CHAPITRE VIII
cantons Brassard et Provost. Poursuivons notre ligne de profondeur vers l’ouest et poussons notre examen jusqu’à la hauteur de la dernière branche de la rivière Rouge, prenant seulement trois lieues de nouvelles limites vers le nord, nous aurons encore la place de six autres paroisses. Il est ici à la connaissance de plusieurs personnes qu’en bas de la ligne du district des Trois-Rivières, sur les deux côtés de la Mantiwa, et en remontant de quelques lieues dans la direction du lac Clair, on peut établir avec avantage quatre paroisses. Les environs du lac en permettrajent facilement deux. Ainsi, dans à peu près la moitié de la vallée de Mantawa, l'on pourrait, abstraction faite des terres improductives, placer avec profit, tant sur les bords de la rivière qu’à cinq
ou six lieues en profondeur, près d’une quarantaine de paroisses, soit une population de plus de soixante mille âmes ! N'’ai-je pas eu raison de le dire, quel
vaste théâtre de colonisation n’avons-nous pas ici même à nos portes P
Et afin de ne pas être considéré comme fourmssant des données inexactes, quoique de bonne foi, je citerai quelques phrases de M. l’arpenteur Laurier qui
conscrit. « La rivière Mantawa, dit-il dans son rap- « port, court du sud-ouest au nord-est, sa largeur | moyenne est d'environ cent quatre-vingt pieds, ses eaux sont pures, agréables au goût et très-poissonneuses. La vallée qu’elle arrose est vaste et unie, accidentée seulement de temps en temps par de
« petits coteaux inconnus sur les rives du St Laurent. « Le sol sur les rives est formé d’une espèce de terre . « jaune, parfois sablonneuse qui paraît être d’allu- « vion. Sur les hauteurs le sol est composé de trois « couches de terre bien distinctes. A la surface est « une couche très-mince qni, à première vue, ressem- « ble à du sable gris ; ce..s terre s'écrase facilement « entre les doigts et s’y attache encore plus facilement ; «un examen attentif fait voir que ce prétendu sable « n’est autre chose que de la cendre. Vient ensuite « une couche de terre jaune si grasse que, boulever- « sée par la charrue et mouillée par la plwe, il est « presque impossible de s’y tenir debout. Cette couche « profonde de cinq pieds en recouvre une autre de « terre forte, argileuse. Quelques dépressions qui se « rencontrent dans la plaine sont généralement ro- « cheuses, pas assez cependant pour nuire à l’agricul- «ture. Les bois qui croîssent dans la vallée de Man- « tawa sont le sapin, l’épinette et le bouleau, çà et là « quelques bouquets de cèdre et quelques pins dont « les meilleurs ont été enlevés par les commerçants. ! « Les rivières et les ruisseaux sont bordés d’aulnes «et de frênes, d’ormes et de noyers. On trouve À « quelques érablières, mais en petite quantité et com- « me perdues au nilieu des autres espèces de bois, | « excepté pourtant dans la partie nord-ouest du can-| « ton Brassard et dans une grande partie du canton! « Provost. Lorsque je visitai ces lieux pour la pre-| mière fois, je fus surpris de ne pas trouver d’érables sur une terre d’une nature aussi riche, mais en voi-
Laurent.
de terre re d’allude trois face est e, ressemfacilement acilement ; ndu sable nt ensuite , bouleverlue, il est ette couche e autre de ions qui se alement roe à l'agricullée de Man- "au, çà et là
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