‹ La bourse et la vieChapitre 126 sur 135 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

mantes rivières qui promènent leurs eaux fécondes à travers des plaines immenses et de riantes collines, vous offrent de nombreux pouvoirs d'eau, et attendent avec impatience le moment où des spéculateurs industrieux iront y déployer leur intelligence en les couvrant de manufactures et de moulins. Enfants de la même patrie, vtnez élargir les champs cultivés de la grande famille canadienne et vivre ici, comme dans les autres parties de la province, sous un gouvernement qui n'a d'autre but que le bonheur de ses sujets. Laissez-moi vous présenter une invitation précieuse, vous tendre une main secourable et vous presser d'en profiter. Un jour vous serez la gloire de la société, vos fais recueilleront avec abondance les fruits de vos travaux et de vos sacrifices ; ils les transmettront avec bonheur a la nouvelle génération. Ce sera pour vous une récompense immense de savoir que vous aurez ouvert pour vos fils et leurs descendants une carrière honnête et féconde en bons résultats. Tous les jours on bénira votre nom parceque vous aurez commencé l'exploitation de ces terres. En venant vivre ici comme des frères bien unis au sein de la patrie, que de sueurs, que de larmes vous éviterez en outre a d'infortunés concitoyens qui, sans cela, passeront peut-être comme tant d'autres a l'étranger.

O mes chers compatriotes, un cri d'espérance s'échappe ici de ma poitrine, mon cœur épanche devant vous le sentiment d'un doux espoir, oui, vous entendrez ma voix qui est celle de la religion et de

la patrie, vous viendrez coloniser ces terres avant que d'autres mains s'en emparent. L'amour de la religion, de la patrie et de la famille allumera dans votre âme un feu sacré (ftii assurera le succès de la plus noble de toutes les entreprises sur la terre, celle de votre propre bien-être et de celui de vos enfants.

Un dernier mot. — Il y aurait encore mille et une choses à dire sur la colonisation de la Mantavaisie, le sujet est si fécond que ma plume est impuissante à en faire saisir les grands avantages. D'autres s'y intéresseront plus tard sans doute. Vous avez néanmoins dans cet opuscule- certains renseignements, plusieurs informations, divers détails qui sont de nature à fixer vos décisions dans le choix que vous devez faire pour placer convenablement vos enfants, vos neveux ou autres parents sur des propriétés de valeur dans les terres nouvelles de la Mantawau C'est ce que je voulais faire connaître. Quant à moi maintenant, il est certain que je ne serais pas justifiable de mettre à une plus longue épreuve cette bonne volonté, cette bienveillante attention qui me font tant d'honneur et pour lesquelles je prends ici occasion de vous offrir mes plus sincères remercîments. — Pardon, chers lecteurs, d'avoir abusé de votre indulgence. En bon nls du sol, j'ai voulu dire quelques mots d'un coin trop longtemps ignoré de ma patrie, j'ai voulu les dire à son profit, pour votre intérêt personnel, et pour le bien générai de la population agricole, sans m'occu-

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