‹ La bourse comedie en cinq actes en versChapitre 88 sur 90 · ACTE V · texte numérisé non relu

ACTE V

CAMILLE

Votre œuvre esl accomplie , et le jour est venu. Il 8*e6t donc bien conduit?

ABTKOLD.

Je dois le reconnaître.

Nous n'avons eu jamais un meilleur contre-maitre.

CAMlIiLB^ wdtunent.

Merci, mon Dieu!

AËYÏiOLD.

Ce filt courageux, j*en conviens; Outre que ses travaux sont plus durs que les miens.

Il est plus malaisé de refaire sa vie, Que de persévérer dans la ligne suivie.

CAMILLE

O noble témoignage, à la fois honorant Celui qui le reçoit et celui qui le rend !

RBTNOLD.

Vous savez qu*affirontant les dangers d*une fouille,

' Il sauva dix mineurs enterrés sous la houille.

CAMILLE* lui lamml Im nains.

Soyez béni, Reynold!

REYNOLD

Abi comme vous Faimiezl

CAMILLE

Oui.

RETNOLl^.

Tout à l'heure encor, que vous vous animiez ! Moi, qui vous laisse froide en peignant ma tendresse, C'est en parlant de lui que je vous intéresse. — Qu'un seul de ces accents que vous trouvez pour lui, Camille, serait doux à mon cœur réjoui I Ah! quoique votre main par moi lui soit ravie,

l36 LÀ BOÛRSB.

il a la part meilléuro, el je lui porte etivie.

CAMILLB.

N'en parloz plus: jamais jo n on reparlerai;

11 sutlit de savoir qu'il est régénéré.

— Or, je tiens ma promesse ainsi que vous la vôtre :

Quel jour choisissez- vous pour être Fun à Tautre?

R E Y N 0 L D , tprè* un siltnoe.

Demain. — Vous pâlissez I

CAMILLE

Non, Ueynolcl... à demain.

Adieu... préparez tout pour notre proche hymen.

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Ahl comme vous Taimezl

CAMILLE

Non, non, je serai ferme.

C'est un dernier regard au passé qui se ferme.

B«yiMld •MM.

CamUto rsprend plw fortement.

De par mon libre choix, vous êtes mon époux;

A partir d'aujourd'hui, je ne connais que vous.

Batev mtt enploj^ qui aorl que R^ynoIA Ini a parlé à rortUto.

RBYNOLD, k CamiUe.

Mais vous Taimez encor d une amour inûnie.

CAMILLE

Ah ! celte persistance est une tyrannie.

Je Taimc encor; c'est vrai. Vous ai -je caché rien? Mais je sais ce qu'impose un auguste lien ; Puisque je m*y soumets, vous n'avez pas à craindre Qu'acceptant ces devoirs, je veuille les enfreindre;

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