CHAPITRE YIÎ
donc ce père de famille si dénué de moyens qui ne pourront faire, pouf peu qu'ils aient de la bonne volonté, ce qu'a fait cette pauvre veuve avec ses jeunes enfants? Peut-on plus éloquemment que par ces traits d'actualité foire connaître au public ce qui l'attend sur ces terres fertiles delaMantavaésîe? Oui, disonsle hardiment, une ère nouvelle s'ouvre aujourd'hui, s'ils en veulent, pour les fils de nos cultivateurs canadiens qui ne pourraient s'établir dans les anciennes paroisses, sans traîner dans les dettes une longue et malheureuse existence, et en présence de ces faits il nous est permis de porter bien loin et bien haut nos espérances. Unissons donc nos efforts en leur faveur, et dirigeons-les promptement vers cette partie du pays qui est à nos portes. Tâchons de convaincre les parents qu'ils doivent conduire eux-mêmes leurs enfants dans ces localités, et leur procurer les moyens d'y faire de bons établissements ; que ce sera pour eux, ces bons parents, une véritable satisfaction de les établir pour ainsi dire à côté du toit qui les a vus naître ; qu'ils pourront visiter de temps en temps ces enfants bitn-aimes dans leurs nouvelles demeu que ceux-ci y feront alternativement des fêtes joyeuses et innocentes au milieu de frères, de sœurs, de voisins, d'amis pleins d'estime et d'affection mutuelles : qu'ils toucheront enfin par ce moyen le mornenr fortuné de la vie où toutes les joies les plus pures de la famille étant rassemblées, on goûte un vrai bonheur.