‹ La Bourse, comédie en cinq actes, en verseChapitre 29 sur 97 · LÉON, PIERRE · texte numérisé non relu

LÉON, PIERRE

PIE RRE , «ntr'ofaTnuit U parie.

Mcmsieur est- il seul?

LEON

Oui. Qu'estrce? Ferme la porte.

PIERRE ayant fermé la porto •( •'aTan^jant.

Monsieur s'en va bientôt de Paris?

LÉON

Que t'importe?

— Oui, bientôt.

PIERRE

En ce cas... Âht ça me fend le cœur!...

U faut que Monsieur cherche un autre serviteur.

LÉON, tr^s-étomié.

Tu me quittes I

PIERRE, en gémbMBt.

Hélas I

Toi ! né dans mon domaine !

Qui m'as toujours servi î

PIERRE

Ça me fait une peine !

En pleurant.

Un si bon maître! ah! ah! «

LÉON

Eh bien, alors, pourquoi?...

PIERRE

Je ne peux pas quitter la capitale.

LÉON

Toi!

PIERRE

Mes affaires, Monsieur, m'attachent où nous sommes.

LÉON, se lerant.

Tes affaires!

PIERRE

Je gagne ici de grosses sommes.

Et comment ça? «

PIERRE

Je joue à la Bourse.

LÉON, stapéfeat.

Allons donc !

C'est pour rire.

PIERRE

A Monsieur je demande pardon ; Ri^ n'est plus vrai.

LÉON

Comment, drôle!... Ce ne peut être* Où prendrais-tu l'argent? aux poches de ton maître ?

PIERRE, areo indignation.

Oh! Monsieur méfait tort! J'ai de l'honnêteté. J'avais mis, en dix ans, huit cents francs de côté;

LÉON

Et quel agent de change a prêté son office?..; *

PIERRE

C'est Mathieu.

LÉON

Qui, Mathieu ?

PIERRE

Mathieu, fils à Maurice;

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