‹ La bourse et la vie [microforme]Chapitre 80 sur 153 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

ssance.

sur qui appelle ous Îles u Chan-

» trouve t-Zénon.

jourd'hui chair est rs qui Se : lequel ils ; exercices tété jugés ail digestif ture SUCCU-

et définijui qui se ce dernier:

n'a jamais e par d'inmilles en- | “un pan de baie de Sa et de bois est gras et es et en $€lots à pren” même; desorte que la

suite régulière d'établissements commencée sur cette ligne peut être poursuivie avec beaucoup d'avantage et de facilité jusqu’au lac St-Louis.

Reprenons maintenant la ligne qui nous est la mieux connue, et ajoutons quelques remarques. Tous ceux qui ont voyagé dans ces parages ou qui les visiteront dans la suite, ont pu voir ou pourront constater la facilité qu'il y a d'arriver à St-Emméliede-l’Energie avec un chemin de fer. La chose est indéniable et à part le premier échelon des montagnes qui donne une montée assez longue, mais douce et régulière, le reste de la distance entre Joliette et Ste-Emmélie est une surface très-unie, un terrain très-avantageux. Nous voici du coup à dix lieues en profondeur et très-certainement sans frais énormes, ni travaux extraordinaires. La vallée de la rivière Noire, faisant suite au plateau de St-Jean-de-Matha et de Ste-Emmélie, donne en terrain plan une longueur de quatre lieues, si l’on en excepte une distance de trente-six arpents, dans les sept Chutes, où quelques coups de mine peuvent ouvrir dans ces pierres et ces rochers déjà fracassés, un passage sûr et assez facile. Plus haut que la crique à Lazare, dans la dernière des quatre lieues susdites, la falaise granitique de la rivière Noire, qui fait face à la Grande Muraille, présenterait quelques difficultés ; l'élargissement du chemin en certains endroits serait d’absolue nécessité, mais la distance n’est pas considérable, n'étant, on peut dire, que de quelques arpents par-çi par-là. Au delà du coude que fait cette

même rivière Noire en changeant de direction vers l'ouest, et à l'endroit où le chemin carrossable cesse de la longer, il y aurait une légère ascension à faire, mais c’est sur un sol profond, composé de terre jaune, de sable et de gravier, par conséquent les excavations nécessaires y seraient bien faciles. De là au lac Mondor, le plateau est régulier, pas le moindre obstacle à surmonter. Les trois lacs Monder, Daigneault et St-Louis, qui sont sur le chemin, ne diffèrent entre eux, on l’a vu, que par un faible niveau, et dans cet espace de deux lieues, point de montagnes à trancher, point de précipices à combler, point de détours à faire, mais une ligne droite, presque horizontale, longeant à l’est le chemin actuel de voitures. De St-Zénon à St-Michel-des-Saints, il y aura l'embarras du choix sur deux lignes très-avantageuses et parfaitement planes, dont l’une peut suivre le côté ouest de la rivière Darro, et l'autre la hauteur régulière du grand chemin actuel. Il est certain que l’on déboucherait ainsi dans la g.ande vallée de Mantawa par un travail ordinaire et sans dépenses formidables.

Etant donné le chemin de fer de St-Gabriel, il est certain que l'intérêt général demandera alors qu’on se dirige à Mantawa de ce point-là même, et l’on trouvera sans aucun doute, pour la continuation de ce chemin à travers les Laurentides, un passage aussi favorable et plus oprortun peut-être que tout autre, eu égard au fait accompli de sa construction jusqu’à cette florissante locaiité.

Loma

Page 1