‹ La bourse et la vie [microforme]Chapitre 135 sur 153 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

e dit-il, à autres choses assez indifférentes, l’un deux me reconnut enfin, et sachant que je m'occupais un peu de rentrant tolonisation, se prit à me demander des renseigne-

ments sur la Mantawa ainsi que sur les habitants qui y sont déjà fixés. Je puis affirmer que je satisfis amjlement sa lég, ‘ae curiosité. Il ne dissimula point le contentement qu'il en éprouvait et parais-: sait bien disposé à recevoir les avis que j'allais ajouter à son adresse, lorsqu'il me prévint par une information qu! donrait beaucoup de force aux arguments que je me proposais de lui exposer.

— Nous revenons tous deux, dit-il, de faire les foins chez un Anglais des cantons de l’est. Imaginez, M. le curé, que nous avions fait l'année dernière pour cet homme, en ccmpagnie de quelques autres, trente arpents d’abattis et que c'est ‘ns ce champ-là même que nous avons fauché et récolté cette année dix mille bottes de foin.

contre et à ses en- À ns. à une rude

ui son Sares cendres je pièce de hes engrais récité. La ettoyés ont imélioration st en tram tait sur le Un mot, un toute une | ir à merveilatrior. plein — Non, pas encore.

ji et pour Sa | un heureux |

— Certes! Et ce cultivateur a des animaux ?

— Où va:t-il vendre son foin?

— Il l’a vendu tout d’un bloc en notre présence la | veille de notre départ. Ce foin est engrangé, pesé,

vaise cultur ae et payé.

: — Combien l'a-t-11 vendu P

— Huit piastres le cent.

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ler dans les | — Voilà donc pour lui du coup une récolte de huit

aires et les |cents piastres ?

s récoltes et} — Précisément.

— Il vous a payé?

— Comme le roi.

— Quand ce colon est-il arrivé dans la forêt ?

— L'année dernière. Nous et d’autres lui avons fait l'abattis susdit. A la fin d'août, tout était fini, et le champ complet était semé en graine de mil.

— Quelle somme avait-il lorsqu'il est arrivé sur cette terre en bois debout pour en prendre possession P

— Trois cents piastres. Sa terre faite lui coûte deux cents et quelques piastres, à part son propre ouvrage. Avec le reste de son argent, il s'est acheté une paire de bœufs, une grosse herse, de la graine de mil et des provisions. Lorsque nous sommes partis de chez lui avant-hier, il avait cinq hommes à l'’ouvrage qui devaient lui préparer vingt autres arpents d’abattis. Il prendra là son foin l’année prochaine et le champ de cette année servira de pâturage à ses animaux. Il n’achètera ces derniers qu'au printemps.

— Pensez-vous que cet homme réusisse ?

— Réussir ! Mais il est déjà bien. L'année prochaine, avec ses cinquante arpents de terre faite, son foin, ses pâturages, son troupeau d'animaux, il sera riche.

— Il faudra qu’il se bâtisse.

— Oui, mais tout est prêt déjà. A mesure qu’il fai- | sait abattre le bois, il a su mettre de côté tout ce qui | pouvait servir à cette fin. Le reste est peu de chose | en comparaison de son avoir, et il se rit des quel- |

ques dépenses que vont nécessiter ses bâtiments.

— Voilà donc un homme dont l'avenir, dans votref €nQ

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