil d'un époux.
— Mais, quand au lendemain fixant mon mariage,
J'ai pu voir la pâleur envahir son visage,
Et rhonneur et Tamour se livrer à mes yeux
Un combat, d'odi Thonneur sortit victorieux,
J iii coiiipris que, vraiment, je me trouvais en face
D'un de ces souvenirs que jamais rien n'efface;
Que recevoir la main, le cœur étant ailleuTS,
Ce serait Tun à Vautre enchaîner deux malheurs >
Et que c'était Tinstant auquel un galant homme"
Arrête un sacrifice avant qu'il se consomme.