‹ La Bourse, comédie en cinq actes, en verseChapitre 32 sur 97 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LÉON, M, BERNARD, pd. CAMILLE •i MADELAINE.

M* BERNARD , entr^ooTrast la porte, et criant de tontes ses forces*

Hé I voisin I

LÉON, se lerant et courant à lui.

Vous, ici I Quoi ! vous, monsieur Bernard I

M. BERNARD, riant.

Et ma fillette aussi !

Et Madelaine, encor t '

Retournant rers la porte.

Holàl petites prudes I A-t-on fini bientôt avec tous ces préludes?

— Entrez donc.

Il amène du deliors , en la tirant par la main, CamlUe suiTie de Madelaine. — A Léon.

La voilà; tiens; baise- lui la main.

Caxnilla rest^ muette et interdite # Léon approche timidement et finit par lui saisir la main qu'elle lui abandonne en souriant. — A. L^on. ,

Elle me fait courir tout le long du chemin ,

Et ne veut plus entrer, quand elle est à la porte.

Si je comprends, je veux que le diable m'emporte!

Imitant sa fille*

« On ne doit pas ainsi visiter un garçon » ; Et puis ceci , cela. — Moi , j'agis sans façon. Quel mal y peut^on voir? Elle est avec son père. N'est - ce pas , voisin ?

A Camille , qui s'assied sur une chaise arancée par Léon.

— Ça, nous serons gais, j'erre.

Tu vois qu'il n'est pas mort.

A Léon en lui montrant Camille.

Oui, tout mignon qu'il est , Ce petit cerveau -là travaillait, travaillait...

CAMILLE, roulant l'interrompre.

Mon père I...

MADELAINE, à Léop.

Ah I vous pouvez vous vanter, sans reproches, De nous avoir fait peur, allez ! monsieur Desroches. Mademoiselle et moi, nous avions du souci.

Moi , je pleurais mon Pierre. — Est-ce qu'il est ici ?

LÉON

Oui.

M. BERNARD

C'est qu'on te croyait pendu, noyé, que sais-je? En Amérique , au diable.

LÉON, à Camille.

Est-il donc vrai ? croirai -je

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