CHAPITRE XIV
omine est | colonisation peuvent être faits avec succès. Ainsi en lre et des est-il du portage qui précède ce Grand Lac. Ainsi Notre visi- en est-il également de la rive nord-ouest d’un grand age en ces cours d’eau qui se décharge dans le lac de l’Assompva et vient tion. Mais au lac Bourget tout change d'aspect, on rute toutes entre alors dans la vallée de Mantawa. Il serait inus d'établis- | tile de répéter ici les descriptions qu'il nous en a ts, de quel- | rapportées, eiles s’accordent parfaitement avec celles venir enfin À que nous en avons données dans les chapitres préion. St-Do- | cédents. Disons cependant qu'il nous fit un détail
rget à trois | particulier des terres qui se trouvent à l'embouchure J'est. Elle |de la rivière Bourget dans la Mantawa. Le portage ilités seront | des Trois Sapins, les îles de la rivière, le rocher du . Lelac de |détour, les longues pointes et les beaux rivages du ux habitants [lac à la Hache, la grande prairie de la rive sud où Béatrix qui Île foin se croisait sur sa tête, la plaine à perte de vue ras vers les sources de la rivière du Milieu, tout ce terqualité des ritoire fixa son attention la plus sérieuse, etil se fiivoirs d'eau, |sura bien alors qu'il lui serait difficile de trouver Je portaient ieux. Il passa trois jours à étudier ces vastes et :ches domai- Fiches terrains. Rien de tout ce qu'il avait vu ne { là son ex- Jouvait dans son opinion soutenir comparaison avec leurs, dit-il, Fe qu'il venait dans ces trois jours de fouler de ses e dirige sans pieds. De plus il se trouvait à cinq lieues de St-Mi- L fortes jour- hel-des-Saints et à dix lieues de Nominingue, sur la du lac l'As- igne droite qui joint ces deux points. En somme nord-ouest, Fet endroit lui plaît beaucoup et lui semble avantax l'extrémité Feux sous bien des rapports. Il croit voir dans ce des lisières feu, pour la suite, un lieu d'avenir.
issements de | Maintenant qu'il est entré dans la antavaisie,
il en visitera, se dit-il, les principales parties. En conséquence tantôt il cotoie la rivière à droite et à gauche, tantôt il s'avance dans l’intérieur de la forêt, plus il va, plus il veut voir. Huit jours entiers s'écoulent avant qu’il soit au mont Roberval. De là il continue ses perquisitions de tous côtés, descend à l'île de France, traverse la rivière et campe au lac Ignace. Ici on dirait qu'il veut s'établir de suite en permanence. Il est à deux lieues du mont Roberval, à trois lieues de St-Zénon, à trois lieues du lac des Sables, et à la tête de la Rivière-du-Loup. Des chemins de colonisation sont ouverts à travers les cantons Hunterstown, de Calonnes et Chapleau jusqu’au lac aux Ecorces et à la rivière des Pins Rouges, qui sont situés à quelques lieues du lac des Sables. Bientôt ils y arriveront sans doute ; et de là au lac Ignace, à l’île de France, à la rivière Mantawa, il n’y a plus qu'un pas qui se fera aisément au milieu de beaux et de riches terrains. St-Alexis, St-Bernard sont des postes avancés qui se développent avec de grands progrès dans cette direction. Il a pleine con- | fiance dans l’avenir de ces belles localités.
D'un autre côté, d’après des indices fort rassurants, ces chemins ne seront que l’annonce de la voie ferrée qui montera de Louiseville à l’île de France ou au lac des Pins, et en faveur de laquelle on prépare actuellement les explorations nécessaires à la localisation. Notre Canadien est donc d'opinion que les terrains du lac Ignace et les rives de la Mantawa dans cette direction, seront, dans un avenir prochain
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