chapitre xiv
ses pas, et sur une étendue nord et sud de trois .il est sûr de parcourir une très-belle forêt boise. nt de bois franc et reposant sur
un sol de première qualité.
Sur la revers et au delà des collines qui paraissent à droite et a gauche du chemin, il trouvera de grandes era'ulieres, des plateaux magnifiques, des terres de choix. Je le répète afin de bien faire saisir la chose, elles sont à peine à nn mille de la route centrale. Depuis le numéro premier jusqu'au numéro quarante, toutes ces terres sont de même valeur quant au bois et quant à !a nature du sol. Plus loin, c'est-a-dire du côté du Ka'ïakamak et de la rivière Mantawa, les bois ont été brûlés, des lots entiers sont presque n ;• le défrichement en est peut-
être un peu moins dispendieux. Si l'on désire se procurer des pointes couvertes de foin, 'les bords de la rivière Mantawa, au delà des établissements actuellement faits, en présentent un certain nombre. Il en est ainsi le long de la rivière du Milieu, au lac Clair, et sur les grands plateaux où ces trois rivières prennent leur source.
Les pouvoirs d'eau sont nombreux dans toutes ces directions. Il en est un que je mentionnerai en particulier pour sa force et la facilité qu'il y a de l'utiliser. A quelques milles au delà de l'embouchure de la rivière Bourget dans la Mantawa, une île haute et portant un gros rocher sépare celle-ci en deux , ses rives sont élevées, en sorte qu'il en résulte deux canaux de quelques arpents, étroits et réguliers, qui
donnent l'un et l'autre chutes et rapides. Cet endroit remarquable est le centre d'un vaste terrain parfaitement horizontal et d'ailleurs d'excellente qualité. C'est à près d'une lieue de là, en remontant la même rivière, que se trouve la grande prairie dont j'ai parlé dans un chapitre précèdent.
Ainsi pour tout résumer en deux mots, si l'on veut des terres à surfaces inégales ou à surfaces planes, des terres boisées d'érables ou de bois mêlés, des terres presque nettoyées par le feu ou des pointes d'alluvion. des îles couvertes de foin ou quelques prairies naturelles ; si l'on veut se placer en pleine terre ou sur le bord d'un lac ou d'une rivière, à proximité de pouvoirs d'eau ou sur le penchant de quelque colline, qu'on aille visiter la Mantavaisie, on trouvera tout à souhait, tous les désirs seront réalisés, toutes les exigences seront satisfaites. Partout, a peu d'exceptions près, on trouvera un sol excellent et fort productif que des siècles de repos et des débris de végétation ont rendu fertile.
Arrivez-donc, chers amis, vous dirai-je en terminant cet écrit, arrivez sur -ce territoire important, venez vous placer ensemble sur le même sol, afin d'y vivre en paix en conservant vos mœurs et vos louables coutumes. Ces épaisses forêts, ces belles vallées n'attendent plus que vos bras vigoureux pour s'abattre et se changer en de jolis villages, en de riches campagnes. Ces fertiles domaines promettent de vous rendre au centuple la semence que vos mains laborieuses auront déposée dans leur sein. Ces char-