‹ La bourse et la vieChapitre 110 sur 135 · CHAPITRE xi ir · texte numérisé non relu

CHAPITRE xi ir

résida der février susdit jusqu'au 8 mai de

la même année.

-sire Charles Larose en fut le quatrième curé. Nommé le 20 janvier 1877, il y demeura jusqu'au 24 septembre tS8o.

Quelques mois après. I ier 1881, Messire

F. Mondor fut désigné pour lui succéder, et ce jeune prêtre, plein de tact et de dé'. dessert c :

cette époque les deux missions avec un talent et un zèle admirables. L'encouragement qu'il sait donner dans l'occasion à ceux qui ont besoin de ses conseils intribuera pas peu au rapide établissement des belles terres qui sont encore disponibles dan différents : " x cantons. Sa bonté de cœur,

ses manières affables, ses prévenances générales qui s'étendent à tous indistinctement, en font un auxiliaire puissant dans l'œuvre de la colonisation.

A la fin de l'année 187 1, il fut nommé des m trats pour la nouvelle colonie. En date du 30 décembre, il plut à son Excellence le Lieutenant-Gouïur d'adjoindre à la Commission de la Paix pour le district de Richelieu, Messieurs Louis Narcisse Ferland et Jérémie Laporte, Ecuiers, de St-Micheîiaints, et T lël Trudeau, Ecuier, de St-

Zénon, dans le comté de Richelieu.

Déjà par ordre en conseil du 18 septembre précédent, le Lieutenant-Gouverneur avait bien voulu ériger en municipalité scolaire, sous le nom chel-des-Saints, la mission -du même nom dans le comté de- Berthier, it au nord-est jusqu'à la

ligne du district des Trois-Rivières ; au sud jusqu'au lac St-Joseph sur le chemin Brassard ; au sudest jusqu'au lac à la Truite ; à l'ouest jusqu'au Portage Brûlé sur la rivière Mantawa ; au nord jusqu'au deuxième rang inclusivement. Les premiers commissaires d'école furent Messieurs Charles Bellarmin Brassard, Thaddée Miville dit Deschênes, Charles Gougé, Louis Narcisse Ferland et Louis Ménard.

La latitude de quelques points des terres du St- Maurice et du Saguenay ayant été déterminée dans le cours de l'année 1877 par M. l'arpenteur De ville, il ne sera pas hors de propos d'en consigner ici les résultats. La connaissance de la position de ces lieux, par rapport à ceux qui nous sont plus connus, ne peut qu'être avantageuse au public qui s'occupe de colonisation, et qui serait tenté de croire que les divers théâtres indiqués dans ce livre, la Mantavaisie par exemple, sont l'extrême nord habitable. Rapportons la position de ces lieux aux Trois-Rivières qui est un point de repère bien connu de tous.

Trois-Rivières, latitude 46" 20' 24"

Ste-Emmélie-de-1'Energie, comté et canton de Joliette, en face de l'Eglise, latitude 46" 19' 20" 3° Lac des Pins, latitude 46" 44' 56" 4" Embouchure de la Mantawa, latitude 46" 53' 50" 5" La Tuque, sur leSt-Maurice,la'itude 47" 26' 15" 6° Weymontachinque, latitude 47° 54' 24" Ligne d'exploration depuis la rivière

OHAPITKE XTII. 245

du Lièvre jusqu'au St-Maurice entre les 65e et 66e milles, latitude 47° 10' 45" 8° Ligne d'exploration de la rivière du Lièvre au St-Maurice près le chemin deWeymontachinque, latitude 47° 48' 36" 90 Chicoutimi, sur le Saguenay, latitude 48° 25' 48" io° Embouchure de la Metabetchoan

dans le lac St-Jean, latitude 48° 27' 37"

Si l'on fait attention maintenant que dans les latitudes les plus élevées qui sont ici mentionnées, l'agriculture est des plus florissantes comme au Saguenay, au lac St-Jean, on comprendra qu'à deux degrés ne deçà, le climat ne doit pas être plus défavorable. Toutes les fermes échelonnées sur le St-Maurice et dans les environs sont d'une grande richesse, les produits en sont abondants et surprenants. Citons en passant l'appréciation d'un écrivain distingué qui a visité ces lieux, il y a quelques années. « Il est impossible, dit M. Gérin, de voir de plus beaux terrains pour l'agriculture que la vallée qui s'étend depuis la Tuque jusqu'à l'embouchure de la Croche en passant devant la Bostonnais. C'est une vaste plaine, unie comme les terres de la banlieue des Trois-Rivières. MM. Armstrong et Elliot ont là, à l'embouchure de la Croche, une ferme extrêmement riche. Les terres de la vallée de la rivière Croche ont une réputation bien établie aujourd'hui parmi les gens qui s'occupent des affaires du St-Maurice. Il y a quelques années, un homme des Trois-Rivières, plus habitué à la vie d'aventure qu'à celle de cultivateur,

arrivait de Californie, sans rapporter ia moindre parcelle des mines d'or de cette riche contrée. La fantaisie lui prit de se faire colon. Il emprunta- de l'argent, acheta les choses indispensables et s'en alla s'établir au fond de la Croche à près de 150 milles d'ici. Aujourd'hui cet homme possède une ferme d'une très-grande valeur, il a tous les instruments d'agriculture perfectionnés et il ne doit rien. C ve colon est M. Adolphe Lame. En face de la fer- #me de M. Larue, M. Blondin en possède une autre aussi très-florissante.

Un grand avenir est réservé à la Tuque. Il y aura la une ville avant longtemps. Qu'on ne s'en moque point. Qui aurait dit, il y a trente ans, qu Christophe, Stanfold, Sommerset seraient ce qu'ils sont aujourd'hui ? Dans un avenir prochain tout le commerce du haut St- Maurice se concentrera à la Tuque. C'est là qu'est la tête de la navigation peur sur le St-Maurice. Plus haut il sera difficile d'y mettre jamais des bateaux. Mais des Piles à la Tuque, 70 milles, le St-Maurice est fait exprès pour des bateaux-à-vapeur. Il y a tout le temps un chenal suffisant même dans les eaux basses de l'été.

Si le projet de relier le St-Maui c St-Jean

vient un jour er, il est certain que les com-

munications avec la vallée de l'O tavaisic, deviendront une autre cause importante de la future prospérité de ces lieux. La vallée de Mantawa s'établira rapidement, morphosés par les progrès de la colonisation, assure-

Page 1