CHAPITRE IX
ou moins régulier dont les hauteurs seraient d’environ vingt-cinq lieues. Les grandes explorations, les longues courses, les fréquentes excursions que j'ai pu faire dans ce territoire tant en hiver qu'en été, tant en voiture qu’à pied ou en canot, donnent par la distance parcourue d’un côté comme de l’autre, quinze lignes complètes explorées, examinées, étudiées dans :es différentes parties de ce grand carré. Mes observations se sont portées sur les bois, le sol, les minérais, les pouvoirs d’eau, le climat. Je les donne telles que je les ai recueillies sur les lieux, après un sérieux examen, et voilà pourquoi je ne saurais redouter la contradiction.
Je dois dire avant de terminer ce rapide exposé qu'il faut se défier du jugement qie l’on serait tenté de porter au premier aspect générai d’une partie de ces lieux. Cependant si, à première vue, l'apparence de certains endroits prête à faire erreur de jugement quant à la nature du sol, il en est d’autres sur le compte desquels on ne se trompera pas, assurément, même du premier coup. Ainsi en est-il de la plus grande partie de St-Zénon où une forêt riche et abondante, où de gros et iongs bois francs dominent et couvrent tout le sol de cette paroisse, à peu d’exceptions près. À voir cette végétation gigantesque qui s'attache aux flancs des collines, qui bordent les lacs ou qui tapissent l’intérieur des vallons, il est facile de juger que ces terres où elle se produit sont d’une puissance et d’une fertilité étonnantes. Le bouleau géant, l’orme, le frêne, le merisier, l’érable,
le cèdre et l’épinette sont la génération actuelle des bois de St-Zénon que le feu n’a pas encore ravagés. Mais que ce feu vienne à y passer et que l'incendie balaye cette première génération, on verra croître sur ses débris des sapins, des trembles et quelques bouleaux rabougris. Si cette nouvelle pousse disparaît à son tour sous les mêmes accidents, ses successeurs dégénéreront encore, il s'y ajoutera quelques maigres framboisiers ou autres fredoches semblables. C'est ce qui est arrivé dans une grande partie de St- Michel-des-Saints, comme sur tant d’autres potnts de la Mantawa. D'où il faut conclure qu’on ne doit juger d’un terrain par la pousse du bois que lorsqu'on l’a bien examiné et constaté la génération à laquelle il appartient. S'il ÿ a eu certains rapports défavorables sur Mantawa de la part d’observateurs de passage, c'est qu’effectivement l’on a passé d’une manière trop rapide, c’est que le coup d’œil n’a été que superficiel et que l’on n’a pas cherché à examiner les choses au point de vue le plus sérieux et le plus certain, c’est-à-dire en scrutant les différentes couches de terre dont se compose le $ol entier. Heureusement qu’il existe une démonstration bien éloquente
dans les produits de toutes les récoltes qui ont été | faites depuis dix-sept ans. Une en particulier dans | St-Zénon, qu'il est à propos de mentionner, a rendu |
cent minots de blé d’une semence de quatre minots et demi. Cette même année-là, à St-Michel-des-Saints, i) en avait été recueilli quatre cent vingt-cinq minots de vingt-deux minots de semence. Dans le même
ne riv
elle des ravagés.
incendie croître quelques se dispa- :g SUCCESquelques smblables.
rtie de St- 5 points de ne doit ju- + lorsqu'on , à laquelle s défavorars de pas d'une man'a été que sxaminer les le plus certes couches Heureusen éloquente
qui ont été | ticulier dans | ner, à rendu |
uatre minots el-des-Saints,