CHAPITRE XIV
encore est que la rivière coule en plein milieu d'un territoire régulier propre à former toute une paroisse. Il semblerait donc désirable que, sous ces circonstances, les établissements se succédassent sur les bords mêmes de la rivière, en premier lieu. La rive gauche est passablementunie et, à quelques exceptions près, 1l est facile de s’y établir et d'y poursuivre un bon chemin jusqu'au Grand Lac.
Notre explora' sur atteignit bientôt un endroit remarquable appelé les cascatelles de Bellevue, Un gros rocher, jeté comme une digue en travers de la rivière, forme une espèce de pont qui en joint les deux rives. Trois conduits parallèles le percent d'outre en outre et dégorgent comme de puissants robinets toute la masse liquide qui s'y précipite avec fureur. Deux d’entre eux feraient exactement l'office de canaux très-bien disposés pour faire mouvoir des. moulins. De là jusqu'au Grand Tac, c’est-à-dire sur une distance d’environ cinq milles le terrain est bon et partout cultivable. Point de hauteurs considérables vers l’est surtout, à une proiondeur d’au moins deux milles. Notre voyageur, en traversant ce beau terrain, le nota tout particulièrement et reconnut l'exactitude de la description qui lui en avait été
faite. Il continue par l’ouest du lac et tombe dans
un bois franc d’une grande étendue. Une large ceinture de terrain plan dont le sol est partout de première qualité, borde le lac de L'Assomption sur une profondeur d’un et quelquefois de deux milles. A
n importante! cette distance, le sol s'élève peu à peu, mais il con-
ee.