ACTE II
LÉON
Jamais.
Je ne voyais partout que celle que j'aimais.
Dans les murs de Paris, je rôvais à Tallée Où l'heure tant de fois s'est si vite écoulée.
CAMILLE
Vous souvient-il, Léon, des beaux soleils couchants?
Du bruit des chariots qui revenaient des champs?
CAMILLE
Du jour, où, travaillant à charger le fourrage, Nous fûmes, dans les prés, assaillis par l'orage?
LÉON
Et du jour, où...
M. BERNARD, venant se placer entre eux.
Partons I que diantre I il faut partir.
On ne veut pas entrer; on nô veut plus sortir; On ne sait ce qu'on veut.
• U olierehe à entndner m fille, foi se retonme ren L^on CAMILLE, klion.
^Mais, dites vrai : je gage Que vous vîtes ici plus d'un joli visage.
léoIn.
Je n'ai pas regardé.
M. BERNARD, revenant se placer entre eux, pour les séparer.
Mais, allons doncl — Bonsoir, Garçon; voici l'adresse où tu pourras nous voir. Vous aurez bien le temps, pendant la vie entière. De roucouler.
u emm&ne Camille ; Léon ra pour les suirre et troure Madelalne qui lui barre le passage.
MADELAINE, à Léon.
Monsieur, où donc est -il, mon Pierre?
M. BERNARD, i'anéteat.
Boni à Tautre, à présent!
LÉON , répondant à lUdelaine.
Mais, par là, quelque part.
MAbELAINE.
Pourrais- je lui parler?
LÉON
Pas aujourd'hui;. plus tard.
— Nous causerons d'abord.
MADELAINE
Seigneur! il est malade!
LÉON
Non pas. — Tu tiens beaucoup à ce garçon maussade?
MADfeLAINE.
Lui, maussade! mon Pierre! il chante en vrai pinson. Ah! dame, oui, que j'y tiens. Monsieur, à ce garçon! ^
BC Bernard est reronn nir ns pas j areo Camille ; Léon se rapproche de celle-ci , pendant qoe Madelaine oontinne.
Nous nous sommes tous deux promis le mariage. Oh! je compte sur lui; c'est fidèle; c'est sage; Ce n'est pas lui, bien sûr, qu'on pourrait débaucher; Et j'aurais mauvais cœur, moi, de m'en détacher.
Je te l'amènerai.
MADELAINE , faisant U rérérenoe.
Merci, Monsieur.
M. BERNARD
Ces folles