ACTE I
Qui chez vous voient tomber des sommes effroyables, N'ouvrent pas de grands yeux devant un t^l butin , Et ne soient pas tentés de s'asseoir au festin ! Devant des affamés, qu'affriande une miette.
Vous étalez la table , et conseillez la diète ; Et vous leur demandez , gorgés de bons repas, Une frugalité que, vous, vous n'avez pasî Mais un de ces festins où te jeu vous convie Pour vous n'est qu'un excès, pour eux selrait la vie; Ils sont mille fois plus excusables que vous, O tentateurs, joueurs par le succès absous!
SIUONNET.
Joueurs I quel est ce mot? Allez -vous mettre ensemble Les financiers y et ceux qu'un tapis vert rassemble?
LéLIO.
Eh ! mais y ie meilleur rôle est encor pour ceux-ci ; Us ne dupent du moins qu'eux-mêmes.
SIMONNET
Grand merci.
Se levant.
— Çà, VOUS êtes ce soir en verve satirique; Vous avez donc perdu ?
LfiLIO.
Mais, oui.
SlIfONNET, rUnt.
B<Mi I tout s'explique.
UN AGENT DE CHANGE, riant aussi.
Voilà de nos censeurs; chacun en fait autant, Et flétrit l'agio, tout en agiotant.
SIMONNET
Nous pouvons bien , pardieu ! dire à la France entière : Si l'un de vous est pur, qh'il nous jette la pierre î
dft LA BOURSE.